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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 14:09

veauhauteloire240813001.jpg

Un agriculteur en Haute Loire, exploitant sur le canton du Monastier-sur-Gazeille, dans la haute vallée de la Loire a subi les prédations du loup

le 24 Aout 2013.

 

Au lendemain, vers 9h du matin, dans une parcelle situé a Chadron a proximité de la route départemental reliant Solignac-sur-Loire et Le Monastier, il a eu la désagréable surprise de trouver un veau de quelques heures, partiellement dévoré.

 

Les techniciens de l'Oncfs, lorsque ceux ci sont arrivés, ont de suite fait croire... que ce ne pouvait pas être un loup ( aucune prédation en Haute-Loire dans le département puisqu'il s’arrête a la limite sud du département). Mais ils ont demandé à l'éleveur de  ne pas ébruiter l'affaire, deux jours auparavant il y avait eut la manifestation anti-loup de Langogne.

Doit-on croire que des consignes de déni sont données? Bien sûr!

 

Aucune analyse n'a été réalisée en terme d'ADN. un piégeage photographique a été mis en place, afin de calmer l'éleveur.

 

Lorsque la gendarmerie a contacté l'éleveur pour lui rendre part des faits ils étaient les suivants :je cite,

 

«  le résultat du piégeage : il n'y avait aucune photo (pas de renards ,chiens ,ni rapaces qui ont laissés des plumes a côtés de le carcasse) or le jour ou il ont enlevé l'appareil photo la carcasse avait bougée de place »

 

Après des recherches sur le net, l'éleveur a de moins en moins de doute sur la responsabilité du loup. De plus, il faut préciser que le piège photographique est resté 4 jours en place et que la carcasse a été déplacé de 10 mètres, pour le moins, sans qu'aucune image ne soit présente sur la carte du piège photographique.

 

Doit-on parler de désinformation ?

 

 

Bien sûr, le préfet n'avait pas intérêt à dire ou a prouver la présence du prédateur, une procédure de dédommagement aurait du être mise en place et surtout cela aurait confirmé la présence du loup dans le département de Haute-Loire.


je cite encore :

 

« La carcasse à été déplacée d'une dizaine de mètres. 
Il y avait des griffures sur l'intérieur des cuisses et sur les bourses. »
Les viscères rouges du veau ont été consommées dont, les poumons le cœur et le foi.

 

Le veau était né, moins d'une heure avant la prédation,
Les 6 vaches étaient dans une parcelle de deux hectares, la mère du veau n'était pas encore délivrée, ce qui laisse à penser que la prédation a eu lieu au moment de la naissance du veau qui devait peser environ 50 kg. 


Le piège a été posé le jour du constat, dans l'après midi même.

 

Ce n'est pas la première fois que les pouvoirs publics font la sourde oreille concernant des prédations du loup sur un veau, un éleveur de Corrèze a déjà connu la même mésaventure en 2012.

 

Les loups sont en meute dans le sud du département et passent de Haute-Loire en Lozère, et l'inverse, certains faits de prédations ont été cachés par les syndicats d'éleveurs, cela étonnera sûrement, pourtant, il est nécessaire parfois de cacher la vérité, afin de faire croire qu'il n'est pas possible de se protéger.

 

Les indices de prédations par le loup sur le veau sont les suivants:

 

Il y a souvent consommation, par l'ischion, ce qui n'est pas le cas sur l'image, mais cela n'est pas systématique, en Haute-Marne, en novembre 2013, un veau a été en partie consommé, à l'épaule et au cou. Ici, par contre l'antérieur gauche a été écarté, ce qui est assez caractéristique, les cotes sont toutes brisées.

 

Le veau a la tête, posée en arrière, c'est assez caractéristique des proies du loup, voici encore d'autres éléments habituels,

 

consommation d'une épaule,

consommation après ouverture de la cage thoracique,

consommation des viscères thoraciques, avec ou sans la panse à proximité de la carcasse,

pas de consommation, en présence d'autres indices,

consommation totale avec présence de cotes brisée,

consommation, des côtes ou d'un gigot, et/ou de l'échine, totale ou partielle,

consommation des membres antérieures et/ou postérieurs, présence d'os longs brisés

panse non consommée, en présence d'autres indices,

 prédation active attestée par la présence d'hématomes,

traces de lutte et de sang, en présence d'autres indices,

broyage voies respiratoires ou lésions profondes des voies respiratoires,

présence d'os broyés suggérant l'intervention d'un prédateur de forte corpulence, os longs brisés, avec consommation,

Le département est classée en zone de dispersion sur l'Observatoire du loup, le canidé est bien entendu présent, ils étaient à 20 kms au plus, du cheptel concerné, le 8 juillet et le 26 mars 2013, une remontée vers le nord est assez classique dans les schéma de dispersion du loup, ils étaient par ailleurs de retour au sud le 8 septembre 2013.

Au sud du département, la zone vitale de la meute, en place, est posée à cheval sur les deux départements. Le loup ne connaît pas les frontières, bien entendu !

 

Le déplacement est donc tout à fait possible.

 

Affaire à suivre.

 

jlv

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