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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 19:38
La Sncf, dans les secrets du loup.

Alors que de multiples collisions sont enregistrées, chaque année, dans la vallée du Rhône, sur des canidés en dispersion provenant de l'arc alpin, certaines révélations commencent à sortir des tiroirs certainement encombrés de constats de collisions avec des loups sur les voies ferrées de France. Concernant la vallée du Rhône, les collisions se compteraient en plusieurs dizaines, depuis de nombreuses années. Le secret absolu étant la règle dans ce genre de dossier. Secret confirmé par les témoignages qui ne manqueront pas d'affluer dans les mois et années à venir.

En dehors des voies à très grand vitesse, ou la Sncf recenserait de nombreux cas, il semble que de nombreux tunnels soient devenus des pièges à loup industriels. Ainsi entre 2010 et 2012, sur la ligne Paris-Nîmes, entre les communes de Brioude située en Haute-Loire -ou le canidé sauvage serait officiellement en cours d'installation depuis 2014, seulement- et la commune de Villefort située sur le département de la Lozère, 3 canidés ont été percutés en 30 mois, dont un individu, dans le tunnel qui précède l'entrée en gare de Villefort (express Paris-Nîmes). Sur une distance, à vol d'oiseau de 100 kilomètres. Qu'en est-il pour 2013 et 2014 ?

La Haute-Loire serait donc investie par le canidé depuis près de 4 ans, sans que l'Oncfs ne s'en aperçoive ! Est-ce-possible ?

La plus-part des tunnels du Cévenol, 106 au total, se situent entre Prades Saint Julien et Langogne.

Toutefois, sur l'axe Paris-Nîmes, il faut dénombrer 98 tunnels à risque de collision, en pays cévenols. (ongulés et canidés)

Peut-on croire le que secrétaire d'Etat chargé des transports, sous couvert du ministère de l'écologie et du développement durable ne soit pas informé des nombreux cas de collisions en rapport avec le prédateur. Les chiffres connus et tenus au secret permettraient-ils de concevoir une analyse probante des processus de dispersion du loup, depuis de nombreuse années. Chiffres qui pourraient contredirent, les affirmations de l'Oncfs quant à l'évolution et à l'appréciation du niveau de population des canidés, depuis de nombreuses années. Les faits, s'ils étaient révélés, pourraient-ils expliquer, en partie, la faiblesse des dénombrements actuels (350 individus), ou tout au contraire rendre compte d'une dispersion massive du loup à l'ouest de l'arc alpin, depuis de nombreuses années ? Voire les deux !

Faut-il croire que les chiffres détenus par la Sncf pourraient laisser transparaître plus d'une centaine de cas de collision, en rapport avec la dispersion du loup, sur l'ensemble des territoires concernés, tant en Lozère que dans le Massif Central en général et surtout en provenance de l'arc alpin.

Dans le climat général de culte du secret qui régie la présence du loup, quelques soient les départements concernés, doit-on penser que les tirs actuellement pratiqués par des préfets aux abois n'ont jamais été en rapport avec les réalités naturelles ? Dans le plus grand chaos technique et scientifique possible et présent, faut-il ouvrir toutes les bases de données orchestrées par l'Etat afin de comprendre et surtout d'informer les populations comme il se doit ? Doit-on instituer un devoir d'information concernant la dispersion du loup, sur le territoire national ?

Il y a fort à parier qu'un suivi de population sérieux permettrait de distinguer beaucoup plus exactement les effectifs présents en Lozère. Dont les chiffres pourraient donner le vertige à certains. Dans « La situation du loup au niveau national » (Prospective de dispersion 2015/2018), l'Observatoire du loup estimait la population à plus ou moins 20 individus, sur le Massif Central. Doit-on croire que ce chiffre est minimaliste ?

Affaire à suivre !

jlv

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