Partager l'article ! Loups Vosgiens : Le retour du prédateur remet en cause la gestion passéiste des paysages vosgiens: En introduction ...

NATURE ENVIRONNEMENT

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En introduction de cet article je vais citer l’écrivain journaliste Sylvain Tesson :
« Le pastoralisme est la meilleure illustration de l’équilibre entre les hommes et le monde. » Peut-on en douter ?
Mes propos, une fois de plus contestés, en conférence, l’ont été sous cette forme :
Deux éleveurs présents confirment que je ne souhaite pas les rencontrer, ni même leur communiquer une adresse mail, l’un deux débitant le relevé de ses notes afin de transcrire ce qui est à leur sens, un défaut d’information, voire des inexactitudes en autre sur les valeurs des surfaces présentées ! Confirmant à plusieurs reprises que 100km2 font 100 000 hectares…ce que je conteste sans être entendu…( la conversion est bien entendue de 10 000ha)
Il est affirmé également que le loup reconnu comme étant un mâle, délaissera le massif pour chercher une femelle avant de revenir au printemps, que les fèces qui ont fait l’objet d’analyse adn, récemment, révèlent la présence du renard et du chien domestique, enfin que la « Bête des Vosges » évoquée durant la conférence aurait disparu à Saulxures en 1977 en contradiction de ce que je déclarai en conférence (disparition au Lispach) :
A ce titre je cite Gaston Picard qui dans son livre édité en 1989 ( La Nuée Bleue, La Bête des Vosges, un mystérieux fait divers) affirme :
« Maurice Poirot, de la Bresse, a relevé en Haut du Lispach, le 3 février 1978, les toutes dernières traces de la Bête des Vosges »
dans l’Epilogue du livre page 175, ligne 14 !
Ils confirment également que les moyens de protections connus, actuels, ne sont pas adaptés aux Vosges ! Cependant, aucune politique globale de la gestion du retour du canidé n’est pas envisagée. Le discours des dernières semaines se résume à l’obtention de tirs et à un goût immodéré et excessif pour le passé.
Un scientifique qui se revendique du CNRS (organisme que je n’ai jamais cité?) affirme que la soupe qui lui est servie est exécrable, se référant au Croc ( organisme que je n’ai jamais cité ?) et à l’Oncfs. Sous couvert que je n’affiche pas une appartenance clairement définie, puisque je n’en possède pas, mon discours serait trouble, inexact, dans sa globalité. Alors que comble du scientifique, il n’est pas en mesure à ma demande, maintes fois répétée, de poser un argumentaire détaillé sur un cas précis, afin d’alimenter un débat par avance exangue!
Il est vrai que j’ai affirmé à plusieurs reprises que la problématique est également en rapport avec un manque cruel d’expérimentation scientifique au niveau national. D’autres l’ont affirmé avant moi, pourtant !
Les sujets abordés étaient les suivants :
Dans l’ordre de l’exposé :
La problématique soumise par un éleveur du massif vosgien, concernant son activité en 2012
L’historique de l’éradication du loup à partir du 19éme siècle
L’historique de son retour et la situation de sa présence en Europe
L’évolution démographique du loup
Pourquoi revient-il ?
Le loup est un prédateur complet
Le loup n’est pas un prédateur de l’homme
Quelques statistiques (évolution de la faune cynégétique)
2011 le loup s’installe dans les Vosges
Analyse des déplacements
Conséquence du retour du loup sur la faune cynégétique.
Evolution d’un écosystème forestier
Les ongulés en Lorraine
La gestion des ongulés en Lorraine
Les prédations du loup sur le domestique
La protection des troupeaux
Il est dit par les éleveurs, qu’ils ne sont pas en capacité, faute de mains d’œuvre et de temps personnel, de réorganiser leurs parcs, de poser des barrières anti-cervidé, que rendre les parcs contigus demanderait à défricher de nouvelles parcelles, qu’il n’est pas possible de poser des obstacles sur le contour de leur parc, bordé par des chemins, que un seul éleveur expérimente un seul chien de protection sur le massif. Que le loup est capable de sauter un filet à mouton électrifié, avec un agneau de 12 « kilos » dans la gueule !
En conclusion des nombreux débats auxquels j’ai assisté et pris part en conférence depuis le mois de Juin 2011, je confirme que:
le retour du loup remet en cause la gestion des paysages dans les Vosges, gestion des paysages rétrograde qui n’a jamais été adaptée à la présence de prédateurs.
dire qu’il faut revoir la convention de berne, c’est à court terme, cesser de compenser les pertes aux éleveurs, le loup devenant une espèce cynégétique. En Espagne, là où les chasseurs tirents 5% des effectifs, les éleveurs ne sont pas indemnisés et ils s’en plaignent à juste titre ! A méditer !
ne pas mettre en œuvre une politique d’expérimentation des moyens nécessaires à la protection des troupeaux au printemps 2012, en ajustant des tirs de défense incertains, conduira à l’épuisement des éleveurs dans les Vosges !
c’est une question de volonté politique, de partage, de remise en question d’un modèle de gestion du paysage en dehors des réalités naturelles.
faire revivre la montagne c’est aussi y mettre des bêtes, même celle des Vosges, des hommes, des abris, des chiens, des ânes, dans les pâturages et sur les chemins, en compagnie des troupeaux, qu’ils soient bergers itinérants ou non ou aide-bergers et pas obligatoirement parquer des bêtes a qui on rendra la politesse une fois par semaine pour être certain qu’une clôture n’a pas cédé !
JLV
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