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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:55

midrevaux19042013016

Alors qu'un éleveur a déjà arrêté son activité et deux ont diminué le nombre d'ovins de façon drastique... 

Pour donner suite à la réunion du 8 mars 2013, en présence des éleveurs, naturalistes et associations variées en rapport avec la présence du loup sur le massif, la Direction départementale du territoire a recu deux représentants du groupe le 10 avril 2013. Il en ressort, les constats, et le communiqué suivant:

 

Sous l'égide de : contact@biodiversit-haies88.fr

 

 

COMMUNIQUE

 

La gestion du dossier loup : encore un effort Monsieur le Préfet !

 

 

A notre demande de rencontre avec le Directeur de cabinet du Préfet, et suite à la réunion du groupe de travail sur la protection des troupeaux du 8 mars dernier à La Bresse, nous avons été reçus par une responsable du service environnement de la DTT.

 

Cette rencontre a été pour nous, l’occasion de faire passer le message suivant aux autorités de l’Etat dans le département :

 

Aujourd’hui la Préfecture fait remplir aux éleveurs, des dossiers de demande d’aide européenne pour la protection des troupeaux. Nous sommes en avril et les troupeaux vont bientôt retrouver les estives. Ce qui signifie que les aides mobilisées en ce moment ne seront pas effectives sur le terrain, pour certaines, avant la saison prochaine, et pour d’autres dans plusieurs mois. Cette démarche, même si elle est insuffisante aurait dû être entreprise fin 2012, afin de permettre aux éleveurs de préparer la saison qui commence. Nous avions à cette époque alerté les autorités. A titre d’exemple, l’acquisition et l’utilisation  de chiens de protection nécessitent un délai de plusieurs mois, notamment pour accoutumer le chien au troupeau, avant que celui-ci ne soit opérationnel.

 

Une fois de plus la Préfecture laisse penser qu’elle traite ce dossier avec beaucoup de désinvolture. La récente déclaration, le 19 avril dernier, sur l’antenne d’une radio FM du Préfet des Vosges M. Gilbert Payet, nous renforce dans cette analyse. Ce dernier, constatant que « les attaques sont en baisse en 2013, se félicite de l'efficacité des mesures contre le loup » ! Cette annonce intervient après la réunion en Préfecture d’une « commission de suivi » chargée de faire le point sur la situation et de discuter des perspectives. Au cours de cette réunion, les représentants des éleveurs présents, ont pourtant indiqué au Préfet, qu’aucun troupeau n’a à ce jour retrouvé les pâtures sur le massif. Par ailleurs, dans la plaine, où on a constaté au moins 10 attaques depuis le début de l’année, les mesures de protection annoncées sont inexistantes. On ne peut que s’interroger sur le sens de ces déclarations.

 

Nous savions déjà que le rôle des Préfets était de réunir des commissions « alibi » pour endormir tous ceux qui le veulent bien, et de clamer ensuite, contre toute évidence, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Notre nouveau préfet n’a pas dérogé à la tradition. Mais nous posons la question : si quelques naïfs, vrais ou faux, sont prêts à avaler ces beaux discours, est-ce que le loup l’entendra de cette oreille ?

 

Cette façon de procéder vise à terme à justifier des tirs de prélèvements que ne manqueront pas de réclamer certains élus et responsables professionnel et associatifs pour qui « il n’est pas d’autres solutions que le fusil ».

 

Nous le savons, et les divers acteurs de ce dossier, ne l’ignorent pas non plus, cette « solution » n’en est pas une, et présente toutes les garanties pour envenimer la situation.

Dans ces conditions, le risque est grand d’un découragement des éleveurs et de la disparition progressive du pastoralisme dans le massif. Les aides européennes ou nationales, si elles sont naturellement les bienvenues, doivent s’intégrer dans une stratégie globale cohérente et réfléchie de protection des troupeaux, sans quoi leur efficacité sera réduite.

 

Nous proposons

 

-1/ que l’Etat par la voix du Préfet ou de son représentant, exprime clairement quelles sont ses priorités : - protection des troupeaux et recherche en concertation étroite avec les éleveurs, de solutions efficaces adaptées aux spécificités des territoires, visant à terme la cohabitation loup et pastoralisme, ou - continuation de la gestion à vue pratiquée depuis deux ans, et dont nous pouvons aujourd’hui apprécier l’inefficacité !

 

- 2/ qu’en prenant appui sur l’étude de vulnérabilité réalisée sur le massif, l’on puisse décliner sur chaque élevage, en concertation étroite avec l’éleveur et en faisant appel à des spécialistes de la question, des propositions claires de protection des troupeaux qui prennent en compte, là ou c’est utile, la participation des acteurs opérationnels (collectivités, associations…). Et que la même démarche soit entreprise sur la Plaine : étude généraliste et déclinaisons par élevage.

 

- 3/ que l’on mobilise les aides disponibles en fonction des besoins ainsi définis, et non le contraire, et que l’on accompagne concrètement les éleveurs dans la recherche de solution avec les acteurs locaux, collectivités, associations, quand cela est utile. Enfin que des expérimentations puissent être menées avec des éleveurs volontaires.

Un éleveur a déjà arrêté son activité et deux ont diminué le nombre d'ovins de façon drastique.

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commentaires

joker 23/04/2013 01:16

Simplement exellent. vos investigations ont porté leurs fruits. Partager un jour une rando serait un plaisir!

JLV 23/04/2013 10:42



bien sûr, pas de problème, je vais pister dans le Saintois dans quelques temps, on peut s'y retrouver....j'attends le bon moment.



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