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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 12:12

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En premier lieu, soulignons quelques contradictions que les éleveurs subissent du fait d’une gestion des espaces disponibles exercée, par les pouvoirs publics et la législation, sans aucune ambition à moyen terme :

 

L’éclatement des îlots ( partie d’une zone de parcage des ovins ou autre domestique sur une surface dédiée à plusieurs éleveurs), a pour conséquence de retrouver des aires réservées à la fenaison dans les zones d’estive, alors que certains éleveurs se croisent dans un même vaste secteur, lorsqu’ils déplacent leurs bêtes ou leurs ambitions.

 

La gestion des estives, en rapport avec l’éclatement des surfaces lors du décès d’un propriétaire terrien engendre une situation complexe dans laquelle l’éleveur doit parfois s’adresser à cinq propriétaires différents afin d’assurer le parcage de ses bêtes.

 

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Le nombre important de propriétaires terriens, accentués par le développement inconsidéré de l’habitation secondaire, au taux d’occupation faible, depuis de nombreuses années, engendre des exigences variées vis à vis des éleveurs ( odeurs, chemins clos, incompréhensions, bosquets d’arbres à préserver, etc…). Tout en accentuant une concurrence sur les terrains disponibles qui ne permet pas les accords nécessaires à une gestion intelligente des sites, qui permettrait un regroupement des surfaces qui soient, de plus, proches des exploitations agricoles.

 

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Les surfaces nécessaires, par exemple 85 ha pour élever dans le respect de qualités reconnues, 800 brebis et agneaux, en saison, sont importantes, l’organisation poussée de la gestion du paysage semble indispensable à la présence du canidé. Une remise en cause évidente des pratiques anarchiques indispensables,  maires, conseillers, législateurs, éleveurs, sont tous concernés.

 

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Les contraintes sont donc nombreuses, face au retour du loup.

 

Le manque total d’anticipation, (je passe sur le déni du loup) la méconnaissance du fonctionnement de l’espèce, en zone anthropique, conjuguée à une pullulation de gibier, révèlent les dysfonctionnements d’une gestion administrato-étatique inadaptée à l’exploitation des  surfaces disponibles. Et à la protection des troupeaux, qu’ils soient ovins, caprins ou bovins qui seront peut-être à l’actualité cet été. A force de ménager la chèvre et le choux, la survie des deux semble compromise.

 

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Les éleveurs ont donc tout intérêt à pouvoir exercer leur profession aux abords de leurs exploitations, encore faut-il que les pouvoirs publics gèrent les surfaces de manières raisonnées et surtout concertées, certain tabou à propos du sol ( de la terre) doivent également tomber, afin de travailler en bonne intelligence.

 

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Pour ce faire un défrichage salvateur est donc nécessaire, certains éleveurs s’y exercent sans moyen matériel important alors que certains services d’état ( Onf, Dde, Génie absents du comité loup de la préfecture vosgienne…) possèdent, les outils et matériels ( sous exploités), les capacités de mise en œuvre importantes, utiles à une réorganisation rapide de l’exploitation des surfaces ! Dans l’attente, le statu-quo semble être le suivant :

 

Tant que les éleveurs n’auront pas obtempérés aux consignes résultant d’une étude de vulnérabilité ( obligatoire mais tout aussi inutile), en particulier la pose d’enceintes électrifiées de forte hauteur, par ailleurs, à mon sens, totalement obsolète en l‘état ( la réflexion me semble, devoir, être plus globale), la préfecture ne sera pas disposée à s’investir plus à même ! Une formation au chien de protection, en particulier le patou, étant dispensée le 4 avril prochain, par la chambre d’agriculture, alors que les fonds nécessaires à l’acquisition des chiens, ne sont pas débloqués, alors

qu’une réflexion générale, sur la protection des troupeaux, donc du loup, spécifiques aux domaines vosgiens n’est pas mise en œuvre !

 

Autant poser un emplâtre, sur une jambe de bois !

 

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Il faut souligner, à ce titre :

 

le manque total ou presque de terrain plat, l’affleurement de la roche sur de nombreuses parcelles qui ne permettent pas, sans matériel important ( disponible dans les services de l’état), de poser autre chose que du filet à chèvre. Le dispersement des îlots, finalement organisé, par les pouvoirs publics. La législation complexe et contraignante, la gestion des chemins plus ou moins adaptées ou respectées,  alors que l’occupation du bâti, hors tourisme est faible, le coût du matériel nécessaire au défrichage, 40 000 euro, pour faire de l’herbe, certaines contraintes exercées par l’Onf, en recherche de rentabilité, excluant le premier impératif à la protection des troupeaux :

 

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la diminution du nombre d’îlots, indispensable à une protection des bêtes, en accord avec la qualité du produit recherché par le consommateur final et l’objectif d’entretien du paysage et de la gestion de la ressource « herbe »… !

 

Que de temps perdu !

 

jlv

 


 


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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:07

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A ce jour, les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la mesure de l’ampleur du phénomène, le retour d’une meute sur le massif n’étant pas sans conséquence pour les éleveurs ovins et autres caprins ou bovins. Un processus d’expérimentation aurait dû être mis en place afin de faire de 2012, une année charnière, permettant la protection du loup et surtout la protection des troupeaux qui va de pair avec l’écologie, ici et ailleurs.  Une simple étude de vulnérabilité, non aboutie à ce jour, ne saurait servir de faire valoir à des tirs de défenses, qui n’ont aucun sens dans le contexte vosgien actuel.

 

Les possibilités sont nombreuses, tenant compte d’un critère qui semble déterminant, « anticiper l’arrivée du loup » sur un parc, les moyens pourraient être :

 

En premier lieu, la prise en charge des moyens matériels et humains, par les pouvoir publiques, la préfecture dispose de prérogatives importantes. Défrichages, aménagements, organisation des capacités sont possibles, si la présence du loup est acceptée et enfin reconnue comme étant un fait inéluctable.

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La mise en place d’obstacle naturel ou artificiel,

l’utilisation d’une double clôture avec présence d’un « patou », l’utilisation de barrières à cervidés électrifiées et adaptées au milieu (la forme des parcs a certainement son importante), une concentration des troupeaux, qui demande aussi un entretien des bêtes plus important ( onglons),

donc la mise à disposition de bergers formés

la mise en place de chiens de protection, capable de sortir du parc aménagé, la nuit, pour intercepter l’arrivée du canidé, donc une recherche et une expérimentation du chien de troupeau le mieux adapté,

la mise en place d’éco-volontaire, afin d’optimiser une présence humaine, par équipe fixe et mobile dans les secteurs chauds, à ce titre les personnes intéressées par une expérience nocturne sont les bienvenues, il suffit de s’adresser au réseau Férus :

voir le lien :

 

http://ferus-res-loc-vosges.forumpro.fr/register

 

 

les impératifs étant d’empêcher la sortie des bêtes d’une part et de rendre la prédation difficile d’autre part.. Cet impératif demande une action concertée et globale, de la part de tous les éleveurs, c’est une difficulté majeure à aborder !

 

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                                 L'âne, surement plus efficace que le cerbère....et presque gratuit.

 

En 2011 deux axes de déplacements principaux, Sud-Nord (et inverse) et 0uest-est ( et inverse) ont concentré les prédations sur le secteur de la Bresse.  Des tirs mal venus pourraient contraindre les canidés à changer d’axe de déplacement en poussant le loup chez le voisin, il semble qu’une étude approfondie de ce qui se passe exactement soit également nécessaire, de manière à comprendre le fonctionnement d’une meute sur le massif. Certains professionnels de l’Oncfs, connus maintenant, pourraient être délégués sur le massif, durant toute la saison d’estive 2012.

 

Toutes les idées étant bonnes à prendre, n’hésiter pas à vous exprimer, les plus simples étant souvent, les plus efficaces !

 

Il est urgent de prendre conscience, que la protection du loup passe par la protection efficace des troupeaux.

 

pour plus d'info voir l'article suivant:

 

Loups vosgiens: Analyses statistiques des déplacements!

 

jlv

 


 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 14:26

moutoncarcasse

 

 

Dans la nuit de dimanche à lundi (30 octobre 2011), un nouveau prélèvement a eu lieu dans les parcs de monsieur Mangel, sur la commune de Cornimont. Il semble que les loups n’aient laissé que la carcasse ! Le poids de viande consommée s’élèvent donc à près de 40 kilo au maximum, de quoi satisfaire une meute affamée !

 

Les tirs d’effarouchement organisés à La Bresse ne sont peut-être pas sans rapport avec le retour du loup dans le secteur de Cornimont !

Le relevé des empreintes ne permet pas le doute. Celui de l’existence d’une meute organisée ou celui de l’appétit démesuré d’un loup, seul, capable d’absorber un volume carné insoupçonnable ?

 

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Il est probable que les prochaines prédations aient lieu sur Rochesson, puis, que la meute descende vers le sud ouest vers la commune du Ventron, là ou elle est apparue au printemps. Une nouvelle prédation à Cornimont est encore possible avant la fin de la semaine !

 

JLV

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:18

5652053058_eed08568b8.jpgLes troupeaux de plein air sont le plus souvent destinés à la production de viande et demandent peu de manutentions voire connaissent peu l’humain et ses chiens, dans les Vosges lorraines. Ces bêtes sont souvent farouches et offrent moins de résistance au canidé domestique ou sauvage qu’elles appréhendent naturellement.

 

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Sur ce type d’exploitation vosgienne la tendance de l’élevage ovin va à la clôture des pâturages afin d’éviter les frais liés à l’emploi d’un berger. Et pourtant !

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Comment, en présence de loups, organiser cette activité récente, dans les Vosges,  vouée à l’entretien de pâturages morcelés, souvent distant de plusieurs kilomètres ?

 

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Bien sûr le chien de protection de troupeau, contrairement à une idée reçue, n’est pas adapté aux cheptels de petite taille. Pour qu’il soit efficace, il demande à gérer une grosse troupe. Dans un grand troupeau, le chien qui renverse quelques bêtes, aboie ou mordille, n’aura que peu d’impact. Tout au plus, il sera responsable du mouvement de quelques ovins ou caprins, sans réelle conséquence sur le reste du troupeau.

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Quand le troupeau vit en parc, la première conséquence relative à mise en place d’un chien de protection est une forte limitation du vol, puis à proscrire les prélèvements du renard sur les agneaux naissants et encore occasionnellement ceux du Lynx. Tout en limitant fortement, en présence d’un autre ou de plusieurs autres chiens, les prélèvements du loup.

 

A ce titre placer un couple de chiens, dans un parc de surface appropriée à la présence d’un troupeau important semble offrir tous les avantages.  Le mâle interdira à la femelle de s’absenter durant ses chaleurs, elle restera en place si par hasard, le mâle cherche à fuguer et ils sont en mesure de produire gratuitement des chiots facilement conditionnés, puisque les parents sont déjà au troupeau !

Un couple de chien peut assurer la garde de nombreuses bêtes, un troisième, placé à l’extérieur, la nuit, peut, si les parcs sont appropriés, bloquer toutes les menaces de mise en panique par un individu isolé ou en meute ! Le coût de la masse salariale engagé sur un berger peut-être plus facilement contraint !

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Chaque chien prend sa place, certains individus sont enclins à la protection du territoire,  d’autres à celle des  brebis, il faut donc trouver un mélange subtil approprié qui demande au moins deux saisons pour s’adapter avec trois chiens.

 

Alors que nous disent les témoins du passé ? Ils nous parlent de l’âne qui autrefois complice du berger, qui en devenait aussi ânier par le fait, était un excellent gardien. Mieux qu’un cerbère électronique, moins coûteux, l’âne, s’il reçoit une visite fréquente du berger, tout comme les chiens de protection, s’il sert occasionnellement comme animal de bât durant la journée, est un auxiliaire indispensable au sein du troupeau.

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Oui mais alors, il faut donc un berger, et un aide-berger peut-être ?

 

Dans l’encyclopédique méthodique de l’agriculture  de la fin du 18ème siècle, on peut lire sur le berger les points suivants :

 

Je cite :

 

 

 

« BERGER. Homme qui soigne & garde les bêtes à laine. On l'appelle aussi Pasteur ou Pâtre. Il y a des pays où le nom de Pâtre se donne au Berger, en second, on a l'aide Berger. Le plus souvent on l'emploie pour désigner le gardien des bêtes à cornes. De Berger on a formé Bergerie, lieu où couchent les bêtes à laine. Pasteur & Pâtre sont dérivés de paître, pâture & pâturage. »

 La hiérarchie est donc posée, il y donc le pâtre et ensuite l’aide berger.

Alors, il va en falloir beaucoup, on parle de trois aide bergers dans les Vosges au printemps, oui mais certains éleveurs pensent que le massif n’est pas adapté au loup, il est vrai que répartir tout au long de la belle saison quelques centaines d’ovins sur une trentaines de parcs isolés n’est pas chose facile. Le massif est-il adapté aux moutons ?  Mais ou et comment le berger va-t-il  organiser tout ça ? Et quel berger, puisque personne n’en parle ?

Oui, bien sûr, en regroupant quelques parcs contigus appartenant à différents éleveurs, le berger en question pourrait comme autrefois le « berger sédentaire » regrouper différents troupeaux qu’il faudrait également déplacer en cour d’estive. Dans un autre regroupement, de pâtures, adapté à une gestion en rapport avec la présence de prédateurs, par ailleurs tout à fait normale dans un milieu naturel, même exploité par les éleveurs !

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Il est dit encore :

« Les Bergers sédentaires peuvent être subdivisés en trois ordres. Les uns gardent les troupeaux des communes, les autres veillent sur de petites troupes de huit à dix brebis, qui leur appartiennent & qu'ils entretiennent, afin de se procurer la laine, dont ils ont besoin pour se faire des habits ; les Bergers du troisième ordre sont ceux qui mènent paître les troupeaux des fermiers ou métayers, étant à leurs gages, ou ayant, au lieu de gages, la liberté de posséder en propriété un certain nombre de bêtes à laine. S'il faut deux hommes pour la garde d'un troupeau, le premier, s'appelle, dans quelques Provinces, le Berger, & l'autre le Pâtre ou piluard. On donne aussi le nom de vagant, au jeune serviteur que le Berger prend en second, dans les temps où le troupeau est plus difficile à conduire ; ou celui de Truinard, parce qu'il fuit, tandis que le Berger va devant ; ou bien on dit seulement le grand & le petit Berger. »

 

Il faut donc deux hommes pour la garde des troupeaux, bien sûr, ces hommes sont souvent au service de plusieurs propriétaires, soit, ils gardent, soit, ils mènent paître !

Ca fait bien du monde pour quelques moutons ! Des éleveurs, des chiens, des ânes, des bergers et des aides ! Mais en période de crise, quelques jeunes de plus au travail…des éleveurs plus sereins, encore plus solidaires aussi, justifient complètement les investissements nécessaires.

Mille bêtes permettent l’existence du berger. Quand il est pris en charge à 80% par la collectivité, deux cents bêtes, seulement, doivent donc être regroupées. Trois aide-bergers, embauchés au printemps prochain, ne changeront rien à l’affaire  dans les Vosges, je le crains!

Le coût annuel d’un berger pris en charge par la collectivité est de 20 euros par bête sur une base de 200 bêtes par troupeau gardé. Les soins dispensés par le berger peuvent-ils compenser ce coût ? La mortalité ovine annuelle représente une perte de 2000 à 3400 euros par éleveur, en moyenne ! Elle ne couvre donc, au mieux, que 85% de la masse salariale chargée. Reste, les pertes dues au renard, au vol, qui représente certainement plus que les 15% restant !

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Je cite toujours :

« En subdivisant les Bergers sédentaires, j'ai dît qu'il y en avait auxquels on ne donnait pas de gages, mais seulement la permission d'entretenir dans le troupeau, aux dépens du maître en hiver, un certain nombre de têtes de bétaiL Cette permission a de grands inconvénients, la plupart faciles à deviner. Il ne faut jamais mettre les hommes dans le cas de tromper avec facilité & impunément. Tout ce qui appartient au Berger dans son troupeau est toujours dans le meilleur état. Les chiens, qui connaissent ses brebis, ses agneaux, ses moutons, les laissent manger dans le pâturage le plus nourrissant & même dans les terres en rapport. Lui-même leur porte du pain aux champs& les pourvoit abondamment à la Bergerie. Aussi ses animaux ont-ils plus de laine & la laine la plus fine -, ses agneaux sont les plus forts &. toujours des mâles. Jamais ou rarement la mort ne frappe la propriété du Berger. Beaucoup de fermiers ayant reconnu combien cet usage était nuisible à l’amélioration de leurs troupeaux l'ont abandonné, & ont préféré de donner des gages à leurs Bergers, avec une gratification, à la vente des agneaux, des moutons & des laines. »

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Les qualifications du berger sont donc primordiales pour amortir les coûts !

Bien sûr quand on a des bêtes à viande, on ne devrait plus avoir besoin d’y passer autan de temps ! Il faut donc choisir, éradiquer le loup, une nouvelle fois, changer quelques comportements sans rapport avec des milieux naturels connus pour l’existence passée du loup et d’autres grands prédateurs !

 

A vous de choisir !

 

jlv

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 04:12

 

 

 

 

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Comment, pourquoi, combien? Sont les premières questions qu'il est indispensable de se poser pour aborder la problèmatique du retour du loup, quelque-soit la région française concernée. Toutes les contrées de France étant bien entendue concernées à long terme.

 

retour loup lorraine050 Depuis 1992, malgré un braconnage intense, l'espéce Canis Lups Italicus a fait un remarquable effort de colonisation des territoires vierges de tous  grands prédateurs, à l'exception du Lynx. Il est probable, à moyen terme, que le loup s'installe sur une quarantaine de départements après avoir conquis tous les massifs, Il sera vraisemblablement présent dans les Ardennes, dans l'ensemble du Massif Central, dans l'ensemble des Pyrénnées si un braconnage intense, tant du coté espagnol que du coté français cesse, rapidement! Cela dans un délai probable de cinq ans.

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le retourduloupenlorrainejlv47La Lorraine n'est pas la seule région européenne concernée par le retour du super-prédateur! L'Italie, l'Espagne connaissent des populations importantes, La Suisse, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, La Suède, La Pologne sont en cours de reconquête ou même déjà bien implantées par le canidé. Mais alors pourquoi revient-il? Là ou les proies du loup s'installent, prolifèrent souvent, le prédateur logiquement fait son retour. La variabilité d'un écosystème forestier n'étant jamais assurée par les prélèvements exercée sous pressoin de chasse cynégétique depuis les années 1970. Il est donc possible d'affirmer que le retour du loup est une réaction naturelle logique tendant à faire varier un écosystème global forestier, afin d'en assurer la pérénité! Je rapelle que la nature a horreur du vide, tout autant, la nature a horreur d'un état de surpopulation proies conduisant à une baisse générale de la diversité.

 

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le-retourduloupenlorrainejlv40.jpgToutes les conditions sont donc réunies afin d'assurer un retour du prédateur sur la quasi totalité des surfaces nationales, à long terme. Le loup est un facteur de variation chez les ongulés, Après avoir prélevé les espèces les plus sensibles à ses méthodes de chasse, il va progressivement, sans éradication, se reporter sur les autres espèces présentes, tout en éradiquant localement, donc sur son territoire de base, intégré à une zone de survie, l'ensemble des prédateurs annexes! Territoire dont la surface se compte en quelques milliers d'hectares, alors que la zone vitale est beaucoup plus importante en volume et fonction de nombreux critères naturels!

 

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le-retourduloupenlorrainejlv35.jpgBien sûr, sans contesation possible le loup, et même les loups, puiqu'il s'agit vraisemblablement d'une meute importante ont pris pied sur un vaste territoire, à cheval sur la route des Crêtes. Le nombre de prédations sur les ovins et le déroulement des prédations dans le temps et l'espace sont caractéristiques d'une meute dont les effectifs peuvent varier entre trois et sept individus. Basculant d'un coté, vosgien, à l'autre alsacien, la problématique du loup interresse toute la grande région Est.

 

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En étudiant les parcours de la Bête des Vosges, celle de 1977, il est possible de définir des séquences d'azimuts et à l'intérieur de ces séquences primaires, des séquences répétitives variables. Séquences variables qui soumises à des probabilités permettent d'envisager de manière fiable des prévisions de déplacement et une évolution à court terme ( un mois) assez proche de la réalité. Les polygones formés et les surfaces investies par la bête, sont représentatifs des polygones et surfaces étudiés en Italie et en particulier sur les meutes des Abruzes! Etonnant!Non?

 

le-retourduloupenlorrainejlv4.jpgEn vert les azimuts de déplacement sous pression de chasse (battue) , En violet clair, les déplacements successifs!

 

le-retourduloupenlorrainejlv3.jpgEn jaune, les premiers déplacements de la meute vosgienne en 2011.

 

le-retourduloupenlorrainejlv2.jpg A ce jour, les polygones et azimuts de déplacement sont devenus beaucoup plus complexes!

 

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loups-aux-portes-de-colmar-juin-2011.jpgSi vous souhaitez approfondir les cartes, merci de bien vouloir faire les recherches dans les articles précédents. ( prévisions de déplacement)

 

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le-retourduloupenlorrainejlv33.jpgVoilà un exemple décrié par les chasseurs et pourtant totalement carctéristique de l'impact du loup dans un espace pulullant en ongulés sauvages!

 

le-retourduloupenlorrainejlv32.jpgDans un espace vital ou une meute s'installe, dans l'absolue bien entendu, si une seule espèce proie est présente, les effectifs sont fortement prélevés, jusqu'à une baisse sensible de 50% de l'effectif global de départ. Ensuite, le loup connait des difficultés à se nourrir et à se reproduire, voire peut-être amené soit à disparaître, soit à migrer! La variabilité et la diversité des espèces est donc primordiale à la pérennité du loup.  Ce qui semble la base du fonctionnement de tout écosystème. Les conséquences du retour du super-prédateur dans des écosystèmes en état de pullulation sont inconnues à ce jour! Il  faut noter que des études scientifiques paraissent indispensables de ce point de vue.

 

le-retourduloupenlorrainejlv31.jpgEn violet les effectifs, en bleu, les plans de chasse successifs, la Drôme est comparée à l'Isère à un moment ou le loup est absent de ce département alors qu'il est présent dans la Drôme. ( période de dix ans)

 

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En violet l'évolution en Isère, en bleu dans la Drôme. Les graphes parlent d'eux-mêmes, le loup n'est pas responsable de la chute des effectifs du Mouflon!

 

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Pour rappel, l'évolution d'un écosystème est basée sur la variabilité! Quand les espèces proies pullulent, les prédateurs prospèrent, puis régressent en fonction de l'évolution des effectifs consommables!

 

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Il est possible d'estimer le nombre à environ 300 000 têtes de gibiers!

 

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Les attributions de chasse sont les cotas théoriques à atteindre, les plans de chasse sont les objectifs atteints, ou ades ttributions multipliése par un taux de réalisation (0.83 en moyenne).

 

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Une centaine de loups représentent localement moins de 4% des prélèvements exercés par la chasse.

 

le-retourduloupenlorrainejlv24.jpgChaque année, au niveau national près de 65 000 ongulés sont victimes de collisions!

 

le retourduloupenlorrainejlv23Il est donc possible d'estimer, en Lorraine, les capacités d'accueil du canidé. En premier lieu, le nombre d'ongulés tirés non ramassés (sources chasse) est de l'ordre de 20%! Soit environ 17 000 ongulés en 2010. Sur un total de recherche au sang, de 4500 en 2010 (Lorraine), environ 40% des recherches sont fructueuses! 10% des ongulés blessés sont donc retrouvés! Environ 2000 ongulés sont tués ou blessés chaque année en Lorraine sur les routes ( chiffre minimal). Les quotas de tirs (attributions) n'étant jamais réalisés, une sous-chasse d'environ 17 000 ongulés supplémentaires permet de déterminer un potentiel de chasse d'environ 36 000 ongulés pour les espèces prédatrices! Sous conditions de mettre un terme à certains comportements. Vitesse excessive en zone forestière, non respect du gibier, il est possible de loger et de nourrir environ 1200 loups. Sans prétendre réduire les attributions de chasse. Bien sûr, cette affirmation théorique ne fait que ressortir les capacités du milieu à accueillir les prédateurs. 600 loups, sur des surfaces forestières de l'ordre de 890 000 ha, semble tout à fait réalisable! Reste à trouver les moyens de se préserver totalement des prédations du loup, sur les ovins domestiques, entre autre.

 

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le retourduloupenlorrainejlv16Au niveau national, le retour du loup, dans des écosystèmes fortement impactés par la présence d'une population d'ongulés sauvages dont le niveau élevé est sans précédent et même inconnue jusqu'alors, par le loup lui-même, devrait faire l'objet d'études scientifiques poussées. La Lorraine pourrait être à ce titre une région pilote au niveau européen!.

 

 

 

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le-retourduloupenlorrainejlv13.jpgUne étude allemande révèle ( source chasse) que les capacités du sanglier, à se reproduire,, sont infiniment plus importantes que les plus favorables estimations  des chasseurs eux-mêmes. Ce qui explique en partie, le phénomène national, de pullulation du sanglier et les dégats exorbitants versés par les chasseurs à ce titre, sur leur propres deniers.

 

le-retourduloupenlorrainejlv12.jpgCette étude confirme que les populations les plus à même de se reproduire sont les laies novices et qu'une gestion qualitative basée sur la régle des trois tiers est indispensable à la bonne gestion d'un écosystème forestier. Le loup, s'il était poussé en organisant une gestion intelligente des attributions de chasse, dans le détail, pourrait facilement devenir l'allié des chasseurs afin de contenir des effectifs plus que sur-abondants. Tout en évitant certaines épizoties comme la peste porcine, par exemple.

 

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JLV

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 12:04

agricol4Avant l’Homme, le destin des vallées ne posait aucun problème…puis….l’Homme digère les milieux, le loup digère les brebis, l’Homme éradique le loup.

 

Comme Dieu, l’Homme est omniprésent ! Le loup revient, l’éleveur -le berger ailleurs- est surpris quand il dort, alors que son unique Patou ne sait plus ou donner de la tête….les troupeaux s’affolent ici et dérochent ailleurs…

 

l’Homme, qui comme le loup cherche la facilité, est donc décidé à éradiquer le loup ! Quelle belle aventure humaine !

 

JLV

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 11:20

EXPO 1Télévisions nationales et régionales, presses écrites, indécisions des pouvoirs publics et désinformations notoires forment lentement mais sûrement, les perturbations incontrôlables d’un climat de psychose. Comme aux plus sombres temps de le « Bêtes des Vosges » les vosgiens ont ressortis les fusils. Des armes inutiles, néanmoins posées sur le siège arrière de leur véhicule, à chaque déplacement sur le massif !

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Il semble que le déchaînement médiatique s’oriente vers les seules prédations du loup, sans même aborder l’existence de bénéfices nombreux ajoutés par sa présence ! Les nombreux témoins, dont je fais partie, de cette histoire naturelle somme toute banale, n’ont finalement aucun pouvoir sur l’inconscient collectif !

 

 

 

le reportage du 19/20 sur France 3 national daté du 17 juillet 2011 est repris par France 2 au 20 heure puis France 3 lorraine du 12/13 daté du 18juillet 2011... cliquez çi-dessous

 

 

 

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le 19/20 Fr3 Lorraine du 18 juin 2011

 

 

JLV

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:41

loups européens311

 

Voilà, il est pris en flagrant délit…de déplacement ! Mais l’image ne semble pas encore suffire  à une identification formelle. Reste donc à lui tirer le portrait !!

 

Reste surtout à mettre en place le plan loup indispensable afin de préserver les éleveurs ! Donc à trouver les subsides, indispensables à l’indemnisation des éleveurs, indispensables à la mise en place de moyens de protection efficaces ! Les seuls connus étant, le chien de berger allié au berger ! Le tout dans un ensemble de parcs appropriés au regroupement des troupeaux.

 

  patou001.jpg

 

Les qualités du chien de berger :

 

Le troupeau est sa « meute »

Il ne quitte jamais son poste car il est d’une fidélité à toute épreuve

Il sait faire la différence entre l’humain et le prédateur, tout en interdisant l’approche de manière pacifique, sauf à être délibérément provoqué par le touriste en mal de nature…

 

Auquel cas, si l’accident survient ( morsure), le chien en question est susceptible de s’en prendre aux brebis !

 

Le parfait Patou est celui qui présente une stature imposante tout en étant bon enfant, voire infantilisé par une socialisation adaptée à une fonction de gardiennage en milieu ouvert !

 

jlv

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:52

predateur001.jpg

 

La demi-mesure d’indemnisation à laquelle la préfecture des Vosges s’est engagée laisse les éleveurs, du secteur vosgien du Parc des Ballons, sur leur faim. Ce qui ne sera pas le cas pour le ou les loups concernés, puisqu’il est certain, sauf tentatives réussies de braconnage, que les canidés n’en resteront pas là ! Les mesures de protection des troupeaux devraient être engagées, au plus-tôt, par l’administration ! Sans quoi, la mesure annoncée n’a que peu de sens !

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Je suppose que si les indemnisations étaient versées à priori, et non pas à posteriori de la détermination formelle de la présence du canidé sauvage, les moyens, mis en œuvre, seraient peut-être plus conséquents ?

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La problématique n’est pas de savoir si les prédations de Cornimont sur les agneaux sont dues au Lynx, cette espèce étant protégée les dommages sont pris en charge par l’Etat ! La problématique est tout autre et se résume en quelques lignes :

 

Il est inconcevable pour l’ONCFS , d’apporter un diagnostic concernant les victimes de petite taille, le prédateur concerné mordant sur la première partie du corps qui se présente, souvent à plusieurs reprises, et pour cause, puisque l’animal est plus difficile à saisir, en raison de sa taille modeste ! La fiabilité du diagnostic étant faible, même sans consommation de viande, le bénéfice du doute doit pourtant jouer en faveur de l’éleveur !

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Il est connu et attesté, dans les rapports de l’office que certaines prédations ne sont pas typées « loup », alors quelles sont effectivement l’œuvre du canidé ! Il est invraisemblable que les préjudices subis par les éleveurs ne soient pas pris en charge, en attendant que les techniciens concernés soient en mesure de fournir à l’administration, les preuves formelles de la présence du loup, en Vosges !

loup européen004

La mauvaise gestion des Plans loups successifs engagés depuis la fin des années 1990, sans aucune mesure prévue pour anticiper la dispersion du canidé, pourtant connues depuis 20 ans, mène à essayer de ménager la chèvre et le chou ! La chèvre étant un budget étriqué, le chou étant l’éleveur, a qui on ne laisse pas le temps de s’adapter  en l’indemnisant complètement des préjudices subis ! En attendant d’avoir les moyens de mettre en œuvre toutes les dispositions prévues, en présence du loup, car sa présence est bien-entendu avérée !

 

jlv

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 17:44

foret-vosges003.jpgLe carnassier semble s’installer sur un territoire de soixante kilomètres carré dont les surfaces forestières couvrent la majorité des six mille hectares concernés ! Vaste territoire, giboyeux, très suffisant pour satisfaire les besoins énergétiques d’un seul animal !

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Il semble que les agriculteurs vosgiens soient tombés dans la contradiction la plus amère ! Après avoir organiser des battues blanches, pour se plaindre des dégâts occasionnés par les ongulés sauvages, ils refusent le retour du loup, seul prédateur naturel qui soit en mesure de modérer les ardeurs destructrices du gibier.

foret-vosges002.jpg

Bien que la difficulté d’adaptation soit réelle, le retour du canidé sauvage remet en cause les méthodes d’exploitation des surfaces naturelles jusqu’alors dévolues aux touristes, industriels, et agriculteurs sans aucune retenue ! Sans grande considération des enjeux écologiques !

foret-vosges004.jpg

Il serait pourtant possible de « liquider » quelques forêts repiquées, sans aucun attrait pour la faune sauvage, afin d’y installer, plus en sûreté, les ovins, bovins et équidés concernés. Tout en abandonnant les pâtures isolées ou en bordure de forêt, afin d’y laisser la nature orchestrer la régénération de futaies plus naturelles, plus riches et diversifiées !

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Les éleveurs ne peuvent pas travailler au cœur des milieux naturels sans accepter les contraintes qui en découlent. Sauf à vouloir éradiquer toute la faune sauvage, espèces proies et prédateurs de tous poils, éradications dont chacun est aujourd’hui conscient des conséquences sans lendemain qu’elles nous réservent, à moyen terme!

 

JLV

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