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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 10:29

carte-ainjura-102013.jpg

Alors que de nombreux indices, visuels, prédations sur ovins, contact

sonore (hurlements), s'accumulent depuis des mois, il semble déjà

nécessaire d'envisager la présence d'un groupe de canidés important.

 

Les départements de l'Ain et du Jura, vont connaître une année "chaude",

en 2014...A l'évidence, les effectifs suisses continuent à disperser, en

nombre sur les départements français voisins.

A ce titre, il faut se demander si les récentes pressions de chasse

exercées sur des individus présents dans la vallée des Conches, ne sont

pas responsables d'un éclatement puis d'un regroupement, en meute ( ou

ce qui en reste), d'un groupe de canidés important.

 

Une fois de plus, la non anticipation des pouvoirs publics, risque

d'engendrer de nombreux prélèvements sur les domestiques ( ovins,

bovins, équins, etc.) dès le printemps 2014.


dispersionduloup2013001.jpg

Quant va-t-on organiser la mise en protection globale et progressive des

troupeaux dans les 13 départements du Grand est, qui vont connaître dans

les 18 mois à venir, l'installation pérenne du grand prédateur?

 

La problématique est la suivante:

 

Il est aujourd'hui indispensable, de mettre les syndicats d'éleveurs au pied

du mur. La gestion du retour du canidé, ne peut se faire sans la signature

d'engagements fermes, au niveau départemental. Les nombreuses

compensations versées, alors que certains faits de chasse du loup, ne sont

pas détectables, engagent la responsabilité des éleveurs à se mettre en

protection dans les meilleurs délais.

 

Il faut maintenant choisir. S'investir massivement sur la protection des

troupeaux, avec des équipes et du matériel, de pointe, des chiens de

protection des troupeaux recensés localement ou à importer

massivement ( avec un contrat précis pour le professionnel du chien), de

manière à expérimenter, au plus tôt, les meilleures solutions. La

réglementation générale, qui organise le "monde du chien", en France doit

être revue et doit devenir spécifique concernant les chiens de protection.

 

Il semble aujourd'hui, évident, que certaines pratiques qui ont été

abandonnées, (coupe des oreilles et coupe de la queue) soient devenues,

pour certaines races de chiens de protection, de forts handicapes, pour

aller au contact du loup, en meute.

 

Il faut donc offrir un choix aux éleveurs, s'investir sans retenue, avec

tous les moyens de l'Etat, sur la mise en protection de leur troupeau, ou

ne plus percevoir de compensation , pour les prédations du loup. Il n'est

plus possible, de nourrir le canidé, en touchant des compensations, sans

faire tout ce qui est nécessaire, pour se mettre en protection. A ce titre,

la création d'équipes spécialisées, avec chiens, matériel, et budget annuel,

est indispensable à la mise en protection des troupeaux, dès les premiers

indices de présence du canidé. Voire localement, en cas de crise forte!

 

Ces équipes doivent être financées par l'Etat, les Chambres d'Agriculture,

les Conseils généraux et les Syndicats d'éleveurs. Les dérives existantes

disparaîtront de fait, dans une recherche d'efficacité, vraisemblablement,

bien plus probante. Compter les loups et compenser l'éleveur ne suffit

plus!

 

Affaire à suivre!

 

jlv


 


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JLV 02/01/2014 10:21


Il est probable que les effectifs présents soient remontés vers le nord, jusque dans le département du Doubs, en décembre 2013, alors que des effectifs haut-marnais ont vraisemblablement dispersé
dans le nord-est du même département...

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