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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 12:19

infosloup2.jpg

 

Je cite :

 

« En Italie, dans les Abruzzes, les territoires mesurent de 120 à 200 km2, tandis que dans le Mercantour, les 4 meutes occupent des territoires d’environ 200 km2 chacun. » ( données de 2004, je pense)

 

« Le loup chasse volontiers le cerf, le chevreuil, le chamois, le mouflon, le sanglier (surtout les marcassins). Le bouquetin est une espèce qui apparaît rarement dans son régime alimentaire, certainement parce que l’espèce est difficilement accessible » ( dans une étude de l’Oncfs le bouquetin représente de 0 à 10% des proies, il semble que le canidé passe d’une espèce à l’autre relativement vite, exemple, il est passé en Mercantour entre 1994 et 1998 du mouflon au chamois, qui est devenue alors la première espèce prélevée en volume à un niveau de 50%)

 infosloup1.jpg

« Par exemple, en été, la consommation d’ongulés sauvages au Mercantour excède ou égale la consommation de moutons, malgré la présence de 2,5 fois plus d’ovins (souvent non gardés) que d’ongulés sauvages à cette période de l’année. Le mouflon, espèce introduite et souvent mal adaptée à son milieu, peut constituer une part importante du régime alimentaire du loup, à tel point que l’espèce a déjà disparu de certaines régions d’Italie. »

(Une étude personnelle démontre que la baisse des effectifs du mouflon est due à une pression de chasse excessive, voir le lien suivant :

 

http://naturenvironnement.over-blog.com/article-le-retour-du-loup-en-lorraine-84225588.html )

 

 

« L’estimation des besoins alimentaires des prédateurs permet d’essayer d’évaluer le nombre d’ongulés tués par les loups. Le besoin journalier d’un loup est d'environ 3,7 à 4,5 kg ou 0,13 à 0,21 kg de cerf/kg de loup/jour. Avec une valeur de 0,17 kg de cerf/kg de loup/jour, un poids moyen des loups de 28 kg et un poids moyen des cerfs/biches de 70 kg, la consommation annuelle est d’environ 25 cerfs/biches. »

(Rien ne dit qu’il absorbe cette quantité en une seule fois ! Les affirmations qui pourrait laisser croire que le loup peut absorber 10 kg de viande durant un repas, me semble fantaisiste, comment le canidé pourrait-il se déplacer avec l’équivalent de 35% de son poids dans l’estomac, faites le test sur votre chien, d’un poids de 45kg, après s’être gavé de 2 kg d’abats crus, il ne se déplace plus !)

 le retourduloupenlorrainejlv29

 

« Les attaques se concentrent souvent sur quelques troupeaux particuliers. Par exemple, dans la province des Abruzzes, lors d’un échantillonnage, seuls 4,1 % des propriétaires ont subi plus de 2 attaques par année. Cependant, cela représente 30,8 % des indemnisations. La même constatation a été faite au Mercantour. »

« Il est probable que le stimulus pour qu’un loup cesse de tuer, et passe au prochain comportement qui est la consommation de la proie, soit l’absence de mouvement. » ( Cela concerne les prédations sur ovins domestiques)

 

« Le loup est aussi un charognard et n’hésite pas à visiter les décharges s’il n’y a rien d’autre à manger. »

 

 

 

Répartition du loup et prédation improbable sur l’homme

 

« La Scandinavie compte environ 40 loups, la Finlande une centaine, tandis que la Péninsule ibérique abritait encore 1'500 à 2'000 loups lors du recensement de 1988 . L'Italie compte 500 à 1000 loups selon les s6urces. La plus grande population européenne se trouve en Roumanie (environ 2500 loups). »

 

« Plus de 60 000 loups vivent au Canada et jamais une attaque spontanée d’un animal sain sur l’Homme n’y aurait été observée. Luigi Boitani, un spécialiste du loup, a examiné les rumeurs faisant état d’éventuelles agressions en Italie. En 20 ans, aucune personne n’a été blessée par un loup. Dans ce pays, où les loups vivent depuis des millénaires dans un paysage domestiqué, les prédateurs ont appris à vivre discrètement et très proche des hommes tout en les évitant habilement. »

 

 

Historique des tirs sur le loup, le braconnage est partout

 

« Au moins 7 loups furent tués en Suisse pendant ce siècle: un loup au Tessin en 1908 (en 1914 un couple de loups fut aperçu à Lignerolle dans le Jura vaudois), un mâle le 27 novembre 1947 près d’Eicholl (VS); une femelle de 30 kg (vidée) le 9 septembre 1954 à Alpe Campascia d’Ur, commune de Poschiavo (GR); un loup au Tessin en 1971; un mâle adulte le 13 décembre 1978 près de Lantsch / Lenz (GR) et enfin un mâle adulte de 5 ans de 41 kg près d'Hägendorf (SO) le 15 mai 1990. Un loup a en outre été tiré près de Reckingen (VS) fin novembre 1998. Un ou deux loups ont sévi dans les Vals Ferrets et d’Entremont (VS) entre 1995 et 1996. Depuis, les observations se sont fait plus régulières (cf. Retour naturel du loup). »

 Un cadavre de Martre

 

« En 1985 toujours, un loup est tiré près de la frontière franco-italienne à l’est de Cuneo. Au printemps 1987, un loup est tiré dans les Alpes-Maritimes dans le secteur de l’Authion / Vallée de la Roya, en lisière du parc National du Mercantour.

De 1980 à 1989, au moins 49 loups (tous ne sont pas découverts) ont été tués dans la région englobant Florence, Bologne et Gênes. »

 

 domestiqueelevage4

 

La protection des troupeaux ( le document date de l’année 2004, à priori)

 

« Pour protéger les troupeaux des attaques des grands prédateurs, les bergers sélectionnèrent de gros chiens pour défendre leurs bêtes. La particularité de ces chiens était de rester en permanence avec les moutons et d’être capables de tenir tête à un ours ou un loup. Les bergers les dotaient généralement d’un collier à clous pour les avantager dans un éventuel combat avec le prédateur. Ce type de chien aurait vu le jour en Asie et son utilisation remonterait à plus de 5000 ans. Il serait arrivé en Europe en compagnie des bergers nomades originaires du Caucase ou par la route de la soie. Actuellement, on recense plus de 30 races à travers toute l’Eurasie. Avec l’éradication des prédateurs de nombreuses régions de l’Europe, l’utilisation du chien de protection s’est raréfiée ou a disparu. 

 

Face aux nombreux dégâts occasionnés par des chiens errants dans les troupeaux d’ovins en France, R. Schmitt, technicien ITOVIC (Institut de l’Elevage), a eu l’idée de réutiliser le Montagne des Pyrénées (un chien de protection utilisé traditionnellement dans les Pyrénées) pour protéger les troupeaux. Avec l’appui des Fédérations départementales ovines, il a mis en place le programme “Chien de protection” en 1985. Les résultats ont été concluants puisque le Montagne des Pyrénées s’est avéré efficace contre les chiens errants. Depuis 1994, ce type de chien est aussi utilisé dans le Mercantour pour protéger les moutons contre le loup. Correctement utilisé, il se révèle efficace et contribue à diminuer les pertes d’une manière significative. Les éleveurs voisins qui n’ont pas de chien enregistrent toujours des pertes importantes. En Italie, le chien berger des Abruzzes et de Maremme est un partenaire précieux pour le moutonnier, surtout face aux 80’000 chiens errants officiellement recensés. Le chien de protection est de plus en plus utilisé en Europe (Portugal, Norvège, France, Slovaquie, Bulgarie, etc.) face au nombre croissant des chiens errants et face au retour des grands prédateurs.

 patou-©-J.L.-Borelli-FERUS

Le principal problème quant à l’utilisation du chien de protection dans notre pays se présentera surtout pendant l’estivage des bêtes qui restent une centaine de jours en montagne et dont le gardiennage se borne souvent à une ou deux visites par semaine. En effet, pour faciliter la tâche du chien, il faudrait réunir le troupeau tous les soirs. Cependant, dans la majorité des cas, cela sera difficilement réalisable sans modifier le système d’élevage. Toutefois, des expériences réalisées en France (Haute-Savoie), en

Espagne (Monts cantabres) et en Amérique ont montré qu’il était possible de laisser les chiens seuls avec le troupeau. Les chiens se nourrissent sans problème à un distributeur automatique. S’il est correctement socialisé, il restera en permanence avec les moutons et s’intéressera peu à l’homme.

Les expériences faites en France, en Italie et en Pologne montrent que les chiens ne sont généralement pas agressifs avec les gens. Cependant, il peut arriver qu’un promeneur se fasse “surprendre” par un troupeau ou qu’il veuille absolument le traverser malgré les menaces du chien. Dans deux cas précis (Pologne et Mercantour), un chien a mordu un promeneur à la jambe.

Le chien de protection peut être un moyen de protection efficace, mais jamais à 100 %. En France, le chien de protection est un moyen très efficace pour protéger les troupeaux d’ovins contre des chiens errants. Par contre, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions quant à la protection des cheptels contre les loups (le document date vraisemblablement de 2004).

Cependant, des éleveurs et des bergers du Mercantour admettent que depuis qu’ils possèdent des chiens, le nombre de moutons tués par les loups est supportable, tandis que leurs voisins qui n’en possèdent pas subissent parfois de lourdes pertes. La même constatation a été faite aux Etats- Unis.

Le chien de protection n’est pas pleinement efficace avant 1 à 2 ans selon la race. Par conséquent, il serait judicieux de placer les chiens avant l’arrivée du prédateur. Face à un prédateur comme le loup, il est nécessaire de posséder plusieurs chiens, surtout si les loups attaquent en meute. La présence d’au moins deux chiens permet à ces derniers de s’encourager mutuellement. »

 

En conclusion, il est écrit :

 

« Le défi de ces prochaines années sera d’adapter ou de trouver des méthodes de protection appropriées à notre réalité socio-économique. Il sera aussi nécessaire d’apporter des modifications, parfois radicales à notre système d’élevage. Cependant, ce défi ne peut être relevé qu’avec la collaboration des éleveurs et des bergers. »

 

le lien :

 

http://www.kora.ch/pdf/docus/docwf_f.pdf

 

JLV

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