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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:01

COUVERTURE

Je viens de lire les" boni-mensonges" des éleveurs ovins "Bio"de la région Paca...dans "Contribution des éleveurs bios de PACA sur le sujet du loup

 

AG FNAB du 26/27 mars 2014.....

 

une pléiade de désinformations et ça commence fort, dès la première phrase, je cite..............."Les éleveurs n'ont jamais souhaité ni revendiqué l'éradication du loup. "....une boutade certainement...En résumé, ils cherchent à obtenir la déclassification du statut de protection du canidé, ce qui serait équivalent à se tirer une balle dans chaque pied et pour cause, 1) le résultat sera catastrophique en terme de dispersion, et de niveau de prédation sur les domestiques, 2) avec ce type d'affirmations pour la plupart totalement fausses, voire destinées à nuire à une espèce protégée, ils vont pousser les consommateurs, à changer de "crèmerie.."

 

je cite, "Les éleveurs réclament simplement que l'état et les pouvoirs publics adoptent enfin une politique cohérente qui leur permette de protéger efficacement les troupeaux." FAUX...les syndicats, fnsea, la conf etc, ne demandent que la destruction du canidé..

 

je cite, " Les seules mesures de prévention passive des troupeaux qui avaient été proposées comme alternative à la prédation (filets de protection, regroupement nocturne, présence des patous) ont amplement démontré leurs limites". FAUX, 75% des prélèvements le sont sur des domestiques non gardés, isolés ou perdus et sans chien de protection.....et en dehors des parcs de nuit....

 

je cite, "En bref, les différentes politiques gouvernementales menées en France depuis 1992 sous la pression des associations de promotion du loup ont conduit à la sélection sur notre territoire d'une population de loups délinquants, dont le comportement de prédation s'est spécialisé sur les troupeaux au détriment de la faune sauvage." FAUX, toutes les études prouvent qu'une meute forte et stable prélève moins de domestiques (16% des conso)

 

Je cite, "Aux États-Unis, après

2 attaques mortelles sur l'homme, dont la dernière en 2010 sur une

randonneuse, les autorités ont radicalement changé de cap. Les meutes

qui vivent dans l'environnement du troupeau sont maintenant considérées

comme potentiellement meurtrières, et de ce fait éliminées." TOTALEMENT FAUX, aux USA, la rage est responsable de quelques cas de morsures (propagation par le raton laveur), certes mais les autorités reconnaissent que les agressions du loup, sur l'humain sont "extrêmement rares".

 

je cite "La gestion de la population des loups doit être confiée à un corps

spécialisé de louvetiers sous contrôle de l’Etat, formé aux techniques

de piégeage et disposant de compétences, de moyens et de technologies

adaptés". FAUX, la régulation du loup doit se faire en dehors des structures de l'Etat, après études de situation pointues avant , pendant et après les tirs....et par un collèges de spécialistes, chasseurs, biologistes, techniciens et naturalistes, hors pression du système mis en place!

 

A suivre

 

jlv

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 05:49

CEVENNES38

 

Alors que l’eau continue d’émerger des fonds karstiques à Villoncourt, sur la future décharge, que la population de Neufchâteau conteste les décisions de suppressions de train, que les éleveurs et centres équestres contestent la validité d’une Tva à 19,6%, que les élus de Norroy-sur-Vair, Vittel, Contrexéville refusent de subir l’odeur nauséabonde, il est vrai, du cochon domestique, il est un sujet qui semble faire l’unanimité à Gérardmer. Le loup !

CEVENNES31

Il est dit, en assemblée générale de l’association pour l’équilibre et le développement du massif vosgien, qu’il faut l’exterminer, alors que la direction du Parc Régional des Ballons des Vosges semble affirmer (qui ne dit mot, consent) que les Vosges ne connaissent pas de solution permettant de vivre avec le loup. Un comble pour un organisme qui parle d’éco-responsabilité dans son projet de charte 2011-2023 dont je rappelle les principes :

 

Dresser un état des lieux

Définir des objectifs

Définir des actions

Mettre en place un plan d’actions

Evaluer donc quantifier et apprécier

 

Il semble l'information émanent des éleveurs ne soit pas exacte:

je cite les propos de Monsieur Olivier Claude:

 

"J'ai dit lors de cette AG où je me suis fais interpelé de manière assez vive sur le positionnement du Parc (L'AEDMV souhaiterait que le Parc se prononce contre le loup) "que les solutions techniques de protection des troupeaux existantes ne semblaient pas forcément adaptées au contexte des élevages vosgiens et qu'il fallait trouver des moyens spécifiques". J'ai par ailleurs insisté sur la nécessité d'être au coté des éleveurs pour anticiper l'année 2012. 
Pour ce qui est de la décision politique sur le positionnement du Parc, un débat devrait prochainement se tenir dans le cadre du Bureau du Parc."
 Il ne reste plus qu’à tirer l’animal pour la grand majorité des élus!

 

 

Voir le lien, un clic sur l’édition de lundi pour écouter les infos concernant cette assemblée générale.

 

 

http://www.cocktailfm.com/radios-vosges/infos-locales.php

 

au point 226 le compte rendu démarre cliquez sur la bande verte

 

Les infos locales et des hautes Vosges

Du lundi au samedi, Cocktail FM vous propose quatre journaux d'informations locales présentés par Jean-Christophe Givord et Jean-Yves Didier
Du Lundi au samedi de 7h30 à 8h30 et de 12h30 à 18h00
Edition du jour : podcasttelecharger

 

Logo-2011-UNE-Cocktail-FM.jpgfichier_du_20110903165239.jpg

Je résume, parlant des loups :

 

« Samedi c’était l’assemblée générale à Gérardmer de l’Aedmv la cible habituelle de cette association sont les écologistes…plusieurs élus étaient présents donc JJ Weber conseiller général du Saint-Amarin, en Alsace, qui a réclamé carrément leur extermination… »

 

A ce titre le conseiller général confirme son esprit d’ouverture dont il parle en ces termes sur son blog à propos de l’écologie :

 

 

« beaucoup restent des esprits fermés, hostiles à toute initiative, des sortes d’intégristes ou d’ayatollahs qui cherchent toujours à s’opposer à tout ce qui pourrait apparaître comme un progrès. »

 

Les éleveurs présents ont aussi remarqué les déclarations de la direction du Parc des Ballons des Vosges et le commentaire suivant attesterait que malgré des efforts conséquents, il serait impossible d’accueillir le loup sur le Parc Naturel Régional.

« une info pour vous: le directeur du parc des ballons Olivier Claude a avoué hier publiquement a l'AG de l'AEDMV qu'il n'y avait pas de solution pour vivre avec le loup dans les vosges. L'info n'a pas été reprise dans le journal mais tous les participants l'ont bien entendu!

(Pourtant, il y a beaucoup de personnes qui bossent au parc pour trouver des solutions. ..) »

Il semble, une fois de plus, que la contradiction soit dans les esprits.

 

jlv

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 05:49

CEVENNES38

 

Alors que l’eau continue d’émerger des fonds karstiques à Villoncourt, sur la future décharge, que la population de Neufchâteau conteste les décisions de suppressions de train, que les éleveurs et centres équestres contestent la validité d’une Tva à 19,6%, que les élus de Norroy-sur-Vair, Vittel, Contrexéville refusent de subir l’odeur nauséabonde, il est vrai, du cochon domestique, il est un sujet qui semble faire l’unanimité à Gérardmer. Le loup !

CEVENNES31

Il est dit, en assemblée générale de l’association pour l’équilibre et le développement du massif vosgien, qu’il faut l’exterminer, alors que la direction du Parc Régional des Ballons des Vosges semble affirmer , au dire et commentaire d'un éleveur que les Vosges ne connaissent pas de solution permettant de vivre avec le loup. L'organisme parle d’éco-responsabilité dans son projet de charte 2011-2023 dont je rappelle les principes :

 

Dresser un état des lieux

Définir des objectifs

Définir des actions

Mettre en place un plan d’actions

Evaluer donc quantifier et apprécier

 

Il semble, à l'évidence, que l'information émanant des éleveurs ne soit pas exacte:

je cite les propos de Monsieur Olivier Claude:

 

"J'ai dit lors de cette AG où je me suis fais interpelé de manière assez vive sur le positionnement du Parc (L'AEDMV souhaiterait que le Parc se prononce contre le loup) "que les solutions techniques de protection des troupeaux existantes ne semblaient pas forcément adaptées au contexte des élevages vosgiens et qu'il fallait trouver des moyens spécifiques". J'ai par ailleurs insisté sur la nécessité d'être au coté des éleveurs pour anticiper l'année 2012. 
Pour ce qui est de la décision politique sur le positionnement du Parc, un débat devrait prochainement se tenir dans le cadre du Bureau du Parc."

 Il ne reste plus qu’à tirer l’animal pour la grand majorité des élus!

 

 

Voir le lien, un clic sur l’édition de lundi pour écouter les infos concernant cette assemblée générale.

 

 

http://www.cocktailfm.com/radios-vosges/infos-locales.php

 

au point 226 le compte rendu démarre cliquez sur la bande verte

 

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Je résume, parlant des loups :

 

« Samedi c’était l’assemblée générale à Gérardmer de l’Aedmv la cible habituelle de cette association sont les écologistes…plusieurs élus étaient présents donc JJ Weber conseiller général du Saint-Amarin, en Alsace, qui a réclamé carrément leur extermination… »

 

A ce titre le conseiller général confirme son esprit d’ouverture dont il parle en ces termes sur son blog à propos de l’écologie :

 

 

« beaucoup restent des esprits fermés, hostiles à toute initiative, des sortes d’intégristes ou d’ayatollahs qui cherchent toujours à s’opposer à tout ce qui pourrait apparaître comme un progrès. »

 

Les éleveurs présents ont aussi remarqué et cherchent à déformer les déclarations de la direction du Parc des Ballons des Vosges et le commentaire suivant attesterait que malgré des efforts conséquents, il serait impossible d’accueillir le loup sur le Parc Naturel Régional.


« une info pour vous: le directeur du parc des ballons Olivier Claude a avoué hier publiquement a l'AG de l'AEDMV qu'il n'y avait pas de solution pour vivre avec le loup dans les vosges. L'info n'a pas été reprise dans le journal mais tous les participants l'ont bien entendu!

(Pourtant, il y a beaucoup de personnes qui bossent au parc pour trouver des solutions. ..) »

 

Cette déclaration des éleveurs est déformée après vérification des propos émis par la direction du PRBV

Il semble, une fois de plus, que la contradiction soit dans les esprits.

 

PS

Cet article faisait débat ( voir les commentaires) , je confirme que certains éleveurs dont Bruno L. affirment je cite:

 

"L’info de la déclaration du parc à l’AG de AEDMV que vous avez mis en doute est gênante, c’est pourquoi vous la mettez en doute. Demandez a une des personnes qui était présente à cette AG. De toute façon, Mr Olivier Claude vous la quasiment confirmé.
Votre phrase « Il semble, à l'évidence, que l'information émanant des éleveurs ne soit pas exacte » doit être modifié, car l’information est vraie."

 

le lien vers Vosges Télévision:

 

 

http://www.vosgestelevision.tv/emission.php?id=4&num=1

 

il semble qu'une étude des caractéristiques de l'élevage dans le massif soit une alternative à l'éradication du loup! Alors que les éleveurs confirment leur souhait de voir se mettre en place un procèsus d'extermination!

 

Comment peut-on prêcher à la fois pour une politique de mise en protection des troupeaux tout en affirmant que l'extermination du prédateur est indispensable! Comment avoir un retour d'expérience probant sur les protections mises en place sans expérimentation possible, faute de prédateur? Alors que les professionnels affirment que le loup sera présent demain sur le massif, qu'il soit tiré ou non, aujourd'hui!

 

jlv

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 12:19

infosloup2.jpg

 

Je cite :

 

« En Italie, dans les Abruzzes, les territoires mesurent de 120 à 200 km2, tandis que dans le Mercantour, les 4 meutes occupent des territoires d’environ 200 km2 chacun. » ( données de 2004, je pense)

 

« Le loup chasse volontiers le cerf, le chevreuil, le chamois, le mouflon, le sanglier (surtout les marcassins). Le bouquetin est une espèce qui apparaît rarement dans son régime alimentaire, certainement parce que l’espèce est difficilement accessible » ( dans une étude de l’Oncfs le bouquetin représente de 0 à 10% des proies, il semble que le canidé passe d’une espèce à l’autre relativement vite, exemple, il est passé en Mercantour entre 1994 et 1998 du mouflon au chamois, qui est devenue alors la première espèce prélevée en volume à un niveau de 50%)

 infosloup1.jpg

« Par exemple, en été, la consommation d’ongulés sauvages au Mercantour excède ou égale la consommation de moutons, malgré la présence de 2,5 fois plus d’ovins (souvent non gardés) que d’ongulés sauvages à cette période de l’année. Le mouflon, espèce introduite et souvent mal adaptée à son milieu, peut constituer une part importante du régime alimentaire du loup, à tel point que l’espèce a déjà disparu de certaines régions d’Italie. »

(Une étude personnelle démontre que la baisse des effectifs du mouflon est due à une pression de chasse excessive, voir le lien suivant :

 

http://naturenvironnement.over-blog.com/article-le-retour-du-loup-en-lorraine-84225588.html )

 

 

« L’estimation des besoins alimentaires des prédateurs permet d’essayer d’évaluer le nombre d’ongulés tués par les loups. Le besoin journalier d’un loup est d'environ 3,7 à 4,5 kg ou 0,13 à 0,21 kg de cerf/kg de loup/jour. Avec une valeur de 0,17 kg de cerf/kg de loup/jour, un poids moyen des loups de 28 kg et un poids moyen des cerfs/biches de 70 kg, la consommation annuelle est d’environ 25 cerfs/biches. »

(Rien ne dit qu’il absorbe cette quantité en une seule fois ! Les affirmations qui pourrait laisser croire que le loup peut absorber 10 kg de viande durant un repas, me semble fantaisiste, comment le canidé pourrait-il se déplacer avec l’équivalent de 35% de son poids dans l’estomac, faites le test sur votre chien, d’un poids de 45kg, après s’être gavé de 2 kg d’abats crus, il ne se déplace plus !)

 le retourduloupenlorrainejlv29

 

« Les attaques se concentrent souvent sur quelques troupeaux particuliers. Par exemple, dans la province des Abruzzes, lors d’un échantillonnage, seuls 4,1 % des propriétaires ont subi plus de 2 attaques par année. Cependant, cela représente 30,8 % des indemnisations. La même constatation a été faite au Mercantour. »

« Il est probable que le stimulus pour qu’un loup cesse de tuer, et passe au prochain comportement qui est la consommation de la proie, soit l’absence de mouvement. » ( Cela concerne les prédations sur ovins domestiques)

 

« Le loup est aussi un charognard et n’hésite pas à visiter les décharges s’il n’y a rien d’autre à manger. »

 

 

 

Répartition du loup et prédation improbable sur l’homme

 

« La Scandinavie compte environ 40 loups, la Finlande une centaine, tandis que la Péninsule ibérique abritait encore 1'500 à 2'000 loups lors du recensement de 1988 . L'Italie compte 500 à 1000 loups selon les s6urces. La plus grande population européenne se trouve en Roumanie (environ 2500 loups). »

 

« Plus de 60 000 loups vivent au Canada et jamais une attaque spontanée d’un animal sain sur l’Homme n’y aurait été observée. Luigi Boitani, un spécialiste du loup, a examiné les rumeurs faisant état d’éventuelles agressions en Italie. En 20 ans, aucune personne n’a été blessée par un loup. Dans ce pays, où les loups vivent depuis des millénaires dans un paysage domestiqué, les prédateurs ont appris à vivre discrètement et très proche des hommes tout en les évitant habilement. »

 

 

Historique des tirs sur le loup, le braconnage est partout

 

« Au moins 7 loups furent tués en Suisse pendant ce siècle: un loup au Tessin en 1908 (en 1914 un couple de loups fut aperçu à Lignerolle dans le Jura vaudois), un mâle le 27 novembre 1947 près d’Eicholl (VS); une femelle de 30 kg (vidée) le 9 septembre 1954 à Alpe Campascia d’Ur, commune de Poschiavo (GR); un loup au Tessin en 1971; un mâle adulte le 13 décembre 1978 près de Lantsch / Lenz (GR) et enfin un mâle adulte de 5 ans de 41 kg près d'Hägendorf (SO) le 15 mai 1990. Un loup a en outre été tiré près de Reckingen (VS) fin novembre 1998. Un ou deux loups ont sévi dans les Vals Ferrets et d’Entremont (VS) entre 1995 et 1996. Depuis, les observations se sont fait plus régulières (cf. Retour naturel du loup). »

 Un cadavre de Martre

 

« En 1985 toujours, un loup est tiré près de la frontière franco-italienne à l’est de Cuneo. Au printemps 1987, un loup est tiré dans les Alpes-Maritimes dans le secteur de l’Authion / Vallée de la Roya, en lisière du parc National du Mercantour.

De 1980 à 1989, au moins 49 loups (tous ne sont pas découverts) ont été tués dans la région englobant Florence, Bologne et Gênes. »

 

 domestiqueelevage4

 

La protection des troupeaux ( le document date de l’année 2004, à priori)

 

« Pour protéger les troupeaux des attaques des grands prédateurs, les bergers sélectionnèrent de gros chiens pour défendre leurs bêtes. La particularité de ces chiens était de rester en permanence avec les moutons et d’être capables de tenir tête à un ours ou un loup. Les bergers les dotaient généralement d’un collier à clous pour les avantager dans un éventuel combat avec le prédateur. Ce type de chien aurait vu le jour en Asie et son utilisation remonterait à plus de 5000 ans. Il serait arrivé en Europe en compagnie des bergers nomades originaires du Caucase ou par la route de la soie. Actuellement, on recense plus de 30 races à travers toute l’Eurasie. Avec l’éradication des prédateurs de nombreuses régions de l’Europe, l’utilisation du chien de protection s’est raréfiée ou a disparu. 

 

Face aux nombreux dégâts occasionnés par des chiens errants dans les troupeaux d’ovins en France, R. Schmitt, technicien ITOVIC (Institut de l’Elevage), a eu l’idée de réutiliser le Montagne des Pyrénées (un chien de protection utilisé traditionnellement dans les Pyrénées) pour protéger les troupeaux. Avec l’appui des Fédérations départementales ovines, il a mis en place le programme “Chien de protection” en 1985. Les résultats ont été concluants puisque le Montagne des Pyrénées s’est avéré efficace contre les chiens errants. Depuis 1994, ce type de chien est aussi utilisé dans le Mercantour pour protéger les moutons contre le loup. Correctement utilisé, il se révèle efficace et contribue à diminuer les pertes d’une manière significative. Les éleveurs voisins qui n’ont pas de chien enregistrent toujours des pertes importantes. En Italie, le chien berger des Abruzzes et de Maremme est un partenaire précieux pour le moutonnier, surtout face aux 80’000 chiens errants officiellement recensés. Le chien de protection est de plus en plus utilisé en Europe (Portugal, Norvège, France, Slovaquie, Bulgarie, etc.) face au nombre croissant des chiens errants et face au retour des grands prédateurs.

 patou-©-J.L.-Borelli-FERUS

Le principal problème quant à l’utilisation du chien de protection dans notre pays se présentera surtout pendant l’estivage des bêtes qui restent une centaine de jours en montagne et dont le gardiennage se borne souvent à une ou deux visites par semaine. En effet, pour faciliter la tâche du chien, il faudrait réunir le troupeau tous les soirs. Cependant, dans la majorité des cas, cela sera difficilement réalisable sans modifier le système d’élevage. Toutefois, des expériences réalisées en France (Haute-Savoie), en

Espagne (Monts cantabres) et en Amérique ont montré qu’il était possible de laisser les chiens seuls avec le troupeau. Les chiens se nourrissent sans problème à un distributeur automatique. S’il est correctement socialisé, il restera en permanence avec les moutons et s’intéressera peu à l’homme.

Les expériences faites en France, en Italie et en Pologne montrent que les chiens ne sont généralement pas agressifs avec les gens. Cependant, il peut arriver qu’un promeneur se fasse “surprendre” par un troupeau ou qu’il veuille absolument le traverser malgré les menaces du chien. Dans deux cas précis (Pologne et Mercantour), un chien a mordu un promeneur à la jambe.

Le chien de protection peut être un moyen de protection efficace, mais jamais à 100 %. En France, le chien de protection est un moyen très efficace pour protéger les troupeaux d’ovins contre des chiens errants. Par contre, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions quant à la protection des cheptels contre les loups (le document date vraisemblablement de 2004).

Cependant, des éleveurs et des bergers du Mercantour admettent que depuis qu’ils possèdent des chiens, le nombre de moutons tués par les loups est supportable, tandis que leurs voisins qui n’en possèdent pas subissent parfois de lourdes pertes. La même constatation a été faite aux Etats- Unis.

Le chien de protection n’est pas pleinement efficace avant 1 à 2 ans selon la race. Par conséquent, il serait judicieux de placer les chiens avant l’arrivée du prédateur. Face à un prédateur comme le loup, il est nécessaire de posséder plusieurs chiens, surtout si les loups attaquent en meute. La présence d’au moins deux chiens permet à ces derniers de s’encourager mutuellement. »

 

En conclusion, il est écrit :

 

« Le défi de ces prochaines années sera d’adapter ou de trouver des méthodes de protection appropriées à notre réalité socio-économique. Il sera aussi nécessaire d’apporter des modifications, parfois radicales à notre système d’élevage. Cependant, ce défi ne peut être relevé qu’avec la collaboration des éleveurs et des bergers. »

 

le lien :

 

http://www.kora.ch/pdf/docus/docwf_f.pdf

 

JLV

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 06:52

domestiqueelevage1En concertation totale avec Mathieu Erny, qui a connu les prédations du loup, sur son élevage ovin, dans les Alpes,  je vous propose une réflexion globale sur le thême des grands prédateurs.

 

Rendez-vous donc sur les pages de la Buvette des Alpages au lien suivant:

 

www.buvettedesalpages.be/2011/09/traitement-des-prelevements-par-les-grands-predateurs-sur-le-monde-agricole.htmlk

 

 

 

En voici l'introduction:

 

La publication de la note "Etude sur la mortalité des agneaux" a provoqué un échange de commentaires entre plusieurs lecteurs dont Mathieu Erny, berger dans les Alpes-de-Hautes-Provence, et Jean-Luc Valérie, écrivain dans les Vosges. La buvette leur a proposé de poursuivre leur raisonnement et de publier le texte qu'ils soumetteraient. Cet échange est à l'origine du texte qui suit...

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:47

patou-©-J.L.-Borelli-FERUS

Petit comparatif sur les statistiques de la mortalité ovine :


Soit pour 4 millions de têtes ( agneaux) en 2009, des pertes qui s'élèvent à 800 000 agneaux....que valent les chiffres qui parlent de 500 000 pertes annuelles (mortalité)?

Faut-il cumuler les deux chiffres?

Doit-on estimer les pertes financières dans une fourchette de " 100 à 170 millions d'euro", chaque année?

soit pour 50 000 exploitants (2009)une perte moyenne de 2000 à 3400 Euro.

publoup3

En rapportant ce chiffre à 4286 ovins prélevés par le loup, en 2010 ( 3578 en 2009, je vous laisse faire le ratio), on relativise totalement le coût du loup, au niveau national:


soit 558 000 Euro dont le coût ramené à l'éleveur représente 11.16 euro par an et par éleveur....


En conclusion, dans le pire de ces scénarios, la mortalité par prédation (du loup) coûtent 180 fois moins que la mortalité ovine globale et représente 0.55% des pertes ovines globales....mais nous en parlons 180 fois plus!

Mais là n'est pas l'objet de mon propos:

domestiqueelevage1

Serait-il possible de créer un fond d'indemnisation mutualisé des éleveurs ovins, le FIMEO comme dirait l'administration?

Dont la cotisation annuelle de 33 euro (obligatoire?) permettrait de couvrir les risques de prédations des grands prédateurs et leurs conséquences sur les agnelles ( stress avortement)....sous couvert bien-sûr de la mise en place d'un certain nombre de protections comme le chien de défense.....l'ensemble étant régit par le syndicat des éleveurs concernés qui bien entendu possède toutes les compétences pour apprécier le montant exact des pertes...et le niveau de protection mis en place pour se sauvegarder des grands prédateurs et par la même des petits aussi ( il parait que dans les Vosges, le renard prélève 30 agneaux par an, sur un cheptel de 700 têtes ).

Ainsi, nous n'entendrions -peut-être- plus parler du loup et de son appétit débordant pour l'ovin domestique...et l'éleveur, dans sa solitude, pourrait se targuer d'assurer le financement de ces pertes d'exploitation, finalement exceptionnelles...et localement très douloureuses!


JLV

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 11:50

 patou-c-J.L.-Borelli-FERUS.JPG

Il est possible de comparer le pastoralisme vosgien à celui du Jura ?


Dans le Jura, tout comme en Vôge, le troupeau est souvent divisé

en plusieurs lots, stationnés pendant toute la saison, dans différents parcs.

 

Une étude portant sur le massif du Jura, pendant dix ans, observant les prédations du lynx sur les ovins et caprins apporte les constatations suivantes, alors que 60% seulement des lots sont protégés.

Lynx003

La mise en service des chiens n’a pas été faite en corrélation avec la présence d’une lisière forestière. Il est donc, théoriquement possible, d’améliorer les résultats. Les chiffres parlent d’eux même !

 

 

L’étude porte sur 42 chiens dont le Patou constitue 90% des effectifs dont une majorité de mâle. ( 70%)

 

22 éleveurs ont participé à l’enquête menée par Jean-Marc LANDRY & Patrice RAYDELET ( pôle des grands prédateurs).

Voir le lien en bas de page.

 Lynx002

L’évolution des dommages est la suivante :

 

Chute en moyenne de 70%

 

84% des éleveurs n’ont subi aucun dommage ou on réduit les dommages de 90% ( les tentatives de prédation sur les troupeaux « protégés » existent quand les chiens sont retirés momentanément)

 

Les pertes sont élevées chez les éleveurs dont la garde du ou des chiens n’est pas assurée sur l ‘ensemble des lots de moutons ( 16%)

 

Les pertes subies le sont dans 98% des cas sur des troupeaux non protégés par le Patou ou le Maremme

 predateur001

En présence du loup, dans un cas particulier, 27% des prédations sont le fait du lynx, 73% le fait de chiens errants alors que 50% des lots ne sont pas couvert par la défense de chiens !

 

Le nombre d’années sans aucun prélèvement est de 7 en moyenne, à relativiser, puisqu’un éleveur a toujours bénéficié de protection canine pour ses troupeaux. La fourchette est large, entre 1 à 23 ans sans prélèvement.

 

4 ans semble la moyenne relative, acceptable, sur cette étude !

Plus de 80% des éleveurs atteste que la présence de chiens est indispensable.

 

Les relations entre chien de conduite ( Border collie) et Patou sont jugées bonnes dans 67% des cas de contact, sur 27 chiens observés.

 Les-mammiferes 8547 modifié-1

Le temps consacré aux chiens, varie de 5 minutes à deux heures par jour, en fonction de leur âge, 0 à 15 minutes, par jour, dans 85% des cas. La formation des éleveurs semble donc  importante dans tous les cas. Le niveau de connaissance des éleveurs, concernant le chien de défense, est faible ou moyen dans 75% des cas ! Sans formation, 46% des chiens sont efficaces, 100% quand l’éleveur est formé.

(voir le lien, en bas de page)

 

Les conflits de voisinage concernent 50% des éleveurs, répartis entre les chasseurs et les voisins directs. Les conflits de voisinage (aboiement) concernent 30% des éleveurs, les relations avec les chasseurs sont détériorées par la présence de chiens de chasse, qui ne semblent pas êtres aux ordres. Il est peut-être possible d’établir une corrélation entre le temps consacré aux chiens et les conflits de voisinage. L’importance de l’éducation du ou des chiens est donc primordiale pour assurer la paix !

 Mob001

Deux accidents notoires  (tentative de morsure) sont à relever :

 

Une tentative de pincement sur un chasseur qui cherchait à caresser un chien de défense.

 

Le saisissement du vêtement au niveau du bras, lors de l’entrée en bergerie, d’une personne non habilitée qui a outrepassé une interdiction d’entrer. Les comportements individuels irréfléchis sont donc générateur de défaut de comportement des chiens, l’information des touristes peut localement être indispensable !

 

En conclusion cette étude confirme que le chien de protection est la base d’une protection de troupeau, et atteste de la disparition ou  de la réduction des dégâts faits aux troupeaux par les prédateurs.

 

 loups européens311

Les chiens de protection ont été utilisés durant des milliers d’années sur le territoire national avant l’éradication des grands prédateurs. Il serait nécessaire d’effectuer des études scientifiques quant à la qualité des différentes sous-espèces concernées.

 

Concernant le loup, on peut attendre les mêmes résultats dans les Vosges, les terrains accidentés demandent des chiens aguerris et plus nombreux, présents en permanence. Une présence humaine plus fréquente. Les instincts de regroupement des moutons ( en général, ce n’est pas le cas de toutes les sous-espèces) facilitent le travail des chiens. Les Patou peuvent « s’auto-former », en présence d’un chien adulte expérimenté. Les premiers signes d’attachement fort vis à vis du troupeau apparaissent dès l’âge de 5 mois, à l’éleveur de garder la distance nécessaire avec son chien, afin que le troupeau devienne sa meute. L’abreuvement des chiens doit se faire au même endroit que celui des ovins.

 loup 003

Les cas de morsures, affectées par le Patou, concernent moins de 4% d’un effectif, le plus souvent, pour ne pas dire, dans tous les cas, suite, à un défaut de comportement humain ! En présence de deux chiens, la probabilité d’une morsure est donc de :

    Moins de 1 sur 1000.

 

 

Efficacité du chien au travail en zone loup ( 99% de Patou) :

 

Les prédations du chien de défense sur les ovins représente moins de 1% des chiens sur 113 chiens observés. ( 17% des chiots blessent, par jeu, un ou plusieurs agneau, d’où l’intérêt de « l’auto-formation » par un adulte chevronné, la fugue est fréquente également, avant 9 mois)

 

La présence humaine n’est pas indispensable les premiers mois de gardiennage, elle dépend du temps passé, par le chien, en bergerie. Toutefois l’accoutumance du troupeau est favorisée par un passage occasionnel de l’éleveur ou du berger.

 campagne003

Le niveau de satisfaction des éleveurs est de 92%, estimation « bonne » à « moyenne », le taux est lié aux connaissances de l’éleveur.

 

L’agressivité des chiens est ressentie dans 6% des contacts, en particulier en présence d’un chien étranger. Dans les faits sur une observation ( Ferus) de 387 cas ( randonneurs), aucune morsure n’est avérée en présence d’agressivité du chien de défense. Les mamies devront éventuellement laisser leur toutou à l’hôtel, le temps d’une belle balade !

 

Le temps d’adaptation du troupeau est de 1 à 4 mois dans 75% des cas, pour le premier chien, 1 mois pour le second.

 

Le chien de défense est efficace si :

 

Le niveau de prédation est fort

Le temps de préparation des chiots est suffisant

Les chiens sont capables de travailler dans des conditions extrêmes

 

La présence d’un berger est économiquement possible à partir de 1000 têtes de bétail, le regroupement des éleveurs, dans certains cas est donc, indispensable, pour se préserver du loup complètement.

 paysagesvosges005

Pour conclure je cite l’Est Républicain en date du 23 juin 2011 :

 

« Coté éleveurs, on est encore plus radical. « C’est simple, le VTT et le parapente à La Bresse c’est fini ! Si on continue notre élevage, on va devoir utiliser des chiens de défense. Ces chiens-là se sentent agressés par ce genre de pratique et pourraient s’en prendre à ces sportifs. En sachant qu’il suffit de deux chiens comme ça pour disséminer une meute entière de loups ! », prévient Jean-Yves Poirot. »

 

http://www.estrepublicain.fr/fr/grand-est/lorraine/info/5304324-Le-loup-flashe-dans-les-Vosges

 

Là encore, la nécessité d’organiser des études complètes dans les Vosges et ailleurs semble indispensable.

 

JLV

 

 Les liens:

http://www.polegrandspredateurs.org/

 

http://www.loup.org/spip/IMG/pdf/doc-52.pdf

 

http://www.ferus.fr/loup/le-loup-et-les-troupeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:17

LOUP4

 

Pour l’heure, il faut rappeler que pour un mouton prélevé par le loup, 150 moutons sont prélevés par le chien errant, l’incident vosgien des jours derniers reste donc complètement anecdotique. Si toutefois il s’agit bien d’un loup !  Reste à attendre les éventuelles résultat d’une analyse génétique si elle est possible à l’heure actuelle. En tout état de cause, ce retour du loup en Lorraine, s’il est conforté par la génétique, n’est que le début de la reconquête des territoires dont il a été éradiqué, les conditions étant par ailleurs totalement idéales pour de futurs meutes en formation.

 

jlv

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:24

eolienne.jpgLes éoliennes ! Le plus incroyable c’est quelles sont placées, non pas en fonction des flux de vent les plus adéquats mais plutôt en fonction de l’accessibilité des sites, des contraintes techniques et sans véritable analyse économique ou sanitaire prévisionnelle.  Il est vrai que l’éolien est une affaire en or pour les industriels et les paysans, une mode portée par le vent de l’écologie négative qui malheureusement se perd parfois dans la déraison, faute de réflexion suffisante !

 

champeoliennepollutionvisue.jpg

 

Les phénomènes d’ombres, de stimulation stroboscopique,  sans effet sur la santé humaine toutefois, vont pourtant faire l’objet d’une réglementation plus précise. Je peux donc en conclure que moins elles sont efficaces, plus elles seront nombreuses, si par erreur, les instances gouvernementales s’en tenaient à fixer des objectifs de production qui dans tous les cas, ne couvriront qu’une infime partie de nos besoins en énergie !

 

barragemontagneglace.jpg

 

Si la réglementation se durcit, il est possible que le démantèlement de certains sites pose problème comme au temps de la désindustrialisation, en créant encore et encore de nouvelles friches industrielles totalement impossible à reconvertir. Sauf à transformer ces mêmes éoliennes en nichoir ou perchoir à cigogne, pourquoi pas ! Il faut donc bien, obtenir des garanties financières dans les meilleurs délais, afin que comme de nombreux industriels dans le passé, on ne nous claque pas la porte au nez en nous laissant nous débrouiller avec des sites à démanteler !

 

cigogneaunid

 

Eh oui! Une fois encore le green business détourne les tendances écologiques légitimes, afin de faire de la préservation de l’environnement, une trop libre entreprise qui perd ses fondements. N’oublions jamais que dans l’environnement, les pollutions et perturbations multiples subies ne s’arrêtent pas aux frontières, en particulier en terme de qualité de l’air et de l’eau ! Les centrales aux charbons de nos voisins, même lointain, polluent également notre air et les ordures espagnoles finissent comme vous le savez déjà sur nos plages françaises. Je ne parle pas des produits chimiques dissous dans l’air qui se retrouvent en Arctique.

 

centralethermique.jpg

 

Alors cessons de voir les choses par le petit bout de la lorgnette, il est temps de voir les choses en grand. L’échelle mondiale étant aujourd’hui la seule possible ! Je crains donc, c’est une boutade, que le vent ne tourne rapidement du mauvais coté pour l’éolien. Personnellement je pense qu’avec 200 000 pylônes Edf, le mal est déjà suffisamment important en terme de paysages défigurés pour ne pas y apporter encore plusieurs dizaines de milliers d’éoliennes non productives !

 

soleilrouge-copie-1.jpg

 

Pour les propriétaires de maisons individuelles, dont les paysages sont défigurés, il est évident que le problème financier est plus difficile à gérer. ( ce qui n’est pas mon cas, je le précise de suite ). Tout comme pour le solaire, l’éolien n’est pas rentable, ni pour le particulier, ni même pour les collectivités, sauf à payer deux fois plus cher son énergie et renouveler sans cesse des investissements individuellement très coûteux à ce jour ! A quand les premières friches éoliennes ? A ce titre, la maison bio-climatique est certainement l’avenir en matière d’écologie, pour le reste c’est du green business sans fondement écologique véritable !

 

constructionbeton.jpg

 

1000 tonnes, c’est la masse de béton qui se cache sous une éolienne de 150 mètres. On pourra toujours faire des routes avec ces gravats sans autre utilisation possible. Des routes qui couperont un peu plus les couloirs de migration de la faune sauvage. La pollution visuelle est bien présente également ! Imaginez un parc de 1000 éoliennes, même en Beauce, terre  agricole de tradition, quel beau spectacle à montrer à nos enfants. N’est ce pas ! Sans compter les projets d’installations plus ou moins sauvages en parcs naturels à venir. Ecologie ne rime plus avec démagogie ! C’est un problème d’équilibre, tout comme pour la production électrique d’origine éolienne !

Bien à vous. JLV

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 06:35

jura.jpgOn dénigre encore le projet ITER (réacteur expérimental de fusion thermonucléaire), le réseau «  Sortir du Nucléaire » revendique la dangerosité d’un système de production basé sur la fusion. ! ITER ne produira jamais d’électricité, malgré son coût, le but connu est de maintenir et contrôler une fusion, à titre expérimental pendant... 400 secondes !


nuage.jpg

435 réacteurs à fission sont actuellement en fonction dans le monde, tous destinés à  fermer dans les 40 ans à venir. 2 accidents majeurs sont à déplorer, Tchernobyl en 1986 et Kyshtym en 1957, un troisième, moins important en terme de pertes humaines en 1979, à Three Mile Island.

reserveeau.jpg

Les modes de pilotage du système ITER, incriminés par « sortir du nucléaire » sont soit disant essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique, ce qui,  comme chacun sait, est bien une obligation, non pas de rentabilité, mais de sécurité !


paysageetang.jpg

C’est de la désinformation…tout comme de dire que la production d’électricité d’origine nucléaire ne représente que 3% des énergies consommés. Il faut comprendre que chaque énergie a ses propres adaptations à nos modes de vie ! Remplace instantanément le gaz et le pétrole par l’électricité…. la vie va…. très vite changer !


lac-gerardmer.jpg

En 2050 : les productions en énergie renouvelable seront approximativement proche de :

 

Hydraulique                         1 000 000

Eolien                                     200 000

 ( soit une forêt de 40 000 éoliennes )

Biomasse                                  100 000

Géothermie                                20 000

Solaire photovoltaïque                 30 000

 

Total                                1 350 000 MW de puissance, soit 0.30% de notre production électrique actuelle, sur une production totale nucléaire, 430 000 000 de MW, estimé en 2010.

 

pyasagecentralethermique.jpg

 

Le renouvelable, sauf à couvrir la Terre d’Eolienne individuelle et collective, et de panneaux photovoltaïques, ne remplacera jamais le nucléaire.

 

IL faut donc connaître les avantages et inconvénients du nucléaire pour se faire une opinion.

 

couchersoleil10.jpg


 

Avantages :                                               Inconvénients :

 

 

 

Energie aux usages multiples                  Mal adapté aux transports

                                                             ( pour le moment )

Coûts compétitifs                                  Investissements importants

 

Energie insensible à la fluctuation           Les petits réacteurs ne sont

des cours ( uranium )                                pas compétitifs

 

Production co2 faible                         Certains déchets ont une très

  longue durée de vie ( 10 t/an )

Production de déchets faibles en 

rapport avec d’autres industries             200 000 pylônes tht

 

Risque d’accident statistiquement          2 accidents majeurs en 50 ans

faible ( quoique ? )

 

Indispensable à l’économie                     Pollution thermique des eaux

 

Effet sur l’environnement plus faible        Les sites de production

que d’autres énergies                            sont contaminants ( uranium )

 

Energie insensible aux aléas                     Arrêt en cas de sécheresse

du climat

 

Mise en place de grands

réservoirs dont bénéficie la

faune

 

200 ans de réserve en uranium

 

lacderleversoleil.jpg

 

Bien à vous. JLV

Merci de votre visite et de vos commentaires avisés, à bientôt!

 

 

 

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