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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:32

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Ici le vivant se cache un peu plus qu’ailleurs ! Comme si la matière vive, dans l’austérité du paysage, pouvait être absorbée par le rythme cévenol. Un rythme fluide, sans cadence, sans horaire, sans autres lois que celles du naturel. Les conditions y sont souvent rudes, acides, voire tour à tour sèches ou noyées sous des trombes d’eau. La raideur des lieux est à l’image du paysage ! Chaotique, mystérieux, vaporeux, profond et secret ! Un paysage qui semble vide de tout mouvement, en dehors de celui des flots lents ou tumultueux ! En ces lieux, les extrêmes se rejoignent, formant vie et trépas, de l’herbacée à l’hirondelle, en passant par l’insecte et le saurien, nul n’est inutile à la pérennité du vivant ! Comme ailleurs, cependant ! 

 

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La larve du gomphe, à l’air, au moment de l’ultime mue, tout comme le porte-bois, à l’eau, cherche à se fondre dans la roche, afin de ne pas être reconnu. Survie oblige. L’insecte se tord sans cesse, dans un dernier effort de mutation. Avant de laisser une exuvie, coquille vide de sens, après l’envol de la libellule. La larve à fourreau, dans ses eaux acerbes, porte mal son nom ! Le tube formé par le ver tient de l’essai utilisé en chimie, agglomérat de silex, il permet le gîte et le couvert, solidement amarré en eau calme, à la roche lisse des cours d’eau.

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Même la rousse semble être de pierre, immobile, sous l’ombre de feuilles pourrissant, dégradées par un Ph faible. Peu propice à l’existence. Le têtard, dans la pénombre, également et qui traîne encore en ces eaux est lui plus vulnérable.

 

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Le plus visible dans cet univers négligent est le volant ! Du papillon à l’oiseau, entre le flambé et l’hirondelle de fenêtre, au ventre blanc, le déplacement apparaît presque comme un fourvoiement. La buse variable, elle-même, y semble pourtant plus statique encore, sur son perchoir rocheux. Certains forment des essaims, avant de se brûler les ailes dans l’onde de l’astre qui les a vus naître. 

 

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La plante y joue un rôle nourricier, qu’elle soit à graine ou à fruit, genévrier, œillet ou encore ombellifères. Chacun cherchant à se mêler au monolithe ici présent. Dans le vent violent qui s’y engouffre parfois, le genêt et le châtaigner, souvent de forme curieuse, esquisse les adaptations nécessaires à l’immortalité ou presque.

 

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L’eau en Cévennes, dérobée et fugace est omniprésente. D’une goutte se forme un filet, rejoignant la source qui donnera naissance au torrent. La fraîcheur est de mise. La pureté également.

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L’homme a pris du recul en Cévennes, les ruptures du relief, la brousse et le genêt, le climat rude, ont repoussé les affres de la civilisation vers les basses vallées. Quelques ovins paissent ici encore en toute impunité. Il est bon que le berger et ses bêtes puissent faire œuvre de travail sur une nature sans compromis toutefois. Avant que le loup ne s’y installe. Mais cela est une autre histoire.

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Retrouver les Cévennes ici :

 

http://naturenvironnement.over-blog.com/article-cevennes-des-vapeurs-de-l-aigual-aux-trefonds-des-abimes-81631295.html

 

JLV

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:37

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Le Retour du Loup Dans les Vosges

 

Historique de son éradication en France

 

Primes, battues, louvières , poisons, pièges...ont permis l'éradication du loup en 30 ans à peine

 

Entre 1898 et 1923, le loup a été éradiqué

 

Le loup et le lynx suivent les mêmes voies

 

Le lynx est en voie d'extinction dans les Vosges

 

Historique de son retour en France

 

Du Mercantour vers, Le Sud, Les Alpes, Le Jura

 

L'évolution démographique du loup

 

Un braconnage intense bloque l'évolution du loup

 

7% par an en moyenne entre 2001 et 2010

 

Mais pourquoi revient-il ?

 

Dans un écosystème, quand les proies du loup pullulent, le prédateur s’installe !

CHEVREUIL,CERF,CHAMOIS,SANGLIER... ET AUTRES PETITS GIBIERS SONT EN ETAT DE PROLIFERATION...

 

Le Loup est un Prédateur complet!

Le loup n'est pas un prédateur de l'Homme

LA RAGE A DISPARU...

LES POPULATIONS SONT DEVENUES URBAINES...

 

Ce conte se déroule en mai, alors qu'une bande de 30 loups sort du bois....

 

Présence forte et vulnérabilité du gibier, deux impératifs pour le loup

 

 

Quelques statistiques:

 

En 30 ans,

 

les populations du sanglier sont multipliées par :   40

 

les populations du chevreuil sont multipliées par:    4

 

les populations du cerf sont multipliées par:           3,5

 

Les chasseurs ont réintroduit, le chamois et le mouflon....

 

2011, Le loup s'installe, en meute, dans les Vosges

Analyse des déplacements :

 

La meute exploite une zone vitale très supérieure à la moyenne connue

 

La zone vitale représente environ 55 000 ha, il est possible qu'un 2éme phénomène se développe du coté alsacien des crêtes

 

La zone vitale et les indices de présence en Alsace

 

Conséquences du retour du loup sur la faune cynégétique

 

LE LOUP N'EST PAS UN DESTRUCTEUR

 

Il exploite toutes les ressources

 

L'emploi du temps du loup:

    sieste                = 14h

       déplacement         = 6h

            chasse               = 4h

 

Le Cas du Mouflon:

Le loup n'est pas responsable de la baisse des effectifs chez le mouflon

Proies domestiques non protégées 14%

 

LES EFFECTIFS DU MOUFLON CHUTENT QUAND LA PRESSION DE CHASSE EST EXCESSIVE

 

 

EVOLUTION D'UN ECOSYSTEME FORESTIER

 

La variabilité est la norme, assurant la pérennité du vivant

 

 

LES ONGULES EN LORRAINE

Le gibier pullule

275 000 ongulés

103 000 attributions

85 000 prélèvements de chasse

 

17% des attributions ne sont pas tirées, soit 18 000 têtes de gibier, chaque année

 

100 loups prélèvent 2700 ongulés, chaque année

 

20% des ongulés tirés ne sont pas ramassés, soit 17 000 têtes de gibier, chaque année, environ 3000 ongulés font l'objet d'une collision sur nos routes lorraines

 

EN REDUISANT DE MANIERE DRASTIQUE LES TIRS NON RAMASSES

EN GERANT QUANTITATIVEMENT LES EFFECTIFS D'ONGULES

 

ET EN PROTEGEANT LES TROUPEAUX...

 

Le potentiel d'accueil est de 600  LOUPS EN LORRAINE!

 

La gestion des ongulés en Lorraine

L'EXEMPLE DE LA MEUSE :

 

L'Evolution du plan de chasse "Chevreuil" en Meuse, de 1998 à 2009

 

Evolution du taux de réalisation des attributions de chasse

 

LA FECONDITE CHEZ LE SANGLIER :

 

 

Une compagnie de 100 individus représente:

 

5   laies adultes ( 2 ans et ragote)

20 laies de compagnie (12 à 24 mois)

 

30 laies novives ( 10 mois)

 

45 vieux, mâles ( 3 à 7 ans) et bêtes rousses ( 6 à 12 mois)

 

L'évolution démographique d'une compagnie de sangliers.

Une gestion quantitative du sanglier permet de passer d'un effectif de 100 à 800 en 4 ans

 

Les prédations du loup sur le domestique

 

 

LE LOUP REPRESENTE 1,5% de la mortalité des ongulés domestiques

 

Les proies potentielles:

 

Mouton, chèvre

 

Poulain

 

Veau

 

Anon

 

Chien, chat ( non exhaustif)

 

 

LA PERIODE CRITIQUE SE SITUE EN ETE...

 

Localement les pertes sont importantes quand les troupeaux ne sont pas protégés

 

Le Coût du loup en 2010, au niveau national

Nombre de prédations: 4189

 

pour un coût global de: 1 157 408 euro ( indemnisations)

 

soit 6430 euro par loup

 

hors moyens de protections (5 M d'euros dont Etudes)

 

soit 2 Cents par an et par habitant (national)

 

La protection des troupeaux

 

Les Contraintes:

 

Des parcs disséminés, parfois peu étendus

 

Une rentabilité faible

 

Des techniques d'élevage non adaptées à la présence des prédateurs

 

Des chiens de protection non adaptés aux petits troupeaux

 

Le manque d'expérimentation scientifique

 

 

Les Moyens de protection peu adaptés

Cerbère, filet à mouton électrifié, fladry... et les tirs d'effarouchement sont inefficaces

 

Le chien de protection, le berger et son aide connaissent certains succès!

 

Les clôtures anti-cervidé adaptés et l'âne pourraient être expérimentés

Tout comme l'utilisation de chiens de protection capable de quitter le parc à mouton, avant l'arrivée de la meute...en particulier de nuit

 

Les impératifs:

 

une prise de conscience des réalités naturelles

un regroupement des parcs contigus pour être plus efficace

 

une protection en rapport avec la menace

une présence humaine plus valorisante

 

une campagne de déboisement et débroussaillage adaptée

des moyens importants à mettre en place au profit des éleveurs

 

La problématique de la présence du loup en rapport avec l’activité d'élevage ovin dans les Vosges.

 

Exemple :

La surface disponible : 80 hectares divisés en 26 îlots

 

Le cheptel ovin  : 800 brebis et agneaux en 6 lots de 100 à 150 bêtes

 

La contrainte  : le pâturage tournant

 

Les interrogations  :

Combien de chiens de protection ?

 

Quel est le comportement du chien lors des déplacements ?

 

Que faire des chiens durant les 5 mois de bergerie ?

 

Qui va financer l'achat des chiens, la nourriture, les soins ?

 

Les comportements de déplacement du loup dans les Vosges

 

Les déplacements du loup ne sont pas aléatoires, la zone vitale est divisée en secteur

 

le loup prend des azimuts francs quand il change de secteur

 

Le loup ne cherche pas systématiquement le mouton, il prélève le plus faible sur le secteur dans lequel il est présent!

 

L'éradication du loup a mené bergers et éleveurs à perdre les réflexes et moyens nécessaires à la protection des troupeaux. Les versements de primes de destruction au 19éme siècle sont, la conséquence, aujourd'hui, de celles versées aux éleveurs et bergers, pour compenser les pertes dues au loup. Alors que les techniques d'élevage ont évolué en perdant toute conscience de l'existence de prédateurs passés !

Justifiant que toutes atteintes environnementales ont de fait un coût qui, tôt ou tard, ressurgit par les dysfonctionnements qu'elles engendrent.

 

Protéger les moutons, c'est protéger le loup!

 

 

http://www.fichier-pdf.fr/2012/02/18/le-retour-du-loup-dans-les-vosges-versioncomp/le-retour-du-loup

 

Puis faire un clic sur "Télécharger le fichier", en bas de page!

 

JLV


 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 05:07

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Loups Vosgiens : le Syndrome Suédois se met en place ?

 

 

Posons la problématique du loup sur le massif à partir d’une étude suédoise récente.

 

4 loups doivent théoriquement, compte tenu de la biologie de l’espèce, suivant un taux de croissance de 30%, une mortalité de l’ordre de 6%, faire :

 

24 loups sur le massif en 2021…soit environ 3 meutes réparties sur des surfaces comprises entre 20 000 et 30 000 ha !

 

 

24 loups doivent théoriquement, compte tenu d’un taux de braconnage donné de 27%, faire :

 

10 loups sur le massif en 2021…soit environ une meute répartie sur une surface de 40 000 ha et quelques survivants isolés….

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Explications:

 

Suite à une étude scientifique inédite, l’effectif attendu sur le territoire suédois aurait du passer de 80 individus à 700 « au minima » compte tenu de la biologie de l’espèce qui est connue en milieu sub-arctique. La période concernée est de seulement 10 ans. Ils seraient actuellement environ 280 individus dont les carences génétiques semblent importantes, faute de croisement possible des populations ! On élimine donc le loup par la génétique ! Tout en chassant l’espèce ! Avant de se faire taper sur les doigts par la Commission européenne.

 

En ramenant cela au niveau national, curieusement il apparaît que d’un effectif de 102 nous sommes passés à un effectif de 200, sur presque la même période, toujours de dix ans…. En partant sur la même hypothèse de travail, 102 loups font alors 900 loups environ…. Ce qui appliqué à l’Italie, correspond effectivement pour une même surface investie à un chiffre cohérent. ( Il y a entre 800 et 1000 loups en Italie installés sur des surfaces comparables à la France) Mais ou sont donc passé les 700 individus manquants ?

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En Suède comme en France, il semble qu'un braconnage massif et totalement insoupçonné soit responsable d’une surmortalité largement supérieure à la mortalité naturelle ! La méthode utilisée se base sur un recensement de la population par suivi radio et relevé des empreintes afin de déterminer le braconnage « dissimulé » (braconnage cryptique)

Les inventeurs de cette étude affirment que la problématique de conservation des grands carnivores doit passer par la quantification du braconnage cryptique. Les données observées et recueillies ne sont pas appropriées, à la mise en place, d’une quelconque stratégie de conservation des populations. A l’évidence le problème du braconnage au niveau européen est bien sûr, soit inavoué, soit sous-estimés, soit même ignoré ! Voire encore censuré !

 

Quelques chiffres :

 

Taux de croissance médian=         29.5 %, habituellement admis

Taux de croissance constaté=        13.51 %        ( en France il doit être du même ordre)

 

Taux de mortalité naturel=         6.25 % 

 

Taux de braconnage réel =             27.3 %

 

 

Détermination de la valeur de « braconnage dissimulé »:

 

 

« Le braconnage a eu un impact significatif sur le rétablissement de la population. Un taux de croissance annuel moyen de 13.5 pour cent est bien au-dessous du taux typique de colonisation ou le recouvrement de populations de loups.

Sans aucun braconnage, le taux de croissance annuel médian de notre population d'étude aurait été 29.5 pour cent pendant la période, c'est-à-dire plus du double du taux observé et compatible avec les populations de loup de recouvrement les plus rapides sur le rapport.

 

 

Considérant que ni l'habitat approprié ni la base de proie ne limitent les facteurs, la taille de population en 2009 aurait probablement été trois à quatre fois celui observé. Bien que la population ait continué à grandir, le taux de croissance ralenti est causé par le braconnage qui a aussi d'autres conséquences négatives. »

 

JLV

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:19

 

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Dans cet univers chaotique mêlé de roches, d’eau et d’essences de bois variées, chênaie, châtaigneraie et sapinière, une route perdue, sans issue, mène vers un monde en suspend à l’évolution lente. Celle des siècles, des millénaires auxquels s’ajoutent les temps immémoriaux ou l’eau, le feu des entrailles et la matière ont formé les secrets qui gouvernent le vivant !

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Quelques barres rocheuses, soulevées par ces temps, sont encore présentes pour témoigner des longs changements qui ont donné naissance aux Cévennes. Mélange de granit, de fer, de lave parfois, elles contiennent les minéraux qui ont donné vie aux splendeurs des abysses.

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Les causses se marient largement avec les lambeaux de forêt primaire, entaillées depuis des lustres et repiquées par l’homme à grands renforts de sapinières souvent incultes. Mais les trésors naturels sont restés enfouis pour la plupart dans la chaleur de la terre.

 

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L’eau a guidé les éléments. Les malles contenant les trésors restent encore inabordables, en majorité il est sûr ! D’une simple fissure géologique, le fluide pénètre peu à peu les entrailles dans un monde souterrain et chaotique. Ici le chaos semble être la règle, une règle sans exception, sans logique même, pour le plus bel art abstrait qui soit, celui de la nature elle-même !

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Dans les coulées successives, certains verront la main de l’homme, là, émergeant du minéral ocre et pourtant, il y a cinq cent mille ans, l’homos sapiens était inconnu en ces lieux.

 

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Cinq cent mille ans, et les millions d’années précédents qui ont sculpté eux aussi, les canyons, gorges, goures et marmites de géant assoiffés d’eaux ruisselantes et voraces ! Formant méandres pour se perdre parfois dans les profondeurs avant de surgir voilement, un peu plus loin, dans un élan ravageur, lors des épisodes cévenols ! Les orages, ici, sont tonitruants, résonnent longuement au fond des gorges, en eau courante et en air électrisé par le magnétisme terrestre. La roche y prend alors des couleurs surprenantes, d’un autre temps !

 

 

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La vie se cache ici. Sous la végétation, à l’affût d’un insecte. Dans l’attente du soleil parfois comme les fruits du sorbier. Et tout à son contraire, profite de la présence humaine pour trouver un abri sûr, comme les hirondelles novices qui réclament encore nourriture alors qu’elles ont pris leur premier envol depuis quelques heures.

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La lumière écrase parfois le relief dans cette contrée inabordable et fuie depuis l’ère industrielle. Le genet lui, contradictoire, profite sur les vallons escarpés d’un ensoleillement excessif et d’un vent toujours plus présent pour étaler ses prétentions ! La bruyère, plus haut, le remplace avidement afin de satisfaire aux dessins du vivant. Tachetant le paysage brumeux des Cévennes de couleurs vives et tenaces !

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Sous ces tâches de couleurs se cachent tout en profondeur, les merveilles des abymes. Joyaux colorés et scintillant qui  transcendent la matière autrefois inerte. Dans une fraîcheur anonyme, contrastant avec la touffeur des pluies chaudes de la surface, les couleurs et les formes se révèlent peu à peu ; organisées par l’air lui-même, ce courant ascendant ou descendant qui va draper le minéral en soies bariolées et ardentes.

 

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JLV

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 20:00

lacpierrepercee.jpgIl reste bien caché derrière les sylves mélangées de sapins, hêtres et bouleaux, avant de se dévoiler légèrement aux abords du village du même nom ! La faune y est rare en avril, le milan royal domine le sujet de son vol magistral, tourbillonnant lentement par-dessus des eaux pâles à peine flétries par un vent frais et léger.

 

 

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Pour accéder aux eaux du bassin de retenue, il faut descendre les nombreux sentiers qui convergent vers la bande sableuse qui couronne ce lac insolite de tranquillité.

 

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Quelques tronc menus et négligeables pointent encore vers un ciel bleu cobalt, sans prétention et sans vie, depuis longtemps ! Le vent est tombé soudainement et la chaleur précoce du printemps transpire avidement des sables tièdes

 

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Pourtant, à la pointe du lac, des naissances, nombreuses, se préparent, presque en secret. Secret mélange d’œufs agglutinés et de filaments aux yeux noirs appartenants aux anoures d’espèces différentes. Sûrement un carrefour de la diversité exposé au soleil de midi, afin de préserver toutes les chances de réussites, chaque espèces, grenouille verte et crapaud s’adaptant avec la même intelligence, le même instinct diront certain.

 

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Certes les crapauds n’ont pas fière allure, jouant à saute mouton, dans un rictus saisissant, le réflexe d’embrassement brutal du mâle est presque sauvage, complètement incontrôlable. Même s’ils possèdent deux vies, terrestres et aquatiques, les anoures sont fragiles.

 

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Malgré tout, c’est le minéral qui domine le paysage, un mélange, ici aussi, de grés roses, de galets et de sédiments, qui décrit une longue histoire géologique perturbée, comme il se doit!

 

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Cependant les lieux ont gardé une certaine artificialité, celle que les hommes ont bien voulu lui donné, afin de pourvoir à la sécurité de la Centrale nucléaire de Cattenom.

 

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Ce qui n'empêche pas la Pervenche de fleurir, non loin du site. Si seulement il était possible d'y revenir dans 1000 ans, la vie y aura peut être explosée!

 

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Merci de votre visite, à bientôt!


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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 05:37

 

sauleblanc.jpgJe suis artificielle cependant ma forêt alluviale est d’une richesse exceptionnelle ! Tout comme le Saule blanc, un florilège d’essences forme une jungle humide ou tous se plaisent les pieds dans l’eau. Pommiers, Prunelliers et Poiriers sauvages y voisinent, le Frêne, le Peuplier noir et l’Orme dans un monde végétal à l’air chargé des fragrances subtiles des bois morts où tous les Pics sont représentés.

 

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Le vieux Rhin, tout proche, héberge également en saison hivernale une multitudes de migrateurs comme les Chipeaux, la Sarcelle mais aussi le Fuligule et le Harle.

 

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Le Milan noir y dominent les cieux, toujours à l’affût du poisson maladif ou moribond afin d’assurer le nettoyage des lieux.

 

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Dans les prairies limitrophes la Decticelle se réchauffe au soleil et l’Ophrys abeille fait tourner la tête des mâles qui reconnaissent en elle une apis femelle.

 

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En septembre, le Triton crêté quitte les marres pour se réfugier en forêt, afin d’y passer l’hiver au chaud.

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:41

 

massifdugrandventron.jpgRéintroduit à partir de 1983, c’est le lynx qui régente la faune et les lieux sauvages du Ventron. Plus rare encore que le discret félin, le Grand Tétra cherche les clairières calmes et isolées, ce grand timide est en régression, faute de trouver suffisamment de quiétude.

 

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La Vôges par trop civilisée restent cependant une destination de choix, en hiver pour qui veut aborder les paysages canadiens ou islandais du massif. Beaucoup plus fréquent l’Amadouvier ou polypore écailleux ou brûlé, voire fuligineux est partout présents, là où l’arbre mort ou vif donne un peu de sa substance à ce parasite.

 

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Inféodé aux tourbières, le Nacré des canneberges recherche sa plante hôte pour y pondre ses œufs, sa chenille s’en nourrit presque exclusivement. Cette plante vivace, spécialiste des milieux acides peut vivre plus de cent ans si les conditions lui restent favorables. Autre plante menacée, une violacée au nom commun de Pensée s’ébat à partir de juin, en jaune, blanc ou violet !

 

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Ici le paysage est d’abord teinté de vert, pâle avec le hêtre, vert plus franc avec le sapin, où quelques tourbières jaunissantes détonnent, tout comme les éboulis grisâtres ! Dominé par le Pélerin, l’ensemble forme un paysage fabuleux ! Situé au nord ouest de Kruth la réserve naturelle du Grand Ventron  est à découvrir été comme hiver !

Merci de votre visite et de vos commentaires. A bientôt !

 

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A suivre la Réserve Naturelle de L’Ile de Rhinau.

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 22:04

frankenthal.jpgIl vous accueille volontiers sur mes terres, de son envergure étonnante, largement supérieure à un mètre, il couvre facilement mon vaste domaine classé réserve naturelle nationale depuis 1995 ! Le Grand Corbeau, tout d’ébène vêtu y côtoie la Sitelle torchepot, petit passereau acrobate et forestier ainsi que la Pulsatille blanche.

 

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Ma fleur reine des hautes chaumes, sauvegardée depuis la dernière glaciation est souvent  en compagnie de la Pensée et de la Gentiane .


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Le plus véloce de mes hôtes est sans conteste le Chamois , qui passe le plus clair de son temps sur les pentes escarpées avant de rejoindre mes chaumes matin et soir, en particulier durant mes cours étés.

 

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Durant mes froids hivers, le Sorbier des oiseleurs contribue largement à préserver la Litorne et beaucoup d’autres de mes oiseaux qui apprécient ses fruits comestibles.


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Au lever du jour, si vous tentez votre chance, en écarquillant les yeux, vous y observerez peut-être la Martre, agile et carnassière mais qui ne dédaigne pas mes baies rouges et brillantes.

 

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Située entre Gérardmer et Munster la réserve de Frankenthal vous offre mes panoramas majestueux et mes prairies d’altitudes caractéristiques.

 

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Merci de votre visite et de vos commentaires, à bientôt.

 

A suivre: La Réserve Naturelle du Grand Ventron

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 15:58

MADINE1.jpgAu cœur des terres de Meuse, ses formes déchirées ont favorisé l'établissement de longues cornées qui pénètrent profondément à l'intérieur d’eaux peu profondes. L'usage s'en répartit entre une retenue d'eau douce pour la ville de Metz, une aire de loisirs interdite aux moteurs thermiques et une réserve de chasse et de faune sauvage riche et encore sauvegardée.


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Contenus dans la plaine de la Woêvre, tapis sur un lit d'argile de plus de 100 mètres d'épaisseur, mes 35 000 000 de mètres cube accueillent plaisanciers et pêcheurs. La reine de ces eaux est sans conteste la carpe miroir ( Cyprinus carpio ) dont certains spécimens dépassent les 60 livres, Suivant les souffles du vent elles se tiennent au large dans les nombreux herbiers qui leurs assurent protection et  abondante alimentation naturelle.


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Mes fjords sauvages favorisent le maintien de multiples plantes aquatiques, le repos des migrateurs du ciel au printemps et à l'automne, mes vases renferment aussi la gammarre ( Gammarus pullex linné ), crevette d'eau douce dont l'activité nocturne est invisible et le scorpion d'eau ( Nepa cinerea ). Cet insecte ailé fort discret, bon nageur, déambule avec une lenteur extrême pour assurer sa prédation. Tout comme la Notonecte qui nage sur le dos et à la piqûre souvent douloureuse.


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Certains oiseaux s'y établissent pour fonder une famille, le cygne tuberculé ( Cygnus olor ) renouvelle chaque année ses désirs de procréer, le héron cendré ( Ardea cinerea ) apprécie la quiétude des lieux, la rousserolle effarvatte ( Acrocephalus scirpaceus ) égaie les masses de roseaux, le milan noir ( Milvus migran ) glisse son ombre sur mes eaux vertes dès l'aube, la foulque ( Fulica atra ) cache ses poussins à têtes rouges aux pieds des massettes, le grèbe huppé ( Podiceps cristatus ) cherche compagne lui aussi dans cet univers en totale harmonie.


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Malgré un climat rude en hiver et mes orages violents de l'été qui soulèvent parfois des vagues de près d'un mètre sur mes flots enragés, la forêt  prospère et compose une ceinture qui laisse de larges zones ouvertes, propices à la faune sauvage et à l'élargissement de tous les biotopes riches et exceptionnels.


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Toutefois, quelques déchets flottants, bouteilles, canette d'aluminium, résidus plastiques prouvent encore, que le respect du milieu, dont les eaux sont la sève, n'est pas encore compris. Régatiers, chasseurs, pêcheurs, promeneurs manquent encore  d'éducation. Les eaux absorbent aussi les cris stupides de certains visiteurs, même dans les zones de quiétude. Madine est un musée du vivant aquatique qui demande un minimum de tenue, le calme des lieux étant à coup sûr, le meilleur gage de pérennité pour ma faune invitée par l'homme à s'installer durablement.


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Le plus sympathique habitant de mes eaux est la grenouille verte ( Rana esculenta ), bien quelle soit tout à fait commune, elle constitue aussi un met de choix pour les plus grands oiseaux, en particulier le héron, friand dans sa solitude, de mes petits batraciens.


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Facilement repérables, certains locataires des lieux sont très bruyants. Mes cohortes d'insectes colonisent les berges et les près aux heures les plus chaudes et vibrent à l'unissons dans un bourdonnement musical permanent.

Merci de votre visite. A bientôt.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 13:37

gouffrejura.jpgLe massif du Jura est sans conteste, le plus diversifié à travers ses paysages, avec celui des Vosges, sans oublier l’Auvergne tout aussi variée. Ce qui caractérise toujours ces paysages de moyenne montagne, c’est en premier lieu, une forte pluviométrie. Souvent également, l’ancienneté d’un vieux massif érodé par le temps.


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Là où l’accumulation de l’eau et le façonnage progressif du paysage se combinent, un univers à l’allure parfois tropicale, s’est formé, en surface et en profondeur. Reculées, cascades et grottes forment alors des ensembles, reliés entre-eux par un système karstique au peuplement aquatique souvent mal connu.


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En effet cette structure géologique sédimentaire, fripé et lézardé s’accable à contenir les pluies qui s’échappent rapidement dans les profondeurs des dépôts du jurassique.  Les nombreuses cavités nommées tour à tour, gouffre, pétrin, trou ou encore baume , bief ou « exsurgence » parsèment ce territoire où l’histoire géologique est exceptionnelle de qualité. 

 

 

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Sur un site naturel classé les cascades du Hérisson relatent une histoire naturelle parfois encombrée de touristes au cœur de l’été. L’automne offre alors une alternative intéressante à la découverte de ces milieux humides colorés, ou l’Eventail culmine à 65 mètres, suivi par le Grand saut, au nom évocateur, le Gour bleu, gour signifiant trou formé dans la roche, la Forge  puis le Girard ou s’épuise enfin les eaux cristallines du Jura.


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Belles balades à organiser, même par temps de neige, si les éléments ne vous font pas peur. Le soleil y croise parfois la vapeur dorée par le spectre lumineux, au détour d'un sentier!

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Merci de votre visite. A bientôt.

 

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