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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 17:26

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En premier lieu le chien de protection et en particulier le Montagne des Pyrénées n’est pas un danger pour le promeneur ou le randonneur s’il est bien choisi et bien adapté. L’origine de parents dévolus aux troupeaux est indispensable, l’éducation du chiot doit se faire parmi les agneaux ou les agnelles en évitant au maximum les contacts avec l’humain ! Il doit par ailleurs manger et boire avec les brebis, l’alimentation étant adaptée à son activité et aux conditions « météo ».

 

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Céréales cuites et lipides ou protéines, quand le chien est au repos en bergerie, voire lait de brebis pour les chiots, doivent être distribuées en fonction de l’âge, du travail et des conditions du terrain. Quoi qu’il en soit, un Patou tête et queue basse, oreilles plaquées ne constituera jamais un danger pour l’humain, quand le canidé domestique relève queue et tête en hérissant le poil, il convient de rester immobile, chien tenu en laisse si vous êtes accompagnés et de ne pas regarder le chien, voire si vous êtes sujet à une forte appréhension à vous retirez lentement sans faire de gestes brusques.

 

Fleur004

 

Le chien de protection a un comportement strictement instinctif qu’il convient de développer. Il fait très bien la distinction entre une menace pour le troupeau et un fait anodin, il est de nature calme, voire très nonchalante, cependant même s’il paraît paisible, il reste en permanence en alerte ! Entre 2 et 6 mois, le chien de protection va enregistrer toutes les attentes de l’éleveur ou du  berger ! Cette période est primordiale pour la qualité future de son travail contre chiens errants, renards, lynx et loups !

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Concernant le chien errant et le renard, la présence du chien permet de réduire de 100% les pertes de l’éleveur, les armes du Patou sont un sens du placement hors du commun, un odorat certain et une puissance sans égale ! Il est donc capable, seul, mais de préférence en binôme, de s’opposer à une tentative de prédation, le loup, organisé en meute demandant de répondre à la menace par un nombre de chiens suffisant. Quand les ovins ne sont pas accessibles, le canidé sauvage peut chercher à engendrer la panique qui conduit certains moutons à passer par-dessus ou sous la clôture, un parc de pâturage de protection renforcée électrifié est donc indispensable pour assurer un équilibre entre menace et protection !

 

Afin de déterminer le nombre de chiens indispensables, il convient de bien connaître les caractéristiques des pâtures, le niveau de compétence des chiens mis en place, les surfaces à couvrir, l’espèce même des moutons est importante, certaines, moins grégaires, demandent plus de travail aux chiens ! Encore une fois, il faut adapter la défense du troupeau à la menace et tout misé sur la présence humaine, le chien de défense et les parcs électrifiés. Pour obtenir une protection maximale, les chiens doivent être placés dans le parc le jour et répartis dans et à l’extérieur de la zone électrifiée la nuit afin de contenir une approche tout en se préservant de l’intérieur ! Il est donc très intéressant de mettre en place des chiens qui sont complémentaires ! Certains chiens formés dans le Jura sont aussi capables de passer d’un troupeau à un autre, sans aucune perturbation sur la qualité de leur travail ! C’est tout aussi important quand il faut adapter le placement des chiens par rapport à une menace établie !

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Le chien doit être et rester avec le troupeau. Le chiot doit être au contact des agneaux ou agnelles dès l’âge de 8 semaines, isolé des contacts humains, surveillé et éduqué pendant un apprentissage primordial. Apprentissage qui va lui permettre sous l’action de l’éleveur, en enclos au début avec quelques moutons, de se faire signifier de la voix, au besoin de la main ( prise de la peau au  niveau du cou) les délits de ou bons comportements qu’il seraie susceptible de commettre. Le jeu est bien entendu proscrit, si le chiot a tendance à courir après les ovins, il faut le lester petitement au niveau du collier, afin qu’il ne puisse plus courir, voire l’isolé complètement pendant 24 heures, après avoir donner des ordres brefs qui doivent lui faire comprendre les mauvais agissements. Moins il sera habitué à connaître de nombreux ordres, plus il sera efficace, seul, face à une tentative de prédation. Le chien doit rester infantile tout en étant capable de résister aux menaces, sans fuguer, le troupeau étant sa famille presque exclusive ! Pour ce faire le chiot est donc placé en présence d’agneaux ou d’agnelles de préférence, voire en bergerie, en automne, en lui préparant un lieu ou il sera à l’abri du mouton en cas d’agressivité ! Le but étant qu’il y vive en permanence, tout en créant des liens forts avec les brebis, sans subir, durant son prime âge, des contraintes agressives ! Les premiers jours demandent donc un certain investissement de l’éleveur ou du berger, quand il s’agit d’un premier chien. Le second, voire tous les autres, suivants, seront éduqués par l’adulte présent qui parfois peut prendre certains défauts du nouveau venu, il est donc nécessaire d’intégrer le nouvel arrivé tout en évitant de tisser des liens avec le novice ( éleveur) ! Au besoin, il est peut-être utile d’isoler le nouveau venu du troupeau par l’intermédiaire d’une barrière quelconque qui lui permet de voir et sentir les brebis. En particulier quand il n’est pas respectueux des agneaux ! ( blessures, voire mortalités). Les sanctions ou ordres brefs doivent toujours intervenir au moment des faits délictueux, faute de voir le chien  perdre toute la sympathie nécessaire envers les brebis !

 patou-©-J.L.-Borelli-FERUS

Si le chien fugue, il faut envisager de l’attacher quelques heures, voire quelques jours, ou encore de l’isoler du troupeau et de l’humain, en dehors des périodes de nourrissage et abreuvement. Le chien doit être récompensé aussi, au sein du troupeau, exclusivement ! Pendant les périodes hivernales, un chenil adapté est important. Pour éviter les liens envers l’humain et pour accentuer le besoin de retrouver sa meute, donc, le troupeau ! Un chien bien adapté urine en levant la patte, même les femelles, défèque généralement (ce n’est pas systématique) en périphérie de la pâture, il aboie, c’est son rôle également, en orientant son geste vocal ! Il est actif parfois durant un long moment, il néglige son maître au profit des moutons ! Pour assurer la protection des randonneurs, il est primordial que le chien ait le moins de contact possible avec l’éleveur, le berger et les membres de la famille, le chiot Patou est donc tenu à l’écart, c’est un chien de protection, pas une peluche vivante ! Il faut également éviter de créer un lien trop fort entre un lieu, un logement, un territoire dans lequel le chien va croire à qu’il doit assurer une protection. Ce qui permet également de limiter très fortement  un instinct de chasse toujours latent, même si le chien de berger y est naturellement peu sensible. 

 

domestiqueelevage3 


LES AIDES A LA PROTECTION:

 

 Arrêté du 19 juin 2009 relatif à l’opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation

 

 

MONTANTS PLAFONDS ET INTENSITÉ DE L’AIDE  

Plafonds des investissements en fonction de la taille du troupeau :

 

Le taux de subvention est de 80 % de la dépense éligible dans la limite des coûts plafonds. Ce taux est porté à 100 % pour les études que constituent l’analyse de vulnérabilité et le test de comportement auquel peut être soumis le chien dans la limite des coûts plafonds.

 

 

 

TYPE D’INVESTISSEMENT

CATÉGORIE                                 DE              

           TROUPEAU 

             MONTANT DES     DÉPENSES GLOBAL PLAFONNÉ

 

      (2008-2013)

 

 

Option parc de regroupement mobile électrifié

 

Jusqu’à 450 animaux

 

1 575 €

 

 

 

 

451 à 1 200 animaux

 

1 687,50 €

 

 

 

 

Plus de 1 200 animaux

 

2 675 €

 

 

 

Option parc de pâturage de protection renforcée électrifié 

 

Jusqu’à 1 200 animaux 

 

20 000 € 

 

 

 

Analyse de vulnérabilité

 

Indifférenciée

 

5 000 €

 

 

 

(*) Au-delà de 4 000 € de dépenses sur une ou plusieurs années de la programmation, la réalisation d’une analyse de vulnérabilité est exigée.

 

 

 

 

 

 

             

 

 

TYPE D’INVESTISSEMENT

 

CATÉGORIE

 

de troupeau

 

MONTANT PLAFOND DE DÉPENSES

 

Option chien de protection

 

 

 

Achat de chiens (1)

 

Indifférenciée

 

375 € par chien

 

Entretien de chiens (2)

 

Indifférenciée

 

815 € par chien

 

Stérilisation

 

Indifférenciée

 

250 € par chien

 

Test de comportement (3)

 

Indifférenciée

 

500 € par chien

 

(1) Le préfet pourra à titre exceptionnel autoriser le remplacement d’un chien reconnu inapte à la fonction de protection du troupeau ou reconnu agressif et présentant de ce fait un danger bien que le bénéficiaire ait atteint le plafond de chiens finançables fixé pour chaque catégorie de troupeau par voie de circulaire du ministère de l’agriculture et de la pêche.

 

(2) L’entretien du chien finance les dépenses suivantes : les frais vétérinaires, y compris les soins et traitements, l’identification, la vaccination et les frais de nourriture.

 

(3) Les titulaires de contrats pluriannuels mentionnés à l’article 19 ont également accès à cette mesure.

 

 

Financement du gardiennage renforcé :

 

Le taux de subvention du gardiennage renforcé est de 80 % de la dépense éligible dans la limite de coûts plafonds.

 

En cas d’embauche ou de prestation de service, le plafond de dépenses éligibles est de : 77 € par jour.

 

Le travail de surveillance du troupeau effectué par l’éleveur peut être pris en compte au titre des contributions en nature dans la limite d’un plafond d’aide mensuel et dans la limite du montant total des dépenses admissibles hors contributions en nature.

 

Les modalités de calcul du plafond et son montant en fonction de la catégorie de troupeau sont fixées par voie de circulaire. Toutefois, le plafond d’aide maximal ne peut excéder 651 € mensuel.

 

La valeur des prestations est déterminée sur la base du temps passé ainsi que d’une rémunération horaire correspondant au SMIC.

 

Les modalités de calcul sont définies par voie de circulaire du ministère de l’agriculture et de la pêche.

 

Dispositif 323 C mesures de protection contre la prédation (en cercle 1)  

 

 

 

 

50 A 150

 

ANIMAUX VIANDE

 

1 (1) A 150

 

ANIMAUX LAIT

 

151 A 450 ANIMAUX

 

450 A 1 200

 

ANIMAUX

 

+ DE 1 200 ANIMAUX

 

Options

 

1 option au choix

 

+ 1 option facultative

 

2 options au choix

 

+ 1 option facultative

 

2 options au choix

 

+ 1 option facultative

 

Option gardiennage renforcé + 1 autre option + 1 option facultative

 

Option gardiennage renforcé + 1 autre option (à l’exception du parc de pâturage) + 1 option facultative (à l’exception du parc de pâturage)

 

Gardiennage :

 

embauche

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Gardiennage : contribution en nature (CN).

 

Accessible : non

 

cumulable avec le PP.

 

Accessible : non

 

cumulable avec le PP

 

Accessible : non

 

cumulable avec le PP

 

Accessible : non

 

cumulable avec le PP

 

Non accessible

 

Parc de regroupement

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Accessible

 

Parc de pâturage (PP)

 

Accessible : non cumulable avec la CN

 

Accessible : non cumulable avec la CN

 

Accessible : non cumulable avec la CN

 

Accessible : non cumulable avec la CN

 

Non accessible

 

Chien de protection

 

1 chien maximum

 

2 chiens maximum

 

2chiens maximum

 

4chiens maximum

 

5chiens maximum

 

Analyse de

 

vulnérabilité

 

Optionnelle sauf pour PP ¹ 4 000 €

 

Optionnelle sauf pour PP ¹ 4 000 €

 

Optionnelle sauf pour PP ¹ 4000€

 

Optionnelle sauf pour PP ¹

4 000€

 

Optionnelle

 

Plafond global d’aide

 

Plafond global d’aide : 5700 € annuel

 

Plafond global d’aide : 5700 € annuel

 

Plafond global d’aide : 8200 € annuel

 

Plafond global d’aide : 13200 € annuel

 

Plafond global d’aide : 14200 € annuel

 

(1) La taille minimale pour cette catégorie est fixée par l’arrêté préfectoral visé à l’article 2 du présent arrêté.

 

 

En cercle 2, les bénéficiaires s’engagent sur au moins une des deux options parmi les options : chien de protection et parc de regroupement mobile.

 

 

JLV

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commentaires

Jérémy 11/10/2011 11:44



Mr Vaxelaire ne sait pas en effet de quoi il en retourne réelleement. Il reste un simple gestionnaire de commune sans forcément avoir de grandes connaissances que ce soit dans le milieu de
l'élevage, de la forêt, ou d'autres problèmes liés à des domaines bien spécifique. C'est pourquoi des gestionnaires (forestier, ...) ou conseillers existent.



JLV 13/10/2011 08:27



les politiques locales sont souvent sans envergure, les maires ont cependant de nombreux chats à fouetter!!



poi 05/10/2011 21:07



vous avez bien vu mr vaxelaire  etre opposer au patou sur notre secteur trop peur pour l activiter touristique du secteur



JLV 06/10/2011 09:38



Mr Valexelaire dit aussi que les bois sont dangereux pour les enfants...c'est du même ordre de bêtise!!



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