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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 14:33

lepetitlivrenoirdugrandmechanl008.jpgVous trouverez, sur L'Observatoire du loup un document de 120 pages qui explique le cheminement du canidé, l'évidence de sa reproduction dès 2011...et les explications quant à la dispersion du loup...Tous les dénis et mensonges qui ont contribué à sa dispersion....incontrôlée...Affaire à suivre.

 

le lien: link

 lepetitlivrenoirdugrandmechanl005.jpg

jlv

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:26

logopatouobservatoire.jpg

 

Sur l'ouest vosgien,

 

les prélèvements ont eu lieu du 3 janvier 2013 au 6 septembre 2013, sans discontinuer, avec 57 prélèvement, alors que l'Aube subissait entre le 22 mai 2013 et le 7 octobre 2013, plus de 80 prélèvements, soit un total provisoire de 137 ovins prélevés par le loup, sans les statistiques de la Haute-Marne. (220 prélèvements au minimum, au 30 septembre, tout compris)

 

Alors que dans les fait déroulés en Haute-Marne ( 56 prélèvements au 3 septembre 2013), il est possible dors et déjà d'affirmer que les prélèvements du 9 septembre 2013 à Cirsfontaine ( hm) du 8 septembre 2013 à Leschères ( hm) distance 28 km, ne sont pas les faits du même individu !

 

Il y a donc, au moins 4 individus, en 2 ou plusieurs groupes, présents, sur une zone qui s'étend, de Neufchâteau à Bar-sur-Aube. Dont un, au moins, s'est vraisemblablement reproduit en 2013 !

 

le détail des prédations sur l'ouest vosgien :

predationsouestvosgien70913002.jpg

predationsouestvosgien70913001.jpg

le détail des prédations sur l'Aube :

 

predationsaube300913001.jpg

En Haute-Marne, 14 prédations et 56 prélèvements au 16/07/2013 (Géoloup)

 

Les Prédations multiples en 2011/2012/2013 sur le département des Vosges:

 

La Bresse, Ventron, le 15 07 2011, 1+1 2 individus ou +

 

La Bresse, le 3 08 2011 et Rochesson, le 4/08/2011 2+8 2 groupes

 

La Bresse, Ban sur Meurthe, 15 09 2011, 1+2 2 individus ou +

 

Cornimont, Basse sur le rupt, 21 08 12 1+1 2 groupes

 

 

Grand, du 5 au 8 04 12 4 prédations en 4 jours 7+1+2+1 2 individus ou +

 

Midrevaux, Avranville, 28/30 08 12 3 préd/3 jours 5+1+5 2 individus ou +

 

Cornimont, La Bresse, du 5 au 8 08 12, 3 préd/4 jours 3+4+5 régurgitation

 

Midrevaux ; 12/14/15 08 12 3 préd/3 jours 6+7+8 régurgitation

 

Coussey , Midrevaux, le 29 01 2013 1+1 2 individus

 

Je pense qu'il sera temps de rédiger un nouveau dossier destiné à la presse.....dès que la CADA aura fait "rendre gorge" au préfet de la Haute-Marne, qui ne souhaite pas diffuser les tableaux récapitulatifs, concernés. Et pour cause!

 

Affaire à Suivre !

jlv

 

 

 

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 16:16

zonedetiraubehautemarneseptembre2013.jpg

 

Les zones de tir sont placées de part et d'autre, de la zone de dispersion du loup! est-ce un hasard?

 

Il faut envisager une dispersion vers la Côte d'Or, si les armes parlent...

 

Si vous souhaitez communiquer des informations : contactez,

 

http://www.observatoireduloup.fr/index.html

 

Affaire à suivre

 

jlv

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:39

comchienaubehautemarne001.jpg

 

Après avoir fait le déni du loup, depuis le printemps 2012, après avoir organisé une première campagne de tirs, sans aucun résultat et sans mise en place de mesure de protection, les préfectures de l'Aude et de Haute-Marne réinventent le tir du loup.

 

 

L'Oncfs, par l'intermédiaire de Alain Laurent, dont les compétences sont connues, a confirmé le 18 mai 2013, la présence du loup dans les deux départements cités. Attestant que la présence de deux individus distincts sur la Haute-Marne et l'Aube est envisageable. Le loup n'est donc pas exclu, alors que certains éleveurs ont perçu des compensations au titre des prédations (les attaques de chiens divagants, ne sont en théorie, jamais compensées)

 

Les liens :

 

 

http://www.canal32.fr/thematiques/societe/sujet/un-loup-dans-laube-du-18-juin-2013.html

 

http://wikiagri.fr/articles/le-loup-fait-des-ravages-jusque-dans-laube/619

 

dont je cite un extrait : « Dans l'Aube, sa présence a été détectée dès l'hiver »

 

La probabilité de présence de chiens errants, est nulle.....la probabilité de présence de chiens divagants , qui n'auraient pas été repérés, depuis des mois, est nulle!

 

le lien ici:

http://www.journees3r.fr/IMG/pdf/2007_04_pastoralisme_04_Brunschwig.pdf

 

Continuer à chercher une preuve formelle, alors que les résultats attendus, ne sont pas au rendez-vous, par manque d'investigations, l'hiver dernier, mène l'éleveur aux pertes et le loup au fusil.

 

La mise en place de clôture type « spider 5 fils » et la mise en place de chien de protection des troupeaux doivent se faire dans l'urgence. Faute d'avoir anticiper!

 

Gérer le loup du bout du fusil mènera aux plus grandes désillusions....comme dans les Vosges depuis 2011. Quand va-t-on assister à une prise en compte responsable de la problématique du loup?

 

Il faut se demander si les tous éléments détenus par l'administration et l'Oncfs sont tous connus !

 

Si vous souhaitez communiquer des informations : contactez,

 

 

http://www.observatoireduloup.fr/index.html

 

Affaire à suivre !

 

jlv

 

 

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 21:38

analysedeplacementloupaubehautemarnevosgeshiver12-2013.jpg

 

Présence de 3 canis lupus ( peut-être 4?), le 26 novembre 2012, dans l'Aube en trois lieux différents, le même jour, un (ou deux canis différents) dans le secteur de Bayeul, au sud de la zone et dans le secteur de Soulaynes-Dhuys, au nord, ou un individu seul est présent le 24 précédent. Alors que 2 individus sont délogés lors d'une battue sur la commune de Fuligny, plus à l'ouest, le 26 novembre, également.

 

Deux canis sont présents le 9 décembre 2012, dans le secteur de Sailly, Un autre a poursuivi, vraisemblablement vers le sud, en direction de la Côte d'Or . Pour preuve, les événements qui suivent, deux présences le même jour en 2 lieux différents, sur les communes de Chermisey et Midrevaux, et plus important, le présence du loup, le 24 janvier 2013, sur les hauteurs de Ligny en Barois alors qu'une prédation (reconnue et compensée) a lieu le 29 janvier sur la commune de Coussey, sur un Bélier.

 

Alors que les 2 canis lupus du massif vosgien sont présents en Haute-Saône, le 25 février 2013, il est possible que l'un des individus de la meute « ouest-vosgien » ait quitté le groupe, provisoirement ou non, au début du mois de février 2013, en passant au sud de Neufchâteau, avant de se diriger vers Darney, ou un autre individu était vraisemblablement présent fin mars 2013 ainsi que début avril, avant de repartir vers l'ouest dans la configuration de déplacement suivante : soit vers le nord du massif aux frontières du Bas-Rhin...Peut-être, en direction de la forêt de Sarrebourg.....

 

deplacetypecanislupus2.jpg

 

analysedeplacementloupversbas-rhinmars2013.jpg

De nouvelles prédations sur ovins en Meurthe et Moselle, ou Moselle, voire en Bas-Rhin ne seraient pas étonnantes, même si cette hypothèse de déplacement reste à confirmer !

 

Affaire à suivre...

 

 

jlv

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 08:49

loupsvosgiensdeplacementmorvanhiver2013.jpg

 

Les faits :

 

En septembre 2012, l’espèce est présente à l’ouest de Colombey-les-deux-Eglises ( Haute-Marne) et à Avranville (Vosges). La présence de deux individus, à l’époque, ne fait donc aucun doute.

Le 21 août 2012, des agneaux sont prélevés en Meuse (à une distance inférieure à 40 kms.)

La présence de 3 canidés était donc probable.

En octobre 2012 le loup est présent à l’Est de Froncles, au nord de Cirsfontaine-en-Ornois et à Aillianville.

 

Les 24 et 26 novembre 2012, le loup est présent au sud de Soulaines-Dhuys, dans l’Aube, et au sud-est de Lignol-le-Château.

 

En mars 2013 des prélèvements sur ovins ont lieu les 11 et 22, à cheval sur la frontière vosgienne et meurthe et mosellane. Alors que les prélèvements reprennent dès le 17 mars 2013 à Midrevaux (distance environ 40 kms). Là encore, la présence de plusieurs individus est évidente.

 

Peut-on envisager la présence de 3 individus en mars 2013, alors que la dernière prédation exercée en Saône et Loire, dans le Morvan date du 21 février 2013 ?

Ce qui implique la présence d’un autre prédateur, les distances, plus de 100 kms ne permettent pas la présence du même individu en deux lieux différents.

 

Faut-il envisager un déplacement du loup vosgien vers le sud ? Un loup qui serait réapparu le 16 mai 2013 à Colombé-la-Fosse (Aube) alors que de nombreux prélèvement ont lieu au même moment sur le secteur de Midrevaux-Sionne (Vosges, 18 mai 2013 par exemple.)   

 

Est-il possible d’envisager un regroupement complet ou partiel de la meute après la mi-mai, sur le territoire de la Haute-marne ?

 

Selon l’Oncfs il est avéré que les loups présents dans le Massif Central sont ceux qui ont colonisé les Pyrénées.

 

Dans l’hypothèse probable ou un individu isolé, voire deux jeunes loups nés en mai/juin 2012 sur Midrevaux auraient investi le Morvan, en Saône et Loire et en Côte d’Or entre le 1er janvier 2013 et la fin du mois de février, le retour du (des) canidé était-il possible en mai 2013, dans L’Aube ? Certainement !

 

A étudier le couvert forestier et la géographie, connaissant la faculté du loup à explorer un nouveau territoire en "triangulant", il faut alors envisager un parcours qui l’aurait conduit à trotter sur une distance globale de 435 kms, au minimum, pour atteindre le Morvan. Tout à fait possible.

Tout comme un retour sur ses propres traces. ( 1000 kms en 5 mois)

 loup morvan

Le loup a-t-il pu venir de Franche-Comté? Peu probable, en février 2013 il prélévait vraisemblablement à L'Adoye-sur-Seille (prédations attribuées à un lynx, tous les spécialistes en doutent). Des Vosges, en direct du massif...? Peu probable également. 

 

Les témoins parlent d’un canidé sauvage, bicolore, d’une rapidité au galop, très surprenante, la surface investie est de 13 000 ha, les prédations sont dispersées dans le temps et l’espace, la présence du loup ne fait aucun doute. Les relevés de l’Oncfs n’ont donné lieu à aucune communication, comme à l’habitude.

 Ce possible déplacement implique que le loup ait fréquenté le sud de l’Yonne, au nord d’Avallon, tout comme le nord de la Nièvre, sans se faire remarquer. Doit-on envisager le retour du loup à l’automne, en Morvan….C’est fort probable !

Affaire à suivre.

 

 

jlv

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 14:23

dessinlouppascaleS.002.jpg

A quoi servent les tirs du loup engagés par L’Etat ? A mener l’éleveur aux pertes…. !

Le tir du loup engage sa dispersion et un nombre de tentatives de prédations plus important sur le bétail. En exemple :

Alpes Maritimes :Après avoir augmenté en 2012, le nombre d’autorisation de tir de 100% le constat est totalement inverse à celui qui est escompté par les éleveurs…

En 2013 au 19 juin, le département recense déjà 170 prédations pour 690 victimes du loup. Il n’y a aucune régression des prédations du prédateur, malgré le doublement des autorisations de tir.

En 2012, 33  autorisations de tirs de défense dans les Alpes Maritimes et 5 tirs de prélèvements pour un total de 226 autorisations au niveau national. Pour 794 prédations et 2417 victimes soit une augmentation de 80% des pertes de bétail.

En 2011, 14 autorisations de tirs de défense pour 2 de tirs de destruction, 486 constats pour 1398 victimes

Plus la pression de chasse augmente, plus les prélèvements sur les brebis augmentent.

 

Alpes de Haute Provence : 

En 2013 : 83% de prédations en plus pour un nombre de victimes stable (+8%), au 11 juillet 2013.

Dans le département des Alpes de Haute-Provence, le nombre de prédations est en forte augmentation alors que le nombre de brebis prélevées est stable (8%). L’Oncfs prétend que les faits ne sont pas en rapport direct avec une augmentation des effectifs.

Arrêté de tir du préfet :

Département des Alpes de Haute Provence, en 2013

15 avril 2013 : 10 communes d’Andon, Le Bar-sur-Loup, Caussols, Coursegoules, Bézaudun-les-Alpes, Escragnolles, Gourdon, Gréolières, Saint-Vallier-de-Thiey et Séranon

30 mai 2013 : 90 communes concernées

31 mai 2013 : communes de Duranus, Lantosque et Lucéram,

 

en 2012,

310 prédations pour 1000 victimes du loup, pour 77 tirs de défense et 2 de prélèvements,

en 2011,

225 pour 790 prélèvements pour 12 autorisations de tir de défense et 2 de prélèvements

Plus la pression de chasse augmente, plus les prélèvements sur les brebis augmentent.

 

Faut-il dors et déjà, envisager, une année 2014 cataclysmique pour l'élevage dans les Alpes?

 

Affaire à suivre

 

jlv

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:31

 

 

comjhm020713001.jpg

 

Faire le déni du loup mène l’éleveur aux pertes et le loup au fusil. Nous dénonçons, une fois de plus, cette gestion irresponsable. Nous soulignons le fait que « décider des tirs de défense ou de prélèvement du loup, en Haute-Marne, dans l’Aube, et dans les Vosges, concernant le secteur ouest (Grand/Coussey) équivaut à éradiquer l’espèce. » En effet, à l’évidence, les effectifs présents, sur les trois départements, sont les mêmes.

 

Cela fait maintenant  8 mois que les loups présents dans  l'ouest vosgien prélèvent en Haute-Marne et 10 mois dans le département de l’Aube.

 

Les faits :

 

8 septembre 2012 : Nouvelle prédation dans l'Aube, à Lignol-le-Château.

 

15/18 octobre 2012 : Quatre ovins ont été prélevés à Cirfontaines-en-Ornois et à Aillianville. (Haute-Marne) L’événement suscite une certaine inquiétude chez les éleveurs et pour cause, il est exceptionnel. En 2012, sont encore relevées des traces (classées probables) à Saudron et le cadavre d’un gibier est relevé à Sailly. Différents relevés et témoignages attestent de la présence du loup en été (Manois) et en Automne 2012 (Buxières les Froncles), sur le département de Haute-Marne.

24/26 novembre 2012 : Le samedi 24 novembre deux loups ont été aperçus par des chasseurs lors d'une battue. « Les observations ont eu lieu dans le département de l'Aube à la limite administrative de la Haute-Marne. Celle du 24 novembre 2012 se situait à Lévigny dans le bois dit "les Rièbles" (au sud du village de Fuligny).

D'autres témoignages d'observations directes de loup sont remontés par l’intermédiaire des maires, des villages de Fresnay et Voigny dans le courant de l'automne 2012.

 

5 mai 2013 :  Bréchainville, ovins, Vosges, consommation en forte hausse, d'après les éleveurs, depuis cette date plus aucune prédation à notre connaissance.

7 mai 2013 : Grand, Vosges, les éleveurs affirment que les consommations sont sans précédent et en forte augmentation (ovins), il y avait au moins 2 individus sur le secteur, c'est  acquis ! Un relevé de pistes en date du 19/4/2013, fait par nos soins permet d’envisager la présence de 3 canidés.  Il semble, à ce titre que, même l'Oncfs, se pose des questions quant aux effectifs présents ! Depuis cette date plus aucun prélèvement sur le bétail, n’a eu lieu, à notre connaissance.

12 mai 2013 :Thonances-les-Moulins, veaux, Haute-Marne,  événement très équivoque à notre avis, les veaux sont toujours, ou presque, déclarés mort-nés par les préfets concernés, pourtant, il y a de nombreux cas "suspects' dans l'Est de la France depuis janvier 2011.

L'Oncfs Nord-est dispose de nombreux éléments. Distance à vol d'oiseau, 14 kms de Grand.


16 mai 2013 : des génisses sont effarouchées au sud de Colombé-le-Sec, Aube, Nous n’avons recensé aucune attaque de chien sur des génisses, sur les 50 dernières attaques de chiens connues, au niveau national. Les faits étaient donc suspects également.

Il n'y a que les loups, en meute, (au moins 2, donc) qui s'en prennent aux proies de grande taille. Distance 38 km, parcourue en 5 jours, déplacement très facile, à accomplir pour le loup.

17 mai 2013 : prédations sur des ovins à Colombé-la-Fossé. Diagnostic « loup exclu » Nous pensons qu’il pourrait s’agir d’une erreur de diagnostic, le loup ne chasse pas tous les jours, sauf dans un seul, cas : s’il y en plusieurs sur le secteur concerné.

21 mai 2013 : prédations sur des ovins, Colombé-le-Sec, le diagnostic de l'Oncfs n’est pas connu, dans le détail


25 mai 2013 : le témoignage visuel d'un loup, aperçu à l'ouest de Colombey-les-Belles était vraisemblablement exact! Il y a eu de nombreux témoignages visuels qui n'ont pas été pris en compte,  c’est une erreur grossière qui n’est pas sans conséquence. Les faits le prouvent.

30 mai 2013 : Colombé-le-Sec, 5 ovins. Quand les prédations sont répétées et dispersées dans l'espace, la présence de loups est très probable. Vouloir trouver une preuve formelle est une erreur de plus, le loup, lui, n'attend pas pour se positionner durablement.

12 juin 2013 : encore Colombé-le-Sec, il n'y a plus aucun doute possible, même si l'analyse clinique peut faire penser au chien divagant.


24 juin 2013 : Nully, Haute-marne, 26 bêtes, pour un seul loup ! Nous doutons fortement de la présence unique, d’un seul individu. D'autant que deux consommations ont eu lieu, sur les brebis prélevées. Dont une, incomplète. Les images diffusées le prouvent.

Entre le 12 et le 24, les loups chassaient en forêt, vraisemblablement, la carcasse d’un chevreuil le démontre également.

Distance, 14 kms de Colombé.

25 juin 2013 : Blumeray, encore 10 ovins. Les faits sont de plus en plus étonnant, deux prédations successives en deux nuits posent de nombreuses questions :

Chassent-ils chacun de leur coté? Combien sont-ils? Le nourrissage de louveteaux est –il envisageable ?


Les effectifs présents sont venus de l'ouest vosgien et vont probablement y retourner. Pour déplacer une meute, nous pensons qu'il faut organiser une dizaine de battues, au minimum. Et pour les envoyer ou ?  Chez le voisin! C'est irresponsable ! Alors qu’il
n'y a aucun moyen de protection mis en place. Alors que les faits sont connus depuis des mois. C'est inadmissible.

Les tirs quels qu’ils soient sont contestables et seront contestés. Les tirs du loup, réalisés dans 1% des cas arrêtés par les préfets, dispersent les effectifs et engendrent plus de prédations sur les ovins. La seule alternative est la mise en protection globale des troupeaux sensibles à la prédation. Pousser le loup chez le voisin n’est pas la solution. Les négligences en matière de prospective sont devenues inacceptables, que font les syndicats pour anticiper? Que font les autorités pour anticiper?

La mise en œuvre de moyens humains, importants et la pose de clôtures type « spider » 5 fils nous semblent indispensables. Faisons appel à l’armée pour mettre en protection les troupeaux, si besoin. Prenez vos responsabilités messieurs les Préfets. Il est temps de trouver les bonnes solutions.

 

le 26 juin 2013,

 

Pour le collectif  Biodiversit’haies,

 

Jean Luc Valérie.

Contact : contact@biodiversit-haies88.fr

le lien: Accueil - Le Journal de la Haute-Marne

 

Affaire à suivre...

 

jlv

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:36

 

 

predationmoutonloupGrand8

Contradictions :

 

Sur le loup intrépide, prédateur de l’humain

 

Page 20 : « Le taux d'agressions est très bas mais il a augmenté ces dernières années »

 

L’augmentation est donc, dans l’absolu, non significative !

 

                   «La plupart des cas récents d'agressions de loups surviennent là où les loups sont protégés »

 

Pourquoi y aurait-il eu 3000 prédations sur l’homme (selon Moriceau) alors que le loup était traqué, sous versement de prime, aux nombreuses époques décrites par l’universitaire ? J’aimerai obtenir une réponse de L. Brook. Je rappelle que l’auteur dénonce le revirement de propos de l’historien, récemment.

 

Page 32 : Ce qui interpelle dans ces nombreux cas d'attaques et d'incidents récents, c'est le fait que ce sont bien des cas d'agression ou de prédation, non des cas d'auto-défense, concernant des loups bien portants.

 

20 cas non répertoriés exactement…ce n’est pas sérieux !

 

Page 32/33 : Comme il a déjà été vu plus haut, un loup qui s'approche trop près des habitations, des animaux domestiques et de l'homme, ou trop près des élevages et des bergers, se prédispose à «l'habituation» et c'est cette habituation ainsi que la perte de la crainte de l'homme qui en découle, qui deviennent les dénominateurs communs, précurseurs de ces accidents.

Ces incidents sont, de ce fait, tout à fait transposables en France.

 

Alors incidents ou accidents.

 

Page 37 :

Les loups peuvent être extrêmement furtifs, évitant et craignant l'homme et son fusil ...sans que cela les empêche, néanmoins, de tuer le bétail.

 

On peut se demander, alors, à quoi sert de faire l’apologie du loup mangeur d’hommes ? Donc, quand le loup s’approche des bâtiments d’élevage, alors que les ovins y sont parqués, voire sont encore en bergerie, le canidé serait sous l’emprise d’une habituation. Il serait intrépide.

Alors qu’ailleurs (Espagne), dans le même contexte, il serait furtif, donc « non intrépide », voire craintif et malgré tout, prédateur du mouton. Alors que l’éleveur serait armé, donc emprunt à tirer. Qui peut m’expliquer un tel raisonnement qui accrédite le contraire d’une hypothèse pour le moins totalement biscornue ?

 

Page 37 : En Espagne - par endroits - le loup saurait vivre quasi inaperçu dans certains milieux périurbains. Il semblerait savoir y demeurer très furtif, attiré par la sécurité qu'il y trouve plutôt que par la nourriture.

 

Page 38 : Rappelons-nous qu'il y a eu plusieurs attaques sur enfants, dont 4 fatales en Espagne, au 20ième siècle. (Linnell et al. 2002 (63) p22)

Malheureusement, il y a eu une telle confusion concernant les informations sur la situation dans ces 2 derniers pays, qu'il est pour l'instant difficile d'en tirer des conclusions scientifiquement valables.

 

Le texte ne demande aucun commentaire, pour comprendre que les faits ne seront jamais avérés exacts.

 

Page 39 : et que c'est la protection stricte de l'espèce, très efficace en France ... (que confirmerait le taux d'expansion du loup supérieur en France comparé aux autres pays en Europe. « Le loup se plaît en France » (64) …

 

Alors que nous ne connaissons pas le nombre exact de canidés présents sur nos territoires, il semble improbable de pouvoir déterminer un taux d’expansion fiable, en se référant à une étude suédoise, il est possible de croire que le taux est proche de 13%. Soit légèrement supérieur à ce qui s’est développé en Italie. D’autre part l’Oncfs confirme également, que le nombre de victimes n’est pas en rapport avec le nombre de loups présents.

http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/early/2011/08/08/rspb.2011.1275.full

 

Page 38 «Veaux, vaches, chevaux, ânes … tués par des loups ! En Espagne c'est pas mieux que chez nous ». Site Fédération des Acteurs Ruraux. 14 avril 2013. - Les loups, devenus « moins sauvages », attaquent chevaux et poulains, ânes et chiens, jusque dans les bâtiments et étables ou juste « devant la maison des propriétaires du bétail ».

 

 Est en contradiction totale avec ce qui est noté page 40, ci-dessous. L’auteur fait référence à l’Espagne.

 

Page 40  parlant de l’expérience espagnole et italienne, donc un fort braconnage et la chasse légale: Si les autochtones ont sans doute appris à vivre avec, en prélevant les loups « à problèmes» et les « loups à risques », qui mettaient trop de pression sur leur cheptel et dans leur quotidien - ce qu'ils semblent encore faire aujourd'hui, légalement ou illégalement et à échelle plus réduite, tant qu'ils peuvent les contenir – seuls les furtifs ont pu survivre et transmettre leurs habitudes furtives de génération en génération.

 

Alors que d’après l’auteur, à suivre son raisonnement tortueux, seuls les « intrépides » seraient enclin à chasser du domestique.

Pourtant malgré les chasses et le braconnage cryptique (donc qui dissimule les réalités), l’auteur confirme, en citant, « Eleveurs et Montagne », que le tir du loup ne change rien. Sa théorie s’effondre totalement.

 

Si les loups furtifs ne prélèvent que peu de domestiques, alors que le tir du canidé est présenté comme la solution à cet état d’éducation dit « furtif », comment se fait-il que là ou la pratique du tir, légal ou illégal est engagé, je cite :

 

 « - Les loups, devenus « moins sauvages », attaquent chevaux et poulains, ânes et chiens, jusque dans les bâtiments et étables ou juste « devant la maison des propriétaires du bétail ».

 

Le tir du loup serait-il le révélateur d’un comportement de sur-prédation engagé par le canidé, du fait de la dispersion des effectifs, du fait de la possibilité plus forte de reproductions multiples, pour cause de destruction du ou des dominants ?  Du fait même de naissances plus nombreuses et adaptatives et donc globalement d’une augmentation post-programmée des effectifs du loup?

Sans tenir compte du fait que moins le loup est présent en nombre, localement, pour fait de dispersion, plus il difficile de le tirer !

 

Ici et ailleurs, alors ! Rien de nouveau.

 

L’auteur confirme page 43 je cite, concernant ce qui se passe « ailleurs »:

 

« Au sud, dans le Parc Régional, où se trouvent 40 à 50 meutes, la régulation se pratique par une chasse rémunératrice – quota de 42 loups en 2012.

"Malgré cela, contrairement à ce qu'il est rapporté en France, la situation y est très sensible"

 

La globalité du raisonnement ne tient plus, le loup « furtif » serait aussi prédateur que le loup « intrépide. » Cherchez l’erreur ! Encore une belle contradiction.

 

Page 40 : Plus le garde-manger est fermé, plus ils cherchent à l'ouvrir.

En effet, on voit bien que très souvent, plus il y a de dispositifs de protection, plus le loup devient audacieux et intrépide.

 

C’est en totale contradiction avec ce qui se passe sur le terrain, ceux qui n’utilisent pas ou peu, les moyens de mises en protection des troupeaux sont ceux qui sont le plus souvent prélevés. En Lorraine, l’exemple est parfaitement probant, entre la plaine et le massif, les écarts sont énormes, en 2012, nonobstant, les effectifs qui sont largement sous-estimés, depuis fin 2010.

Alors que 50% des victimes du loup sont prélevées sur des terrains qu’il est impossible de protéger dans le sud-est du territoire. L’auteur fait preuve d’un esprit partisan sans égale, voire intolérable, indigne d’une analyse présentée comme « scientifique. »

 

Page 50 : « Les loups tuent régulièrement des chiens domestiques. Ceci inclut aussi bien les chiens de chasse, les chiens de traîneau que les chiens attachés dans les cours. Il est donc possible que la présence d'un chien puisse attirer un loup et conduire le loup à agir de manière agressive. Potentiellement, un humain essayant de défendre un chien peut provoquer un loup à mener une attaque défensive.

Étonnamment, la présence d'un chien n'apparaît pas dans la majorité des cas que nous avons étudiés, en dehors de quelques cas où un loup a attaqué des chiens de traîneau. Ceci reste un facteur qui doit être pris en considération.

 

Le chien domestique n’est donc pas un facteur de risque, l’auteur le confirme, elle-même, alors à quoi bon recenser des attaques de chien, par le loup, alors même, que le chien est utilisé en estive pour conduire et protéger. Il y a là un biais notoire dans la logique sordide de l’auteur. Allez comprendre.

 

 Et de conclure : je cite « ... et cela souvent vivants. »  C’est assez édifiant, je pense, pour se dire que l’auteur affabule complètement. Je l’invite à me faire parvenir une vidéo, à ce sujet. Histoire de décortiquer le scénario improbable. La majorité des chiens prélevés, je le rappelle, au nombre de 6 en 2011, en France, est à l’évidence,  en rapport avec l’utilisation de chiens, à la protection des troupeaux.

 

 

Le chien et l’âne, mets préférés du loup ?

 

Page 51 :

"Le chien … un des mets préférés du loup"

En France, il y a eu 6 prédations de chiens inventoriées en 2011

 

Il n’y a, que, pour l’auteur que ce soit une évidence, soit 0.001% du nombre de domestiques prélevés. L’auteur confirme page 49 le nombre de victimes du loup : soit 6021 ovins et autres domestiques, en 2012. Comment peut-on affirmer ainsi que le chien est le met préféré du loup, il y a comme un petit problème de logique dans les déclarations fallacieuses de l’auteur. Non ? Idem pour la page 53 ou elle parle des poneys. (0.0022%)

 

Et de poursuivre, je cite,

 « Tout comme pour les chiens, le bilan officiel des attaques sur équins est, lui aussi, étonnamment élevé, vu que les attaques de loup se concentrent en milieu pastoral pour l'instant et que les moutons constituent des proies plus faciles que les équins. »

Je vous laisse seul juge des propos totalement partisans distillés à chaque page de ce « dossier fantoche. »

 

Il y a de très nombreux chevaux chez les particuliers et dans les centres équestres, autour de la Sainte Baume, aux portes d'Aix et partout en France, en milieu périurbain. ...Et pourtant, le prélèvement équin est rare, voire exceptionnel ! Fort heureusement.

 

Page 62 : « Pour endiguer les attaques de loups sur les troupeaux et les risques pour l'homme y afférant, on a tout essayé outre-atlantique ; de les effaroucher et de les éloigner avec une multitude de dispositifs non-létaux, la surveillance à cheval, le déplacement des loups, le prélèvement d'un seul individu, voire deux mais quand une meute est imprégnée de l'habitude d'attaquer ... elle recommence toujours. »

 

Même page : « Cependant, les agriculteurs et les éleveurs ont rapporté quelques pratiques qui peuvent aider dans certains cas … même si ce n'est pas toujours efficace, la présence de chiens de protection de troupeaux peut avoir un effet dissuasif.

 

L’auteur souligne lui-même la contradiction.

Il semble évident que le niveau de protection des troupeaux, ne soit pas en rapport avec les menaces encourues,  là-bas comme ailleurs, la protection des troupeaux n’est pas la tasse de thé des politiques, compenser sur le long terme coûte pourtant beaucoup plus cher que d’organiser sur le court terme une protection globale des domestiques. (élevage). Alors que les compensations sont dix fois moins élevées qu’en France. (ovins)

 

Page 66 : Jim Hamill, ancien biologiste et membre du conseil d'administration de l'International Wolf Center, y a également publié un article sur la chasse aux loups.

« Les personnes qui ont une attitude de « vivre et laisser vivre » envers les loups, ne se rendent pas pleinement compte de nombreuses réalités qui existent quand les loups partagent l'espace avec les humains » « une telle philosophie est défendable dans les vrais espaces sauvages, où les processus naturels se déroulent en l'absence de l'homme. Mais lorsque les gens et les loups partagent l'espace, une approche « non interventionniste » de ce super-prédateur n'est ni pratique ni humaine ».

 

Encore un exemple en totale contradiction avec la réalité du discours, de l’auteur, puisque page précédente, elle explique que :

 

Je cite,« En Alaska, les autorités utilisent, également, une technique de repérage par avion, un atterrissage et la traque au sol ensuite.

Au Canada, où il y a entre 50000 et 60000 loups et peu de personnes ou de chasseurs, les autorités utilisent les motoneiges et dans l'Alberta, l'empoisonnement (!) »

 

Deux entités Nord-Américaines ou le loup dispose de tous les territoires vierges possibles.

L’auteur nous explique donc que le loup, dans les pays européens serait trop proche de l’homme, pour cause d’anthropisation, et que le fait nécessite l’organisation de sa destruction locale, tout en citant un biologiste qui atteste que la cohabitation entre le loup et l’homme n’est possible que dans les grands espaces, alors que c’est justement dans ces mêmes grands espaces, que l’homme met les plus grand moyens, en place, à la destruction de l’espèce. Allez comprendre ! Il faut donc, dans tous les cas, tirer du loup. C’est une constante invariable. Il est évident que l’objet du document dit «  Loup, fin du Mythe », n’a pour unique but que d’orchestrer la destruction de l’espèce au niveau national. Sans aucun fondement réel.

 

L’auteur persiste et signe en expliquant,

« Interrogé au sujet de la peur du loup, le spécialiste rajoute que si les attaques fatales sont relativement peu fréquentes, le risque d'attaques existe bel et bien, le loup ayant tué deux personnes dans le nord du continent américain ces dernières années et qu'il tue des enfants chaque année en Inde. »

 

Concernant l’Inde, il faut ajouter que les primes versées aux familles, sur de vagues suppositions de « prédation du loup sur des enfants » et un système de gestion largement corrompu à la base, ne permettent pas de tirer des conclusions quant à la prédation du loup sur l’homme.

Concernant les attaques de loups, dans le nord du continent américain, la première n’a jamais établi la responsabilité du canidé avec certitude (ours), la seconde est la preuve que les comportements déviants du touriste, en présence de tirs de destruction du loup, engage parfois un phénomène déviant du loup. Il est même possible de dire que le tir de destruction du loup pourrait être la cause, dans certains contextes, des prédations du canidé sur l’homme. Soit exactement le contraire de ce qu’affirme l’auteur.

 

 

Observations :

 

Ailleurs, toujours ailleurs.

 

Page 38 : En Espagne, ainsi qu'en Italie, où le loup est énormément braconné à cause de sa prédation sur le bétail (62), les loups intrépides, trop téméraires, seront les premiers à succomber aux prélèvements légaux et illégaux.

 

Le dominant engage la chasse, alors que dans de nombreux cas, les subalternes attendent à proximité. Tirer le loup dit « intrépide » équivaut à « déstructurer » la meute et donc à se voir prélever plus souvent. Je ne relève pas la contradiction. L’auteur explique au préalable que le tir du loup permet de transformer les loups intrépides et prédateurs, en loups furtifs, tenu éloignés des troupeaux.

 

Page 38 : Les loups, devenus « moins sauvages », attaquent chevaux et poulains, ânes et chiens, jusque dans les bâtiments et étables ou juste « devant la maison des propriétaires du bétail ».

 

Dans les faits le nombre d’individus présents au moment de la chasse, au sein de la meute conditionne aussi la taille de la proie soumise à la prédation. Il est plus facile de prélever un bovin ou un équin, auquel il faut sectionner les tendons des postérieurs, pour pouvoir l’abattre, en étant nombreux. Tout est question d’efficacité et de rendement. L’Oncfs affirme même, qu’un loup seul serait capable de s’amuser avec des bovins

 

Page 41 : Les « rencontres fréquentes, de faible intensité (passives et sans conséquences) (au loin ou sans se faire remarquer ndlr), irrégulièrement espacées sur une longue période, est la recette parfaite pour l'habituation ».

 

Tout va bien, alors ! Qui peut se targuer d’avoir croiser le loup en France, les témoins se comptent en une ou deux dizaines, au plus, alors que certains guides « Nature », sur le Mercantour n’ont jamais croisé le loup ! Il y a sûrement une raison simple. Le loup ne cherche pas le contact de l’homme, il l’ignore !

 

Page 42 : Rien ne les arrêtera dans le temps, comme l'expérience outre-atlantique des loups nous le démontre

 

Comment se fait-il que l’homme, a su éradiquer le loup, en 40 ans, à peine avec de simples ouvriers paysans, entre-autre, largement récompensés par de généreuses primes ? Le loup calamité agricole, insoluble, c’est une bonne blague pour les enfants.

 

Compte tenu des exemples déployés par l’auteur, sous l’égide du Sépaq cette affirmation ainsi que la prétendue perte de contrôle dénoncée par Laurent Garde (« On ne sait pas si on ne va pas perdre la maîtrise de la situation ou si on ne l'a pas déjà perdue. »), voire cette mise en garde, tient presque du ridicule.

 

Page 51 : Pour Craig Gardner, biologiste de la Pêche et la Faune sauvage en Alaska, 50% de la mortalité chez les loups est due à des luttes infra-spécifiques – des loups s'attaquant entre eux.

Tom Meier, du Parc national de Denali estime le chiffre à 60% et sans doute davantage, car les cadavres de loups sont trop consommés, la plupart du temps, pour pouvoir déterminer la cause de la mort.

 

Je passe sur cette nouvelle contradiction, sans possibilité d’expertise, sur des cadavres, qui sont vraisemblablement, inexistant. La mortalité chez le loup serait du dans 50% des cas à « des luttes infra-spécifiques ». La mortalité « naturelle » du loup serait de l’ordre de 6%, soit pour un individu en meute d’un effectif de 8, ce qui est le maximum connu en France, une probabilité d’agression mortelle (infra-spécifiques) tous les 4 ans, au maximum.

Ce qui reste tout à fait aléatoire et non représentatif. Cela sans tenir compte des possibilités de dispersion du canidé.

Si tant est que ces chiffres soient exacts, dans les meutes de « canis lupus italicus », dont les conditions de survie n’ont absolument rien à voir avec celles du Grand-Nord.

 

Page 52 : Si en Italie, le loup trouve l'essentiel de ses proies canines parmi les groupes de chiens errants en montagne, ailleurs, il arrive, couramment, que des loups s'approchant de milieux périurbains attaquent des chiens de compagnie, jusque dans les jardins et les cours (86) ainsi que sur les vérandas et terrasses.

 

Ou se trouve donc la liste exhaustive de ces faits avérés ? C’est un mystère. Lieu, date, nom du chien, nom du propriétaire, photographie, etc…etc. Le document qui fait référence à cette affirmation commence ainsi, je cite :

 

« Bien que les loups doivent survivre en se nourrissant d’animaux de grande taille, les agressions par les loups envers les humains sont beaucoup moins fréquentes que le comportement agressif des autres grands animaux tels que les ours ou même l’orignal. » Faut-il aller plus loin pour comprendre que l’auteur généralise des comportements totalement exceptionnels chez le loup.

 

Je cite encore : « Le virus de la rage est présent dans la population de loups en Alaska dans les zones côtières du nord et de l'ouest où les loups interagissent avec les populations denses de renards. »

 

En France.

 

Page 40 : Dans ces conditions, c'était très facile pour un loup de comprendre qu'il ne risquait rien et de le transmettre à ses descendants.

Tous les loups français remonteraient à ces premiers individus … ce qui, quand on y réfléchit, suppose une sacrée consanguinité …

 

Il est très regrettable, ici, de constater que l’auteur, oublie de dire que le loup italien qui a colonisé le Mercantour, a subi les tirs de destruction et de braconnage, confirmés par l’auteur lui-même, dans ses contrées d’origine et qu’éventuellement, les premiers arrivés ont été déplacé par ces mêmes tirs.

De plus, croire que les effectifs français sont issus de quelques individus, est vraiment puéril, on se croirait en train de lire un récit biblique. C’est assez désolant, il est bien évident que le flux migratoire passe par tous les territoires voisins du territoire national, le loup ne connaît pas les frontières, du Mercantour aux Vosges, en passant par l’Italie, l’Autriche, la Suisse, en exemple : (http://www.lematin.ch/loisirs/animaux/loups-hurlent-village/story/29059435

La consanguinité n’a par ailleurs fait l’objet d’aucun récit scientifique probant en France.

 

Page 40 : Habitués maintenant à tuer les proies domestiques, les loups ont dû détourner des dispositifs de plus en plus efficaces, leur ingéniosité et leur capacité d'adaptation ont été mises à l'épreuve.

 

Laura Brook oublie, une fois de plus, que le loup doit survivre en période hivernale, généraliser l’affirmation ci-dessus est grotesque, le loup chasse le gibier, tant en été, que durant l’hiver. Le manque total de connaissance, de l’auteur, concernant la biologie du loup est évident. Le lecteur de ce dossier manifestement dirigé assiste à un discours politique.

Le loup vit en meute sur une zone vitale, divisée en secteur, qui sont investis l’un après l’autre, il est souvent, à la même période de l’année, aux mêmes endroits, sauf évènements climatiques forts ou dérangements importants dus à l’homme. (chasses) Il accède donc à des proies variées, sauf si le mouton a tout colonisé, ce qui reste assez peu fréquent, à priori. Sauf dans le département des Alpes-Maritimes.

 

 

Effectivement, "L'éducation du loup" est très efficace en France ... pour apprendre au loup à attaquer les élevages.

 

Eduquer un animal sauvage, implique, au préalable, de le domestiquer, ce qui par nature, peut prendre des siècles, pour le moins. Parler de l’éducation du loup, en milieu ouvert et naturel, est tout aussi saugrenue que de parler de l’éducation du brochet en eaux troubles, qui après avoir goûté à l’hameçon, reviendrait rapidement, vifs de belle taille et faim obligent. Là dessus, anti et pro sont d’accord, la théorie de Jean-Jacques Blanchon  est farfelue.(http://www.buvettedesalpages.be/blanchon-jean-jacques/)

 

Page 44 : Les événements de 2012 dans le Parc du Mercantour – il y en a eu d'autres – ont ranimé des rancœurs datant de la création du Parc (p.16), ainsi qu'un « sentiment de dépossession et de négation de la culture et des traditions », « les paysages de nos ancêtres ont été spoliés »

 

Spolier : Dépouiller quelqu'un d'un bien par force ou par ruse, l'en déposséder. D’après le Larousse.

 

Le loup aurait la capacité de déposséder l’éleveur et le berger de ses pâturages ? Comment travailler donc leurs aïeux, au 19éme siècle. De manière totalement différente, personne ne le contestera. C’est bien l’homme qui a dépossédé le loup de ces aires de prédilection, en organisant une loi d’éradication, après avoir dispersé la rage, en organisant des battues, successives et jamais réellement soutenues. Ce qui de plus, a engendré au mieux, une stagnation des effectifs existants.

Mais l’histoire se répète, sans tenir compte des expériences passées.

En Meurthe et Moselle, entre 1832 et 1842, 3000 loups furent abattus, sous primes versées par l’Etat. Les effectifs importants au début de la période, faute d’une pression de chasse constante, et pour cause, puisque plus le loup se disperse, plus il est difficile à traquer, après avoir légèrement décru, ont augmenté de 30% sur la dite période.

Engendrant, par ailleurs et de fait, un nombre de prélèvements plus importants sur le bétail, tout en stimulant les processus de reproduction. A quoi sert donc la pression de chasse exercée sur l’espèce ? Sûrement pas à éduquer le loup.

 

Page 45 : « Les grands carnivores vivant dans des espaces à grande échelle, leur conservation ne peut pas se faire seulement à l'intérieur des territoires protégés », ils ont besoin des lieux à « usages multiples entourant fermes, maisons, villes ou activités humaines débordantes », avec « un environnement à multiple-usages où des conflits avec les hommes se produisent »

 

Un peu de bons sens.

Non, le loup passe des zones de montagne à la plaine, en suivant, les cours d’eau ou les couverts forestiers, voire les bas-sommets, en explorant ses domaines. En explorant également les domaines contigus, qu’ils soient en milieu humide, en zone céréalière, en zone forestière, pour revenir souvent sur ses pas.

En annonçant son arrivée par quelques prédations dont le déni engendre des situations insolubles quelques mois ou quelques années plus tard. Sans compter, les problèmes d’anthropisation des milieux dont à l’évidence, personne n’a tenu compte et qui engendrent, encore, la dispersion du loup. Sans aucun fait probant de prédations sur l’humain.

 

Les conflits tant cités par l’auteur sont donc totalement inhérents à une politique instruite durant des dizaines d’années, dont le seul but est de : Ne pas assumer toutes les responsabilités. Le travail de sape des syndicats d’éleveur engendrant, un complet blocage de la situation, puisque c’est bien à ces derniers d’organiser la gestion complète de l’activité. Qu’ils prennent, donc, eux aussi leurs responsabilités. Il est très facile de prôner le tir du loup, tout en sachant pertinemment, qu’il ne règlera, absolument rien sur le moyen terme.

Le loup n’a jamais eu besoin de se rapprocher de l’homme pour évoluer, c’est même exactement le contraire qui s’est produit.

 Avant que le canidé n’entre en concurrence avec l’humain dit-on aussi. Alors que c’est exactement l’inverse qui s’est produit, c’est bien l’humain qui est entré en concurrence avec le loup.

Avant son éradication complète, juste avant un retour certain, puisque subsistaient dans quelques pays d’Europe, quelques individus en meute. Le phénomène est le même au niveau régional et sur le territoire national. C’est une évidence. Le loup est en place et le restera, sauf à vouloir l’éradiquer. Le plan loup actuel, va engendrer, faute de retenue, de nombreux déboires, chez les éleveurs. Tirer le loup équivaut à tirer les ovins. Laissons passer quelques années et les faits à venir, prouveront que ce plan « politico-démago » aura engendrer l’irréparable. La chute vertigineuse, c’est exact, du  pastoralisme, actuel. C’est à craindre.

 

Page 45 : Éleveurs et touristes … indésirables

 

Sans commentaire globalement. C’est totalement et exclusivement faux ! Un delirium fastueux d’effets d’annonces.

 

Page 46 : Ajoutée à cela que la population exposée à vivre dans le territoire d'un loup périurbain, qui a déjà été exposé à l'homme dans sa meute d'origine, n'a aucune consigne, qu'elle n'est pas avertie des précautions élémentaires à prendre … et nous avons un cocktail explosif…

 

On se croirait revenu au temps de ce cher Buffon qui décrivait « les bestes » comme des machines. Totalement sordide.

Le loup est bien doté d’instincts, d’intelligences variées et d’un caractère individuel, tout comme tous les canidés, pour le moins. Il semble, à lire l’auteur, que le loup ne soit capable, que, des extrêmes. C’est très improbable.

 

Page 48 : Dans le midi, les quartiers résidentiels s'étendent jusqu'aux flancs des collines boisées et embroussaillées – caches parfaites pour des loups périurbains.

 

Lesquels ? Ou sont les caches ? Encore une pure spéculation, sortie de la bouche d’un éleveur ?

 

Page 50 : On ne peut pas s'étonner que les loups tuent et mangent des chiens quand on sait que les loups se tuent entre eux ! – essentiellement pour des raisons territoriales mais également à l'intérieur des meutes. Le cannibalisme est fréquent.

 

Le loup cannibale, fait qui pourtant, n’a jamais été directement observé, même en parc. Buffon, sort de ce corps ! Il lui faut un exorcisme.

 

Le loup mangeur impatient ?

 

Page 53 : Il n'est pas rare pour les loups, comme pour d'autres prédateurs également, de consommer leurs proies vivantes - comme témoigne une vidéo qui montre 2 loups de Yellowstone Park, dans la Lamar Valley, en train de dévorer un cerf mulet vivant.

 

Ici, l’auteur atteint les sommets de la désinformation, la vidéo présente pendant 41 secondes, un ongulé presque inerte, mort à l’évidence, proie de 2 loups, ongulé qui présente effectivement des réflexes nerveux post-mortem de fuite. C’est assez courant. L’auteur en fait un cas général.

Est-il bien crédible de prendre  les mouvements réflexes, sans rapport avec la conscience, pour des signes de vie ? Et quand bien même ? Tout animal « prédaté », avant de mourir était vivant. Le loup jouerait-il avec ses victimes, comme un chat ? Doit-on lui attribuer des intentions humaines ?

 

Page 55 : Avant de concevoir une information pour le public, il serait nécessaire de se pencher sur la problématique périurbaine d'une façon pragmatique.

Les dispositifs de protection de troupeaux, déjà aléatoires pour les éleveurs, ne sont pas tous adaptés aux quartiers résidentiels.

 

Les cas connus, strictement anecdotiques, comme l’atteste le document du « Sepaq » ne nécessitent pas une quelconque politique de protection des citoyens, soyons sérieux !

Voir les vidéos surhttp://www.buvettedesalpages.be/2012/10/lecon-de-journalisme.html

 

Une cohabitation impossible.

 

Page 56 : En revanche, la cohabitation en présence de l'homme est impossible : quand le loup s'approche de l'homme, de ses animaux domestiques et de ses habitations …

 

Les faits prouvent pourtant exactement le contraire. Malgré l’acharnement de certaines associations d’éleveur, la majorité des acteurs des milieux naturels, ne sont pas en conflit permanent avec le loup.

 

Page 57 : Quand l'habitude est prise, le comportement est indélébile.

 

Un éducateur canin, pense pourtant le contraire, puisque nos amis les chiens, sont parfois, emprunt à une rééducation. Le loup, plus intelligent que le chien, en général, puisque confronter à la dure réalité des milieux, ne serait pas capable de s’adapter. C’est pourtant cette principale qualité qui fait du loup, le loup.

 

Ici encore l’auteur prône nonchalamment le tir du loup. Sans raison et explication convaincante.

 

Comme le confirme l’auteur page 56 en ces termes :  « Afin d'essayer d'écarter la présence du loup et éviter les attaques de loup sur le bétail, les éleveurs installent et appliquent de très nombreux moyens de protection, de plus en plus sophistiqués mais les loups déjouent ces dispositifs et parviennent à attaquer leur cheptel, en tout lieu, en toute saison et à tout moment »

 

Encore une contradiction notoire dans son raisonnement. Le loup serait capable de s’adapter aux moyens de protection, mais ne serait pas capable de changements d’habitude. Changer d’habitudes est pourtant un acte d’adaptation probant.

Comment donc, l’espèce, capable, des plus grandes dispersions, pourrait-elle alors s’adapter, à la présence d’un gibier inhabituel, la présence d’une météo inhabituelle ou tout simplement un contexte inconnu ?

 

Le loup capable de prédictions

 

Page 57 : « Quand on connaît la capacité de prédiction des loups, jusqu'à se pointer aux heures et jours de passage des bennes à ordures (110), on comprend bien qu'il leur est aisé de déduire qu'il vaudrait mieux s'éloigner les jours de tir, pour s'en rapprocher de nouveau quand tout le monde est reparti ! »

 

Le loup capable de prédictions, c’est un gag, le loup astrologue, une hérésie intellectuelle, s’il en est. De plus il serait capable de gérer et prévoir l’organisation du calendrier des tirs, sur sa propre espèce.

 

De l’éducation du loup

 

Page 63 : Notons au passage que c'est le même Carter Niemeyer, expert très apprécié outre-atlantique, qui est invité en France pour enseigner et participer à la capture des loups en vue de les « éduquer ».

 

Notons au passage, l’article de Libération du 17 octobre 2006 qui explique en ces termes la difficulté d’approcher le loup. Je cite :

« Niemeyer restera trois semaines en France. Le temps de former gardes du parc et agents de l'ONCFS et, si la chance se présente, de capturer un loup. Mais la tâche est ardue. La forte présence de l'homme dans le Mercantour rend l'animal bien plus méfiant que dans les grands espaces américains. » http://www.buvettedesalpages.be/niemeyer-carter/

 

Ce qui sous-entend contrairement à la théorie exposée par l’auteur, que, en présence de l’homme, le loup, plus craintif, aurait une forte tendance à s’en éloigner. Ce qui exclu le pseudo-phénomène « d’habituation » décrit par l’auteur, qui serait engagé par un contact visuel fréquent.

L’objet du document titré pompeusement «  Loup, fin du Mythe », se vide de son sens à la lecture des argumentaires contradictoires développés par l’auteur.

 

 

Page 65 : « L'abattage depuis l'avion est réservé aux services de la gestion de la Faune Sauvage pour les loups « problématiques » ou pour réguler l'impact des loups sur la faune sauvage.

En Alaska, les autorités utilisent, également, une technique de repérage par avion, un atterrissage et la traque au sol ensuite.

Au Canada, où il y a entre 50000 et 60000 loups et peu de personnes ou de chasseurs, les autorités utilisent les motoneiges et dans l'Alberta, l'empoisonnement (!) »

 

L’auteur fait l’apologie de moyens utilisés (avions, motoneiges, poison) qui sont en rapport avec des surfaces énormes qui n’ont absolument rien à voir avec le développement du loup dans l’Hexagone. La comparaison reste futile, et sans intérêt.

 

Tout le monde aujourd’hui est bien conscient des coûts et destructions engendrées sur toute la faune en général, par l’utilisation de poisons. Ici, encore, l’argumentation développée par l’auteur tient du moyen-âge, en terme de gestion d’une espèce. Buffon n’aurait pas dit mieux, également.

 

 

Page 66 : 746 loups pour 250 victimes, toutes espèces domestiques confondues.  (Pour plus de détails merci de consulter le dossier de L. Brook)

Dans l'hypothèse où le nombre de loups serait de 250 comme en France, le nombre de victimes serait de 83 - comparé aux 6021 victimes inventoriées…

 

Il faut bien caractériser les deux systèmes de compensation, le premier, quand un ovin est prélevé, va percevoir l’équivalent de 20 euro, ce qui bien entendu, n’engage pas à une quelconque démarche, puisque le temps perdu dans l’administration du dossier décourage vraisemblablement l’éleveur, victime occasionnel du loup. Le second, éleveur ovin français touche en moyenne un montant supérieur à 200 euro, soit, plus, de 10 fois plus.  Tout s’explique.

 

Il faut donc ici aussi et une fois de plus, ne pas caractériser des données qui ne sont pas réalistes. Et encore moins comparables.

 

Dans les Alpes Maritimes.

 

Page 70 : « Rappelons la situation dans les Alpes-Maritimes où « 31 éleveurs ont subi plus de 10 attaques en 2012, dont 6 éleveurs plus de 25 attaques et 2 éleveurs une cinquantaine d'attaques. »

 

Il serait très intéressant de comparer les moyens de protection mis en place, sur ces exemples précis, avec ceux des éleveurs qui n’ont pas fait l’objet de prédations, du loup. Il est bien entendu que l’auteur, qui fait l’apologie de la destruction du loup, ne peut pas faire l’apologie de la protection globale des troupeaux.

 

            « De façon globale, malgré les efforts importants des éleveurs et des pouvoirs publics, le dossier de la prédation en présence des loups semble dans les conditions actuelles échapper à toute maîtrise. »

 

Dans les faits cette affirmation est exacte, mais pas les causes ( décrites par l’auteur)de cet état, calamiteux.

Qui sont le déni de la présence du prédateur, parfois pendant des années, le manque totale de prospective de développement de l’espèce, l’inadaptation des moyens de protection  des troupeaux, à l’évolution de la menace, l’inaptitude de certains éleveurs ou berger à la protection des troupeaux, la mise en danger volontaire de certains troupeaux afin de pourrir la situation, la politique des syndicats concernés dont l’objet est l’éradication de l’espèce, le refus d’abandonner les aires indéfendables, afin de réinvestir des zones protégées, qui sont toujours à défricher, le refus, même, c’est un comble, de mettre les troupeaux en protection. Les indécisions de l’Etat et le corporatisme déviant des élus, ajoutant à la cacophonie générale, qui dure depuis 20 ans. Sans que personne ne dénonce, au sein des associations de défense concernée, une gestion de l’Etat, complètement en dehors des réalités naturelles.

 

 

Conclusions 

 Sans vouloir dénigrer systématiquement le travail de l’auteur, à l’évidence, les interprétations et traductions du dossier présenté, par Eleveurs et Montagnes, entre autres associations est probablement sans commune mesure avec les intentions de l’auteur, par ailleurs, naturaliste. Les faits pourraient même leur valoir un procès, en faux, voire en diffamation. Je n’ai globalement fait que de relever les incongruités d’un dossier naturaliste, bien trop mal préparé, dans sa version française. Présentée dans une urgence stupide et fallacieuse.

Le fait d’avoir voulu exploiter un document emprunt de fausses affirmations, sans réflexion, révèle de la part des éleveurs représentés, une intention de désinformer, pour obtenir, l’aval d’une partie de l’opinion publique, et éventuellement des tirs de destruction plus rapides, si possible. En toutes pertes.

Alors que le fond du problème, depuis plus de 20 ans, résulte des responsabilités communes aux différents intervenants, qu’ils soient politiques, associatifs, étatiques, du monde de l’élevage ou du pastoralisme. Tous les acteurs ont largement contribué à pourrir un dossier, finalement et totalement compréhensible et alors qu’il était possible d’assumer, progressivement, en instituant une politique de préparation et d’anticipation. Au lieu d’instituer une politique de compensation, en pure perte, également. Aujourd’hui, les ministres successifs, héritent d’une situation ingérable. Sauf à mettre tous les intervenant au pas, dans une logique de progrès, à laquelle, il faut en être convaincu, les nombreux tirs de destruction du loup, à venir, n’apporteront rien en terme d’avancée. Qui saura faire, sans perdre ce cher poste de ministre, de député, de maire ou de préfet ? Je vous le demande.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:31

anti-loup4

La logique américaine et le site de l’État consacré au loup.

 

Page 12 : d'autant plus que le nord du continent américain et ses experts renommés sont des références emblématiques pour tous ceux qui étudient le loup ou se passionnent pour cette espèce.

 

Chacun pourra expliquer que la biologie et le comportement de chasse des canidés nord-américains, ne sont pas forcément en rapport avec celui des loups "italiens." 

A ce titre, l’auteur évite soigneusement de parler des études engagées par L Biotani, les affirmations étant viscéralement différentes, à ses théories de « prédations sur l’homme. » (Plan d’action pour la conservation du loup en Europe, auteur L. Biotani. )

 

Page 13 : En effet, sur le site de l’État consacré au loup, sont référencés les quelques 3000 cas de décès dus au loup entre 1421 et 1918, dont 1200 ont été causés par la rage, étudiés par l'historien Jean Marc Moriceau.

C'est à dire que plus de la moitié, à savoir ; 1800 sur 3000 cas étudiés - étaient des cas de loups non-enragés.

 

En Italie : 1801 à 1825 – 112 attaques, 72 morts, dont 69 enfants

En Suède : 1820 à 1821 – 11 enfants tués.

En Finlande : 1831 à 1882 – entre 62 et 75 enfants tués

En Pologne : 1937 – 10 attaques, 5 enfants tués

En Russie : 1840 à 1861 – 273 attaques, 162 enfants tués.

Plus récemment, l'Espagne : 1957 à 1959 – 3 attaques sur enfants, dont 2 morts.

1974 à 1975 – 5 attaques sur enfants, dont 2 morts.

En Inde, dans 3 régions différentes, 1980 à 1995 – 200 enfants tués.

1980 à 1981 – 9 enfants tués.

1996 - 76 attaques, 50 enfants tués.

 

Comme l’a reconnu Moriceau, (http://www.buvettedesalpages.be/2013/05/jean-marc-moriceau-faut-il-avoir-peur-du-loup.html) lui-même, les attaques sur l’homme étaient dues à la rage, et jamais sur des individus sains de corps, ce qui laisse entendre que le loup peut être anthropophage, en particulier, sur des cadavres humains, déposés ou non, là où ils étaient nécessaires, à sa destruction.

Il est notoire aujourd’hui que la conquête des terres arables, au moyen-âge, entre autre, a été engagée, au détriment du loup, en brûlant le milieu forestier, voire en simulant et en organisant des prédations du loup sur l’homme.

Il faut noter par ailleurs, que l’ensemble des données ci-dessus retracent des faits de prédation totalement irréalistes, invérifiables, alors que depuis 50 ans, aucun fait avéré sérieux ne peut soutenir une quelconque prédation du loup, dans un contexte normal.

Les faits décrits dans les gazettes du 19éme, relèvent de la plus pure désinformation, destinée à assurer des tirages importants, en période de vache maigre. Les mêmes histoires, toujours dans les mêmes contextes, relatent, les mêmes méfaits du loup, sans aucune investigation de qualité.

(Et c’est encore le cas actuellement où la rubrique « brebis prédatées » fait le succès de la presse locale.) http://www.buvettedesalpages.be/2011/09/repr%C3%A9sentations-g%C3%A9opolitiques-et-m%C3%A9dias-de-la-guerre-des-repr%C3%A9sentations-%C3%A0-la-repr%C3%A9sentation-de-la-guerrepar-farid-be.html

 

L’Inde et ses chimères

 

Page 16 : Le processus de la promiscuité avec l'homme, où des prédateurs s'habituent à l'homme (idem chez les tigres en l'Inde) peuvent les mener à regarder l'homme comme une proie alternative (p.37).

 

                 Nous sommes dans un contexte d'habituation - de loups « conditionnés » - dénominateur commun de la plupart des accidents outre-atlantique.

Il devient urgent de prendre conscience de l'évolution inquiétante de cette habituation.

 

                 Entre autres, il n'est pas (ou plus?) considéré « normal » (p.42) pour un loup de s'approcher des maisons, ni de tuer des chiens (!) - même si le loup est connu pour attaquer ces derniers – affirmations soutenues plutôt par des biologistes que par des éthologues à l’époque.

Ce sont des comportements que l'on sait, aujourd'hui, pouvant être avant-coureurs d'accidents graves.

 

Tous les non-faits pris en exemple, par l’auteur prouvent, tout au contraire que des comportements anormaux humains, engendrent des comportements anormaux du canidé. ( Tentatives d’approche voire de caresses, sur le loup, nourrissages répétés, traques et piégeages, accident de chasse, destruction de loups, nourrissage du gibier…etc etc.) Il suffit de faire une simple prospection sur un moteur de recherche bien connu, pour comprendre le survol intellectuel dont fait preuve l’auteur.

J’invite à consulter les commentaires concernant les « affaires » décrites par L. Brook, sur les différents forums américains, qui présentent des faits pour lesquels, le citoyen nord-américain, explique, conteste les faits ou fustige les soi-disant victimes.

 

Page 22 : Et surtout, ils ne peuvent pas sélectionner des enfants, comme les historiens le signalaient et comme nous avons pu le constater tout récemment en Inde, outre-atlantique ou plus près de nous, en Espagne.

 

On estime que la rage entraîne, chaque année, 20 000 décès (soit 2 décès pour 100 000 habitants à risque) en Inde (OMS). L’explication de pseudo-attaques de loup s’effondre, tout comme aux USA ou la rage est présente. (http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs099/fr/)

 

 

La biologie du loup ne se résume pas à ses capacités physiques

 

Page 17 : « Quand nous considérons que le loup ... est capable de tuer un élan adulte de plusieurs centaines de kilos, cela ne devrait pas surprendre que les loups, comme la plupart des grands carnivores, aient à l'occasion tué des humains. A bien des égards, il est surprenant que les loups n'aient pas tué davantage de personnes au cours du temps »

 

                « Un loup est un loup. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que cette espèce ne mange pas des humains (une proie facile et abondante) par principe

 

Page 18 : Ils vont d'abord l'observer de loin, s'en approcher, se tapir à proximité, puis ils vont tester la proie, lui infliger des morsures à droite et à gauche, pour voir sa réaction, voir s'il y a danger et où ce danger se situe.

 

                De la même manière, les loups peuvent suivre, voire "accompagner" les hommes, les observer, leur courir après, parfois tirer sur les vêtements ou lécher la peau, sans avoir l'air trop dangereux. Ce sont, également, des contacts "explorateurs" et des comportements précurseurs d'attaques.

 

 

                Quand un loup commence à observer les gens, c'est qu'il commence à cibler les humains comme proie.

 

Page 19 : Les loups accoutumés à l'homme attaqueront à terme, puisque la prochaine étape dans l'exploration est de découvrir l'inconnu.

 

                 Aussi, « une meute de loups entendant le hurlement d'un loup blessé peut charger le chasseur »

 

                  Un enfant ou une personne de petite corpulence ne saurait pas s'en défendre et, contre une meute, même un homme robuste n'aurait aucune chance de s'en sortir vivant.

 

 

 

Page 20 : De tout temps, le loup a eu pour le moins une réputation d'animal potentiellement dangereux et pour cause !

 

Toujours l’apologie du loup « mangeur d’homme », qui fait référence aux écrits anciens, aux fables et aux références d’un autre âge, sans rapport avec les réalités naturelles, pour le moins, en matière de grands prédateurs.

 

Litanie pour un tueur

 

 

Page 21 : 10 ans plus tard encore, arrivera la première attaque fatale ; un jeune homme tué et dévoré par une meute de loups non-enragés ...et 5 ans plus tard, de nouveau, a eu lieu la deuxième attaque fatale ; une jeune femme traînée et dévorée aussi par une meute de loups.

 

Les scientifiques changent d'avis, tout comme Me Moriceau qui après nous avoir expliqué que le loup a prélevé 3000 fois l’humain, que les humains sains ne risque rien….

 

 

Page 25 : Dans les rapports, que Geist a préparés pour l'enquête et les jurés du procès qui a suivi la mort de Kenton Carnegie, comme on le verra plus loin, l'éthologue déclare que si ce sont des loups qui ont physiquement tué le jeune homme, la cause de sa mort était bien due au mythe que les loups n'attaquent pas les humains.

 

Page 26 : Kenton Carnegie et Candice Berner ont été tués par des loups habitués à l'homme, alors qu'il y a eu des signes précurseurs d'attaques.

 

                  Un an auparavant, il y avait eu une autre attaque sur un homme, également dans le nord du Saskatchewan (p.6). L'homme, très robuste, avait lutté de longues minutes avec un loup solitaire, avant d'être secouru par des ouvriers. Il a reçu des soins et de nombreux points de suture à l'hôpital le plus proche.

 

                  Candice Berner est partie seule faire du jogging, le long d'une route, à 2 kilomètres de son village. Des loups avaient été aperçus au loin à plusieurs reprises. Personne n'en avait averti la jeune femme, nouvellement installée.

 

Page 31 concernant CB : Les seuls signes avant-coureurs signalés dans les environs avaient été plusieurs rencontres furtives avec 2 à 4 loups, mais à distance – les loups ayant scruté les observateurs un court moment - ainsi que quelques attaques sur des chiens domestiques mais éloignées dans le temps.

 

 

Ce sont, donc, des signes suffisants avertissant une attaque de prédation.

 

Page 27 : En 2002, le biologiste renommé Marc McNay a étudié 80 interactions loup-homme ayant eu lieu au 20ième siècle, sur le continent nord-américain.

Parmi ces incidents, 12 seulement relèvent de cas de loups enragés. Mark McNay aurait dû recevoir la récompense pour cet excellent travail, qui sert de référence outre-atlantique.  Voir le dernier cas de rage etats unis

 

La rage est bien présente aux USA, même dans les villes. On y enregistre entre 7000 et 10000 cas animaliers par année. Actuellement il y aurait une importante épidémie de rage chez les ratons laveurs de la côte Est des USA. (données 2009)

 

Il faut souligner que les prédations du loup sur l’homme seraient toujours plus importantes, lors des campagnes d’éradication du canidé que lors de sa présence effective, hors période de primes aux tirs. 20 000 à 30 000 loups en France, pour 3000 pseudo-prédations sur une période de 500 ans, soit 6 par an, durant de fortes épidémies de rage…etc. Jugez vous-même !

 

Page 30 : Si les incidents sont relativement rares outre-atlantique, puisque peu de loups côtoient l'homme dans ces pays de grands espaces et que les loups y sont en principe furtifs, les accidents sont, néanmoins, en progression constante (31) et soumis à l'expansion spatiale et démographique du loup.

 

Faux c’est l’attrait touristique qui fait que le loup peut éventuellement côtoyer l’homme. Alors que les incidents, rarissimes, relevés, attestent de défauts de comportements humains qui engendrent des défauts de comportements du loup, toutefois rarissime. C’est un comble.

 

              L'attaque avait été précédée de signes avant-coureurs – habituation, intimidations, approches – il y avait déjà eu une agression, sur 2 personnes, 4 jours avant le drame, sans qu'on en tienne compte

 

Qui prouve qu’il s’agit du même individu ? Et qu’il était sain et pas enragé ?

 

Page 33 : Aujourd'hui, outre-atlantique, dans les lieux où il y a un risque d'habituation ... là, où il y a eu des cas d'habituation ou des incidents … ainsi que dans la plupart des parcs nationaux, la population est avertie, par les autorités, des dangers et des risques que représente le loup, ainsi que des gestes de précaution et de prévention d'accidents.

 

Quant on sait ce que coûtent un procès aux Usa, pour négligence dans l’information, il n’est pas étonnant que les responsables de parc nationaux, prennent toutes les précautions, même pour les risques les plus infimes, sans compter la contre-publicité possible, en cas d’approche du canidé.

 

Confirmé par cette déclaration de l’auteur :

 

« Car, non seulement il y a extermination des loups en cas d'incidents avérés mais également, on procède à des prélèvements de loups, appelés « loups à risques » ou « loups problématiques », par principe de précaution, y compris à l'intérieur de Yellowstone Park, quand un loup manifeste des signes d'habituation. » Page 33

 

L’habituation, une théorie inexplicable et pour cause.

 

 

Page 33 : L'habituation – seuil élevé en France

Le loup présente des risques potentiels pour l'homme quand il a atteint un seuil d'habituation suffisamment élevé pour ne pas s'enfuir en présence de l'homme (c'est à dire, quand il s'éloigne à moins de 400 mètres) ou pour oser venir rôder, pire attaquer, tout près des bergeries ou des maisons.

 

Page 35 : Il a déjà passé une étape très critique d'habituation quand il attaque le bétail en milieu d'élevage, en présence des hommes et des chiens – comportement de plus en plus fréquent dans l'hexagone

 

Non, c’est une adaptation, et surtout une inadéquation entre la menace ( la meute) et l’insuffisance des moyens de protection mis en place. Tant que l’ovin représente une proie facilement accessible, le loup, lorsque le mouton est présent sur le secteur investi ( durant 3 ou 4 jours), prélève le plus vulnérable.

 

Page 34 : Le loup attaque le bétail autant de jour que de nuit, en présence des hommes et des chiens

 

Complètement faux, à voir les statistiques.

 

Page 34 : Les loups n'hésitent plus à tuer et à consommer leurs proies à côté des maisons, près des écoles et sur les places de village, comme nous le verrons plus loin ou comme on peut le constater dans les photos en annexe.

 

Toujours plus délirant, le canidé consomme sa proie, de nuit, là où elle est abattue, et uniquement si, il n’est pas dérangé. En particulier, lors de fortes chutes de neige, puisque le gibier descend vers la plaine ou les bas-sommets, moins enneigés.

 

Page 35 : A Clamensane, Alpes de Haute Provence, 5 brebis gestantes ont été blessées et 30 brebis tuées, « égorgées, saignées, décapitées, éviscérées » …. à moins de 150 mètres d'une école.

 

Dans les faits : je cite un article de presse qui, traite les évènements, (http://www.laprovence.com/article/actualites/1877717/attaques-du-loup-les-chiffres-de-la-predation-explosent.html)

 

« Plusieurs attaques, dont certaines en pleine journée, ont eu lieu depuis une dizaine de jours. Ce sont d'ailleurs les chiens de protection qui ont fait fuir le loup.

À moins de 150 mètres de l'école de Clamensane

Autre pâturage et autre attaque. Sur la montagne du Blayeul, à Beaujeu, une prédation s'est, là encore, déroulée en plein jour, au nez et à la barbe du berger et des chiens de protection du troupeau de 1863 têtes de bétail. Ce n'est que le lendemain de l'attaque que le berger a constaté les blessures sur un jeune tardon et quatre autres ovins.

Après comptage du troupeau, des recherches ont été entreprises pour retrouver le bétail manquant. Neuf brebis tuées ont été localisées, douze manquent toujours à l'appel soit un bilan de 26 ovins blessés ou tués   extrait de l’article de La provence.com du 20 juillet 2012.

 

Cette prédation dont personne n’est le témoin, se serait développée en plein jour ! Comment peut-on en être sur, puisqu’il n’y a aucun témoin de la scène ?

 

Page 35 : Les exemples sont nombreux …(Le loup perd sa crainte de l’homme en France)

 

La majorité des exemples est repris à partir d’article de presse, dont chacun connaît les approximations dans le rendu exact des paroles prononcées par les témoins. Les journalistes intervenants sont rarement férus de naturalisme.

Ou pas du tout repris. Comme l’exemple de la bergère assoupie au pied d’un mélèze ! Ou pire encore, sans aucune réalité avec les vérités naturelles. Un enfant assiste à une chasse du loup, sur un ongulé, strictement par hasard. Ce qui expliquerait le coté « perte de crainte » du canidé. Raisonnement totalement absurde.

 

Page 36 : « Les loups n'ont plus peur de l'homme. Je me demande ce que ça va donner cet été dans les pâturages d'estive, le couple a eu 3 petits ... »

 

En vérité, le loup n’a jamais eu peur de l’homme, il le néglige, tout simplement, ce qui ne signifie pas qu’il est un prédateur de l’homme. Mais bien, ce qu’il a toujours été, c’est à dire un concurrent très intelligent, qui occupe les mêmes aires que l’éleveur. Point !

 

Page 37 : Pris de colère, sous le coup de l'adrénaline, Mr Maître s'est avancé, en lui jetant les pierres et en hurlant. Le loup est reparti … « sereinement » - le dévisageant toujours de côté, avec un air très posé, « fier ». « Pas du tout comme un chien sur qui on jette des pierres ». « Les loups ne sont plus pareils depuis 2 ou 3 ans », « ils n'ont plus peur de l'homme », « on les voit de plus en plus de plein jour », « ils viennent près des bâtiments, ils ont même mangé le colley du voisin juste derrière la maison ».

 

Laurent Garde écrit :  « On ne sait pas si on ne va pas perdre la maîtrise de la situation ou si on ne l'a pas déjà perdue. Les choix politiques qui ont été faits jusqu'à maintenant reviennent à dresser le loup à consommer l'ovin.»  

Cette affirmation résume une situation locale, non une réalité généralisée. Le loup sieste une bonne partie de la journée et se déplace aussi et souvent de jour, pour investir le secteur dans lequel il a provisoirement élu « prédation » Absolument rien d’anormal. Il ne se contente pas, que, de chasser, il contrôle complètement son territoire, en tant que grand prédateur. Pour le reste, c’est tout à fait subjectif. (témoignage)

 

Page 38 : Luis Llaneza, biologiste expert, écrivait même en 2011, que le régime des loups dans les Asturies, d'après l'étude de 70 contenus stomacaux, est basé sur le bétail.

 

Les relevés de l’Oncfs et du Cerpam, prouvent le contraire. Ils sont pourtant connus de tous mais l’auteur en fait fi !

 

Page 38 : Rappelons-nous qu'il y a eu plusieurs attaques sur enfants, dont 4 fatales en Espagne, au 20ième siècle.

 

Dans les faits, un seul événement a porté à suspicion et les faits n’ont rien corroboré de déterminant. Il n’y a aucune preuve tangible concernant cette affaire.

 

Page 46 : surveiller ses enfants de près quand un loup est repéré régulièrement dans les environs ou lorsqu'une attaque sur animaux a eu lieu dans le secteur - alors qu'il a souvent été dit que les attaques sur des enfants étaient des fabulations ...

 

Pour se protéger du loup, il faudrait surveiller ses enfants, la cocasserie de cette phrase navrante, est digne du plus grand humoriste. Pour sûr, ce genre de propos ignares est uniquement destiné à faire peur. Sans aucun cas avéré, exact, en Europe, de prédations sur l’homme, et encore moins sur l’enfant chéri, depuis plus de 50 ans.

Voir les commentaires de Louis Dollo sur les vidéos de loups qu’il utilise pour générer la peur du loup décomplexé. http://www.buvettedesalpages.be/2012/10/lecon-de-journalisme.html

 

Quand le Sepaq contredit, l’auteur

 

Page 61 : Prélèvements de loups dans les parcs nationaux outre-atlantique

 

Il est souhaitable de comparer les écrits de L. Brook et ceux du Sepaq, auxquels elle se réfère, c’est édifiant de désinformation. (http://www.sepaq.com/dotAsset/8946.pdf)

 

L’auteur : Dans le Parc d'Algonquin, entre 1987 et 1998, il y a eu 5 attaques de loup, principalement sur des enfants, par 4 loups différents

 

Sepaq :Les quatre loups s'étaient étroitement associés aux gens pendant les semaines ou les mois qui ont mené aux attaques et il est probable que certains (mais pas tous) aient obtenu de la nourriture des visiteurs.

 

Personne ne parle d’enfants ?

Ici encore le comportement anormal de l’homme engendre le comportement anormal du sauvage.

 

L’auteur :Le Parc abat un loup environ tous les 2 ans.

 

Sepaq : Depuis que cette procédure est en place, le parc provincial Algonquin connaît des cas de loups intrépides sur une base régulière, environ un loup tous les deux ans. Malheureusement, la mise à mort est requise la plupart du temps.

 

 

Les « Lignes directrices pour la prévention et la gestion des loups familiers au parc national du Mont-Tremblant » vise à :

 

« empêcher que des loups familiers ne blessent des humains »

 

« sensibiliser les visiteurs sur la façon appropriée d’observer des loups afin d'empêcher la familiarisation; »

 

Je cite le document du Sepaq : « Malgré le fait que les agressions d’humain par des loups soient très rares en Amérique du Nord, il est important de s’y pencher dans le but de bien cerner les risques et de comprendre la situation à laquelle nous pourrions faire face. »

 

C’est donc l’expérimentation d’une mesure préventive, induisant, une possible agression du canidé sur l’homme et non des actes répétés et probants.

 

L’auteur : « Le parc Banff a dû abattre des loups également, tout comme le Parc Mont Tremblant - 3 loups abattus en 2007 »

 

Sepaq : « Le parc national de Banff en Alberta a lui aussi connu des problèmes avec des louveteaux et des loups d'un an. En date de 2003, deux loups y ont été abattus. L’un avait tué un chien dans le jardin d'une personne et l’autre avait été nourri et avait approché des humains (Parc national de Yellowstone)

 

L’auteur : « Il y a eu une attaque sur un homme sur L'île Vargas en 2000 et sur l'île d'Ellesmere en 2001. »

 

Sepaq : « Parc provincial de l’Île Vargas (Colombie-Britanique)

En 2000, au parc provincial de l'Île Vargas en Colombie-Britannique, des loups familiers auraient attaqué des campeurs pendant leur sommeil, et ce, assez sévèrement pour exiger des points de suture (Parc national de Yellowstone, 2003; Linnell et coll., 2002; McNay, 2002). On a vu des humains nourrir ces deux loups. Aucun plan de gestion n’a été élaboré. »

 

Les faits ne sont pas avérés !

 

Sepaq : Le parc national du Mont-Tremblant (PNMT) aurait connu trois épisodes de loups familiers; le dernier aurait touché plusieurs individus d’une même meute. C’est donc une hypothèse. Et aussi « Au cours de l’été 2002, deux louveteaux ont, à plusieurs reprises, été aperçus en train de courir vers des voitures sur la route 1 dans le secteur de la Diable. »

 

Ici encore, les faits ne sont pas avérés. Pure désinformation.

 

Sepaq  « Au cours de l’hiver 2005-2006, une meute de cinq loups a, à quelques reprises, été observée sur la route 1. Elle avait une attitude nonchalante et tolérait la présence de véhicules arrêtés pendant quelques minutes avant de s’éloigner en forêt. »

 

Tous les naturalistes de terrain savent qu’un véhicule, à l’arrêt, voire en déplacement est rarement associé à la présence de l’homme. C’est donc un comportement tout à fait normal. Les nombreux cadavres de la faune sauvage, qui jonchent nos routes, le confirment également.

Voir les vidéos surhttp://www.buvettedesalpages.be/2012/10/lecon-de-journalisme.html

 

Sepaq « Dans le camping le Castor, il y a eu chapardage de nourriture sur le site de camping d’une famille accompagnée d’enfants. » et encore « Le loup « roux »a été aperçu au camping « Castor », chapardant un bifteck dans un sac de déchets. Il a ensuite rôdé toute la matinée dans la Ménagerie. Il a été éloigné par un garde-parc. »

 

L’ensemble des exemples cités par l’auteur dont dus à des défauts de comportements humains. Sans exception. Et non à des agressions directes sur l’homme.

 

Sepaq : «Plusieurs scènes de chasse de faons, de cerfs adultes et de ratons laveurs ont été rapportées par les visiteurs et les employés. 

 

Et aussi, je cite le Sepaq : « Un enfant qui a déclaré à un journaliste s’être fait réveiller par un loup qui lui sentait la joue alors qu’il dormait à la belle étoile;

Un loup circulant sur un camping s’est emparé d’un ballon de plage;

•Un loup se serait introduit dans le vestibule d’une tente pendant la nuit après avoir rôdé à deux reprises autour du site…

 

Uniquement des suppositions ! Et de conclure :

 

« Dans aucun cas des menaces ou des signes d’agressivité n’ont été rapportés par les visiteurs » et encore « C’est à la suite du prélèvement du ballon de jeu que la décision de tendre des collets fut prise. »

 

Voilà toute la dangerosité du loup dans les Parcs Nationaux.

 

Page 68 : « 2013.La mi-mars 2013, un loup - manifestement non-enragé – aurait été abattu après avoir attaqué une femme à la gorge, au bord d'une route dans le Manitoba. La femme serait descendue de son véhicule pour secourir des automobilistes.

Ayant reçue plusieurs coups de crocs au cou, la femme a été soignée à l'hôpital – ses blessures étaient trop profondes pour recevoir des points de suture. (143)

L'enquête est en cours.

 

L’auteur atteint ici, les sommets de la manipulation, « un loup aurait… », c’est donc une stricte hypothèse. « La femme serait », faut-il se demander, si elle existe ?

« Les blessures étaient trop profondes… » Guignol n’aurait pas fait mieux, il n’y a pas de plaies qui ne puissent être traitées par « suturation », sauf dans un cas précis. Après un délai généralement reconnu de 6 heures, et non en fonction de la profondeur des blessures. Il semble que l’auteur soit prêt à tout, dans son argumentation, pour expliquer que la destruction de meute est la solution aux problèmes du pastoralisme.

 

la suite ici: La fin d’un « Mythe » ou les révélations d’un « Songe » totalement creux ? Les Contradictions et Observations - Nature Environnement Jean-Luc Valérie

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