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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:46

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Dans un rapport du 14 février 2005 L’ONCFS ( Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) constate les faits suivants qui corroborent complètement la présence d’un ou plusieurs loups dans les Vosges ! L’étude porte sur :

 

Attaques de chiens sur les troupeaux ovins dans le Luberon et comparaison avec la prédation en territoires à loups.

 

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A la lecture du dossier il est raisonnable de penser que les agents de L’ONCFS qui gèrent le « problème loup » en Vosges ont reçu des consignes de dénie. Bien que les compétences des agents, sur le terrain, concernant le secteur vosgien, ne soient pas remise en cause, il semble que la logique administrative cherche à désinformer, plutôt que d’admettre la présence du loup dans les Vosges. Présence qui à coup sûr sera confirmé l’hiver prochain ou dans les deux années à venir ! Il est vrai que les indemnisations dues aux éleveurs, et les subventions pour assurer la protection des troupeaux, laissés à la divagation, coûtent cher à la communauté !

 

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L’Oncfs par les écrits de monsieur Garde, confirme les points suivants :

 

-Le paysage du chien errant est totalement différent du paysage lié à la présence du loup !

Concernant les chiens divagants ou errants, les attaques sont peu  fréquentes et plutôt meurtrières,  elles sont liées au hasard des égarements et sont diurnes autant que nocturnes. Les prédations, au Ventron ont été fréquentes, répétées et nocturnes, voire effectuées aux aurores.  

Elles frappent sans distinction les troupeaux proches des exploitations tout comme aussi ceux des zones de pâturages éloignées.  Le chien est un prédateur qui ne prend pas de précaution, se fait repérer rapidement ! Ce qui n’est pas le cas au Ventron, comme à Cornimont.

Les foyers de crise sont localisés. Ce qui n’est plus le cas dans les Vosges ! 

 

– dans les territoires à loups, les attaques sont bien plus habituelles et propagées dans l’espace qui est exploré par la population de loups en cause !  Les attaques sont de moins en moins meurtrières, dans un contexte de protection qui se généralise assez rapidement. Les attaques dues au loup sont plus affûtées, totalement furtives, totalement efficaces, rarement vues et déroulées dans un contexte très favorable, en dehors de toute présence humaine, dans un espace libre, de reliefs boisés, de préférence de nuit, par une météo clémente ! Tout à fait ce qui s’est passé au Ventron en avril ! Vu le nombre de prédations des premiers jours, est-il possible de penser à une meute en formation ?

 

Dans les territoires dont la présence du loup n’est pas avérée, les études montrent que 85% des chiens sont repérés à l’attaque. Dans les zones de présence du loup, le super-prédateur est rarement vu à l’attaque. Au plus, il est possible d’affirmer que dans 5 % des cas, au mieux, le loup est déterminé comme le prédateur du mouton. C’est le cas au Ventron !

Ce résultat tend à montrer que la fusion des prédations dues aux deux prédateurs dans une aire géographique, en présence du loup, est peu fréquente, voire rarissime !

 

Je cite « Les chiens qui attaquent ne sont ni furtifs ni anonymes ». Ce dernier ( le loup) ne se fait repérer qu’exceptionnellement lors d’une attaque, » et pour conclure je cite encore « Lorsque le gestionnaire est confronté à une augmentation soudaine des attaques sur les troupeaux, et que les prédateurs ne sont aperçus que rarement lors des attaques, la probabilité de l’installation de loups est extrêmement forte. »

 

Pourquoi donc, nier l’évidence à Ventron et maintenant Cornimont, alors qu’il est raisonnable de penser que le loup ou les loups concernés ne vont pas s’en tenir là, faute de moyens engagés afin de protéger les troupeaux !

 loup-europeen004.jpg

Pour mémoire, il ressort encore :

 

TABLEAU 4. – Mise en évidence à partir du cas des Alpes du Sud d’indicateurs afin de discriminer des ensembles d’attaques dans des territoires sans loups ou avec loups (non-utilisable sur une attaque donnée).

 

 

Indicateurs des Territoires sans loups et Territoires à loups :

 

Concernant le chien :

 

La fréquence des attaques est faible 

Les foyers de crise sont localisés

Le repérage visuel du prédateur est très fréquent,

Rare à l’attaque, le propriétaire, du chien, est le plus souvent identifié,

Le chien est indifférent quant au lieu, prés de proximité ou parcours écartés des habitations

Les attaques de jour sont majoritaires, toute l’année,

Les pertes par attaque sont variables, proportion plus importante d’attaques meurtrières que chez le loup.

 

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Concernant le loup :

 

Le foyer de crise est localisé pour un loup de passage ou généralisé si le prédateur se fixe!

Le repérage du prédateur est rare !

Les parcours du loup sont écartés très majoritairement, et évolue vers des attaques proches des zones habitées, essentiellement de nuit !

Les prédations ont lieu, toute l’année, l’été et l’automne étant majoritaire ! On peut se faire du souci pour les éleveurs vosgiens, le pire reste à venir !

Les pertes par attaque sont très variables, la proportion des attaques peu meurtrières est plus fréquente que chez le chien domestique, par contre le nombre d’animaux disparus est important ! Ce qui est le cas au Ventron !

 

Pour info, je cite également :

 

« Le cas de la série d’attaques dans l’Ain en 2003 est intéressant : aucune des brebis adultes victimes de prédation n’est « typée loup », seuls quelques agneaux (mais ils ne sont pas pris en compte dans la décision) le sont (Office national de la Chasse et de la Faune sauvage 2003). Par la suite, l’analyse génétique effectuée sur l’une des attaques a prouvé la présence du loup. Nous saluons la rigueur et la volonté de transparence de l’ONCFS qui ont permis d’attribuer finalement ces attaques à des loups, dans cette affaire concernant une nouvelle zone de prédation. Pour autant, ce cas « expérimental » confirme ce que l’on sait, que certaines bêtes tuées par un loup ne sont pas typées loups. »

 

Les dernières victimes, sur les territoires de Cornimont sont bien des agneaux, ce qui explique peut-être les affirmations des agents de l’ONCFS. Affaire à suivre !

 

JLV

 

 

 

La Répartition par saison des attaques de chiens sur troupeaux ovins au Luberon :

 

Automne 50%

Hiver 18%M

Printemps 24%

Eté 10%

 


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Published by JLV - dans CouD'Gueule
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