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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:55

 

 

 

 

anti-loup1

La Bresse le 12 mars 2013

Communiqué

Devant la situation extrêmement difficile rencontrée par les éleveurs ovins au cours des deux dernières années suite à la réapparition du loup sur le massif et dans la plaine :

- Considérant que les solutions proposées et mises en œuvre par les autorités sont notoirement insuffisantes et/ou inefficaces

- Considérant que cela fait maintenant deux ans que le loup s’est installé, et qu’il est plus que temps de prendre des mesures pérennes pour la protection des troupeaux et le maintien du pastoralisme dans le massif et dans la plaine

- Considérant que le loup est un animal protégé par la convention de Berne, et qu’il serait illusoire de croire ou de laisser penser, que sa destruction serait la solution.

A l’initiative du collectif « Biodiversit’Haies88 » des éleveurs ovins du massif et de la plaine des Vosges, une spécialiste de la protection des troupeaux d’ovins contre les attaques de loup, des naturalistes, et des représentants d’associations environnementales et de protection de la faune sauvage, se sont réunis le vendredi 8 mars 2013 à La Bresse.

L’objectif annoncé de cette rencontre était la constitution d’un groupe de travail chargé de travailler et de rédiger des propositions concrètes visant à la protection des troupeaux.

Ces propositions seront présentées à la Préfecture des Vosges en charge de la gestion de la présence du loup, et aux Collectivités territoriales pour ce qui relève de leurs compétences et de leurs responsabilités.

La première séance de travail a permis de faire le tour de la problématique de la protection des troupeaux, d’affirmer un certain nombre d’exigences concrètes  et de tracer des pistes pour une meilleure prise en compte du pastoralisme.

La première des exigences consiste en la modification de l’attitude générale des autorités préfectorales et d’un certain nombre d’élus et de Collectivités. Il n’est en effet pas pensable, alors que les éleveurs et les associations de protection de la nature s’accordent pour travailler de concert à l’émergence de solutions durables, que représentants de l’Etat et élus n’adoptent pas la même attitude, allant même pour certains, jusqu’à élever des obstacles supplémentaires à la tâche des éleveurs.

Il est temps d’arrêter de crier au loup

Les éleveurs et les associations crient aujourd’hui à l’aide !

Le groupe de travail s’est ensuite attaché à étudier les mesures qui pourraient être mises en œuvre, en intégrant les retours d’expériences des éleveurs. Compte-tenu des particularités du Massif vosgien et de la diversité des situations étudiées, producteurs laitiers, producteurs de viande, dispersion ou non des ilots de pâture, relief ou plaine, zone de broussailles…..

Il apparaît que plusieurs mesures devront être combinées, ensemble et/ou successivement, afin d’assurer une protection optimale.

Dans tous les cas des moyens humains (aides bergers) et financiers devront être dégagés en quantité et qualité suffisante pour compenser la surcharge de travail des éleveurs. Il reste que le plafonnement à 80% des aides d’Etat pour le financement des mesures de protection, et l’interdiction faite aux éleveurs de solliciter des financements complémentaires pour les 20% restant à leur charge, fait peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’activité.

Devant la diversité et la complexité du dossier, le groupe de travail demande au Préfet la mise en place d’études de vulnérabilité par élevage, ouvrant sur des propositions concrètes de mise en protection.

Enfin, nous nous interrogeons sur le black-out de l’information, imposé depuis deux ans sur l’évolution de la présence du loup et les attaques d’ovins dans le département. Nous ne comprenons pas ce qui peut motiver une telle attitude. Nous constatons dans tous les cas qu’elle dessert la cause de l’anticipation et par voie de conséquence, la possibilité de la mise en place de mesures préventives exceptionnelles, sur les zones concernées. Ces mesures ont fait preuve à maintes occasions de leur efficacité, elles sont de surcroîts gratuites ou de très faible coût. Encore faut-il qu’elles soient mobilisées au bon moment et au bon endroit.

La mise en place d’un réseau d’information et d’alerte, en temps réel, s’appuyant sur les observations des agents de l’ONCFS, des éleveurs, des chasseurs, des associations et des naturalistes, permettra cette réactivité anticipatrice.

Le groupe ainsi constitué a décidé de poursuivre le travail engagé et de s’organiser afin de présenter aux autorités, aux élus et aux Collectivités concernées ses propositions et de suivre avec eux l’évolution du dossier.

Nous appelons les éleveurs qui le souhaitent à nous rejoindre

Contact : contact@biodiversit-haies88.fr

 

Affaire à suivre

 

jlv

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