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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:16

anti-loup6.jpgAnticiper, passe par le fusil à lunette pour les éleveurs....Un loup une balle, la devise locale, engendrée par une gestion calamiteuse du retour du canidé....alors que les moyens de mise en protection des troupeaux sur place, sont dérisoires!!

Je cite :

La Bresse

 

« Je ne suis autorisé à tirer que lorsque le loup est présent dans un de mes parcs ou à une trentaine de mètres. De plus loin, c’est impossible de l’avoir. Il faudrait que j’aie une carabine avec une lunette de visée. »

 

« Je suis sûr qu’il va y avoir reproduction. Le loup va pulluler si rien n’est fait d’ici là ! »

 

« J’ai eu 38 victimes l’an dernier. On en est presque au même score cette année… J’ai également constaté certaines disparitions au sein des troupeaux… »

anti-loup4

Tirer, n’a jamais résolu, une situation incontrôlée par ceux qui distribuent les autorisations de tirs. Tout au plus, le tir-objet devient-il, un temps très court, un moyen inefficace, de plus, de gérer le retour du loup en zone d’élevage. Tout au plus, tout comme les moyens obsolètes mis en place, cerbère, filet à mouton, aide-berger, sans berger, sans réelle présence sur le terrain, sans aucune expérimentation sérieuse, les gesticulations habituelles, maintes fois répétées depuis 1987, retour officieux du loup, ne donneront jamais de bon résultat sans une vision et des mesures globales adaptées localement. Sans rationalisation de l’élevage (mise en place de bergers itinérants par exemple), en zone d’estive orchestrée sans retenue dans des milieux naturels soumis, dans un total déni du loup, de sa présence et de ses capacités déplacement.

anti-loup1

Tirer va donc engendrer de nouveaux déplacements, la politique de gestion du canidé, actuelle, se résumant à pousser le loup chez le voisin. Les moyens, pourtant, humains et techniques existent, Onf, Dtt et autres vraisemblablement, pourraient être engagés, en totale concertation, afin de préparer les milieux naturels investis, à une organisation des estives durant les mois à venir. Défricher les pâturages d’antan qui ont été repiqué à grands renforts de primes versées par l’Etat, aménagé des aires d’estive proches des exploitations, redistribuer les ressources (la terre) en bonne intelligence et expérimenter de nouvelles techniques de confinement au plus vite.

anti-loup2

Quant à la pullulation du loup, je rappelle que dans 50% des cas, 1 à 3 louveteaux survivent, en milieu naturel, lors d’une reproduction et qu’une meute de 10 loups peut disparaître, complètement, en 3 à 4 années si les conditions de survie ne sont pas favorables. ( maladies, décès du dominant, manque de proies, blessure de chasse…etc). La reproduction est une nécessité, chez le loup. Un loup, seul, est potentiellement condamné à ne pas survivre, même si des exceptions sont connues. (le loup isolé profite souvent de la présence d’une meute à laquelle il ne sera jamais intégré tout comme les très nombreux charognards)

anti-loup3

Pour survivre en dehors de la saison d’estive, le loup doit donc consommer du gibier, totalement sauvage. Une régulation plus intense avec obligation de résultat (attributions de chasse non respectées), sur les espèces en état de pullulation (chevreuil, chamois et cerf prioritairement) permettrait de limiter la taille des meutes de manière naturelle. Ceux qui pensent, que le loup peut réguler un état de pullulation, se trompent, c’est exactement le contraire qui peut se produire. La nature ne sait pas gérer les excès engendrés par les hommes! Laissant aux loups l’opportunité de réguler, par obligation, les effectifs de sanglier dont la propension à se reproduire est extrêmement forte. (le niveau des dégâts n’a jamais été aussi élevé de chaque coté des crêtes vosgiennes)

anti-loup5.jpg

Faute de laisser le loup, quand il est présent, sur un secteur de chasse largement fourni en moutons non protégés en été, sur un secteur de chasse largement fourni en ongulés en hiver, le loup profitera donc de l’aubaine à chaque passage. Les éleveurs demanderont encore l’éradication du loup! Le loup s’adaptera et fréquentera plus souvent, le voisin encore dans l’attente et la crainte de son arrivée! Contournant ainsi le Patou isolé, le cerbère désuet, le filet à mouton non expérimenté, (une double enceinte à la forme étudiée, avec deux hauteurs différentes et l’utilisation de deux chiens, sur une aire permettant de regrouper au minima, plusieurs lots de bêtes serait par exemple à expérimenter, sans investissement prohibitif pour l’Etat) le loup perpétuera des actes de chasses sur des proies aux défense naturelles très limités ! Ainsi soit-il, semble être le mot d’ordre général !

cevennes2012-16

On ne peut décemment demander à investir les milieux naturels, à titre économique, sans en assumer les conséquences, le loup, quoiqu’il en soit va nous obliger au partage, dans la douleur semble-t-il. Lunette de visée ou pas !

2013 s’annonce déjà comme une année qui restera dans les annales, il est sûr, si rien n’est organisé durant l’automne et l’hiver à venir. Que de tirs en perspectives, que de désillusions aussi pour les éleveurs du massif et d’ailleurs! Mais le pire n’est jamais sûr ! A moins que, le braconnier ne fasse son office, en semaine, durant un hiver neigeux, par exemple !

Je cite encore pour information,

 

LA COHABITATION LOUP ET ÉLEVAGE EST IMPOSSIBLE

 

« On a mis en place le cerbère : une machine qui émet des lumières et des sons pour effrayer le loup. Sauf qu’en terme de résultats, la différence n’est pas flagrante car l’animal s’est adapté à cette nouvelle configuration. »

 

« Concernant les fils de protection électrifiés en bas des clôtures mais aussi à 20 centimètres de hauteur, l’éleveur ne se montre pas convaincu : « Il y a des murets présents dans pas mal de parcs. Le loup n’aurait qu’à sauter par-dessus et franchir ainsi les clôtures pour attaquer les troupeaux. » 

 

« C’est vrai que les attaques ont été plus rares sur l’endroit où se trouve le Patou (une brebis tuée et une autre qui s’est échappée) mais cela reste efficace lorsqu’il n’y a pas trop de loups. Qu’en sera-t-il l’an prochain ? »

Le lien :

 

http://www.vosgesmatin.fr/vosges/2012/10/24/je-suis-sur-qu-il-va-y-avoir-reproduction

 

 

Affaire à suivre !

 

jlv

 

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