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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 07:12

 

roselierehiver.jpgCette capacité à retrouver, un fonctionnement et un développement normal est souvent présentée lors des incendies de forêt. De plusieurs mois, à quelques milliers d’années, ce sont les délais souvent incompressibles, nécessaires à un retour aux normes dans un milieu agressé.

 

 

joncflottant.jpg

On peut définir la résilience par : une résistance d’un milieu vivant, le plus souvent diversifié, à une perturbation forte, lui permettant de garder ou créer un équilibre dynamique, sans avoir à changer de structure ou de variable ou de processus de comportement. Globalement, on peut le dire, sans devoir changer de forme.

 

resiliencevegetative.jpg

Cette capacité de résilience est directement liée à la diversité des genres,  des fonctions et des  gènes,  des éléments du vivant. Cette diversité de genre, fonction et gène permettant souvent des complémentarités entre espèces différentes. C’est ce qui caractérise la biodiversité d’un milieu.

La diversité est donc synonyme de forte productivité,  forte capacité de résilience et forte capacité de transformation. Dans un milieu fortement perturbé, comme il en existe beaucoup, le processus de retour à l’équilibre, passe par l’implantation d’espèces pionnières puis par le réveil des « spécialistes », les délais de retour à la norme étant définis par le niveau de biodiversité de départ, le niveau de perturbation du milieu et la surface globale atteinte par le phénomène perturbateur.

La résilience est également liée aux capacités d’adaptation du vivant dans un milieu parfois spécifique, les facultés de changer, la résistance aux agressions, le niveau de stabilité global ( ou d’instabilité du milieu ), l’organisation entre les êtres vivants du milieu permettent une évolution ou non vers un nouveau modèle de structure, si la résilience n’est pas possible !

 

elmelah


A Tchernobyl , malgré la radioactivité  les loups et les ours, ainsi que de nombreux oiseaux ont profité de l’absence de l’homme pour revenir. Les ongulés prolifèrent également ! Les capacités de résilience sont donc très importantes si le milieu est très diversifié !

 

 

grandcorbeau.jpg

Autre exemple, l’effet des routes sur la biodiversité. Une catégorie d’animaux progresse quand on construit une route : les charognards ! Ce qui explique les très nombreux, corneilles, choucas et corbeaux freux ou autres qui peuplent nos villes et nos campagnes. Malheureusement,  globalement, les voies de communications font baisser fortement la  biodiversité, dans les secteurs traversés. Collisions, pertes de territoire et d’habitats, pertes de couloir de déplacement, pertes des capacités de reproduction, globalement, on peut résumer à « perte des possibilités de communication » indispensables au maintien de la vie, sur le long terme. Les effets néfastes sont donc en moyenne 5 fois supérieurs aux effets positifs, pour une espèce favorisée, cinq autres subissent de fortes perturbations écologiques.

Bien sûr, nous ne sommes pas en mesure de nous passer de routes…

Il est clair que l'acceptabilité sociale peut être un élément fortement contraignant et complexe de la gestion des écosystèmes.

Merci de votre visite. A bientôt!

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