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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 04:12

 

 

 

 

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Comment, pourquoi, combien? Sont les premières questions qu'il est indispensable de se poser pour aborder la problèmatique du retour du loup, quelque-soit la région française concernée. Toutes les contrées de France étant bien entendue concernées à long terme.

 

retour loup lorraine050 Depuis 1992, malgré un braconnage intense, l'espéce Canis Lups Italicus a fait un remarquable effort de colonisation des territoires vierges de tous  grands prédateurs, à l'exception du Lynx. Il est probable, à moyen terme, que le loup s'installe sur une quarantaine de départements après avoir conquis tous les massifs, Il sera vraisemblablement présent dans les Ardennes, dans l'ensemble du Massif Central, dans l'ensemble des Pyrénnées si un braconnage intense, tant du coté espagnol que du coté français cesse, rapidement! Cela dans un délai probable de cinq ans.

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le retourduloupenlorrainejlv47La Lorraine n'est pas la seule région européenne concernée par le retour du super-prédateur! L'Italie, l'Espagne connaissent des populations importantes, La Suisse, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, La Suède, La Pologne sont en cours de reconquête ou même déjà bien implantées par le canidé. Mais alors pourquoi revient-il? Là ou les proies du loup s'installent, prolifèrent souvent, le prédateur logiquement fait son retour. La variabilité d'un écosystème forestier n'étant jamais assurée par les prélèvements exercée sous pressoin de chasse cynégétique depuis les années 1970. Il est donc possible d'affirmer que le retour du loup est une réaction naturelle logique tendant à faire varier un écosystème global forestier, afin d'en assurer la pérénité! Je rapelle que la nature a horreur du vide, tout autant, la nature a horreur d'un état de surpopulation proies conduisant à une baisse générale de la diversité.

 

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le-retourduloupenlorrainejlv40.jpgToutes les conditions sont donc réunies afin d'assurer un retour du prédateur sur la quasi totalité des surfaces nationales, à long terme. Le loup est un facteur de variation chez les ongulés, Après avoir prélevé les espèces les plus sensibles à ses méthodes de chasse, il va progressivement, sans éradication, se reporter sur les autres espèces présentes, tout en éradiquant localement, donc sur son territoire de base, intégré à une zone de survie, l'ensemble des prédateurs annexes! Territoire dont la surface se compte en quelques milliers d'hectares, alors que la zone vitale est beaucoup plus importante en volume et fonction de nombreux critères naturels!

 

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le-retourduloupenlorrainejlv35.jpgBien sûr, sans contesation possible le loup, et même les loups, puiqu'il s'agit vraisemblablement d'une meute importante ont pris pied sur un vaste territoire, à cheval sur la route des Crêtes. Le nombre de prédations sur les ovins et le déroulement des prédations dans le temps et l'espace sont caractéristiques d'une meute dont les effectifs peuvent varier entre trois et sept individus. Basculant d'un coté, vosgien, à l'autre alsacien, la problématique du loup interresse toute la grande région Est.

 

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En étudiant les parcours de la Bête des Vosges, celle de 1977, il est possible de définir des séquences d'azimuts et à l'intérieur de ces séquences primaires, des séquences répétitives variables. Séquences variables qui soumises à des probabilités permettent d'envisager de manière fiable des prévisions de déplacement et une évolution à court terme ( un mois) assez proche de la réalité. Les polygones formés et les surfaces investies par la bête, sont représentatifs des polygones et surfaces étudiés en Italie et en particulier sur les meutes des Abruzes! Etonnant!Non?

 

le-retourduloupenlorrainejlv4.jpgEn vert les azimuts de déplacement sous pression de chasse (battue) , En violet clair, les déplacements successifs!

 

le-retourduloupenlorrainejlv3.jpgEn jaune, les premiers déplacements de la meute vosgienne en 2011.

 

le-retourduloupenlorrainejlv2.jpg A ce jour, les polygones et azimuts de déplacement sont devenus beaucoup plus complexes!

 

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loups-aux-portes-de-colmar-juin-2011.jpgSi vous souhaitez approfondir les cartes, merci de bien vouloir faire les recherches dans les articles précédents. ( prévisions de déplacement)

 

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le-retourduloupenlorrainejlv33.jpgVoilà un exemple décrié par les chasseurs et pourtant totalement carctéristique de l'impact du loup dans un espace pulullant en ongulés sauvages!

 

le-retourduloupenlorrainejlv32.jpgDans un espace vital ou une meute s'installe, dans l'absolue bien entendu, si une seule espèce proie est présente, les effectifs sont fortement prélevés, jusqu'à une baisse sensible de 50% de l'effectif global de départ. Ensuite, le loup connait des difficultés à se nourrir et à se reproduire, voire peut-être amené soit à disparaître, soit à migrer! La variabilité et la diversité des espèces est donc primordiale à la pérennité du loup.  Ce qui semble la base du fonctionnement de tout écosystème. Les conséquences du retour du super-prédateur dans des écosystèmes en état de pullulation sont inconnues à ce jour! Il  faut noter que des études scientifiques paraissent indispensables de ce point de vue.

 

le-retourduloupenlorrainejlv31.jpgEn violet les effectifs, en bleu, les plans de chasse successifs, la Drôme est comparée à l'Isère à un moment ou le loup est absent de ce département alors qu'il est présent dans la Drôme. ( période de dix ans)

 

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En violet l'évolution en Isère, en bleu dans la Drôme. Les graphes parlent d'eux-mêmes, le loup n'est pas responsable de la chute des effectifs du Mouflon!

 

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Pour rappel, l'évolution d'un écosystème est basée sur la variabilité! Quand les espèces proies pullulent, les prédateurs prospèrent, puis régressent en fonction de l'évolution des effectifs consommables!

 

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Il est possible d'estimer le nombre à environ 300 000 têtes de gibiers!

 

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Les attributions de chasse sont les cotas théoriques à atteindre, les plans de chasse sont les objectifs atteints, ou ades ttributions multipliése par un taux de réalisation (0.83 en moyenne).

 

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Une centaine de loups représentent localement moins de 4% des prélèvements exercés par la chasse.

 

le-retourduloupenlorrainejlv24.jpgChaque année, au niveau national près de 65 000 ongulés sont victimes de collisions!

 

le retourduloupenlorrainejlv23Il est donc possible d'estimer, en Lorraine, les capacités d'accueil du canidé. En premier lieu, le nombre d'ongulés tirés non ramassés (sources chasse) est de l'ordre de 20%! Soit environ 17 000 ongulés en 2010. Sur un total de recherche au sang, de 4500 en 2010 (Lorraine), environ 40% des recherches sont fructueuses! 10% des ongulés blessés sont donc retrouvés! Environ 2000 ongulés sont tués ou blessés chaque année en Lorraine sur les routes ( chiffre minimal). Les quotas de tirs (attributions) n'étant jamais réalisés, une sous-chasse d'environ 17 000 ongulés supplémentaires permet de déterminer un potentiel de chasse d'environ 36 000 ongulés pour les espèces prédatrices! Sous conditions de mettre un terme à certains comportements. Vitesse excessive en zone forestière, non respect du gibier, il est possible de loger et de nourrir environ 1200 loups. Sans prétendre réduire les attributions de chasse. Bien sûr, cette affirmation théorique ne fait que ressortir les capacités du milieu à accueillir les prédateurs. 600 loups, sur des surfaces forestières de l'ordre de 890 000 ha, semble tout à fait réalisable! Reste à trouver les moyens de se préserver totalement des prédations du loup, sur les ovins domestiques, entre autre.

 

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le retourduloupenlorrainejlv16Au niveau national, le retour du loup, dans des écosystèmes fortement impactés par la présence d'une population d'ongulés sauvages dont le niveau élevé est sans précédent et même inconnue jusqu'alors, par le loup lui-même, devrait faire l'objet d'études scientifiques poussées. La Lorraine pourrait être à ce titre une région pilote au niveau européen!.

 

 

 

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le-retourduloupenlorrainejlv13.jpgUne étude allemande révèle ( source chasse) que les capacités du sanglier, à se reproduire,, sont infiniment plus importantes que les plus favorables estimations  des chasseurs eux-mêmes. Ce qui explique en partie, le phénomène national, de pullulation du sanglier et les dégats exorbitants versés par les chasseurs à ce titre, sur leur propres deniers.

 

le-retourduloupenlorrainejlv12.jpgCette étude confirme que les populations les plus à même de se reproduire sont les laies novices et qu'une gestion qualitative basée sur la régle des trois tiers est indispensable à la bonne gestion d'un écosystème forestier. Le loup, s'il était poussé en organisant une gestion intelligente des attributions de chasse, dans le détail, pourrait facilement devenir l'allié des chasseurs afin de contenir des effectifs plus que sur-abondants. Tout en évitant certaines épizoties comme la peste porcine, par exemple.

 

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JLV

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commentaires

arnaud 27/09/2011 14:10


Mais pourquoi ne répondez vous pas simplement aux questions ? Je vous ai laissé mon mail comme vous me l'avez demandé.


JLV 27/09/2011 18:25



!!



arnaud 23/09/2011 00:05


Je ne peux pas trouver les réponses moi-même puisque vous seul pouvez me dire ce que vous entendrez par « pullulation », « charognard », « sureffectif »...


JLV 23/09/2011 09:09



achetez un dictionnaire alors



arnaud 22/09/2011 08:46


Ce n'est pas un interrogatoire, mais vous ne répondez pas clairement et franchement aux questions posées.


JLV 22/09/2011 11:10



rien ne vous empêche de chercher les réponses vous-mêmes!



arnaud 19/09/2011 12:13


Mais qu'appelez vous "charognard" ? Pourquoi ne citez vous pas de nom d'espèce ?


JLV 19/09/2011 19:44



C’est quoi, un interrogatoire ? Commencez donc par me laisser votre adresse mail, que je puisse vous répondre directement !



arnaud 18/09/2011 22:27


Mais outre les ongulés, quelles autres espèces pullulent d’après vous ? Et si le loup n’y peut rien, quoi faire ? Et pourquoi le dire dans votre texte ? Et la pullulation n’est il pas une notion
très humaine ? Et en quoi cela pose til des problèmes ?


JLV 19/09/2011 11:46



les charognards....le plus urgent est de ne rien faire, je pense, la variabilité d'un écosystème ne supporte pas la prolifération d'espèces nourries et entretenues, exclusivement par l'homme, ce
qui se résume à un dysfonctionnement général, engendré par des notions humaines de rentabilité! Exactement l'inverse du fonctionnement normal d'un milieu ou le vivant est plus proche de
l'exception que de l'abondance!



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