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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 09:30

On peut penser, de prime abord,  qu’elles entraînent des influences considérables. Pourtant, il faut relativiser l’impact du loup ! Dans un environnement loup, le facteur humain, les conditions climatiques, les situations de départ ( à l’arrivée du carnassier), tempèrent ou stimulent les effets positifs ou négatifs sur lesCERFELAPHEBAME.jpg herbivores et leurs écosystèmes forestiers.

 

renard.jpg

 Il est possible de déterminer quatre conséquences :

 

-Une augmentation de la disponibilité en nourriture, pour l’ensemble des charognards, insectes, oiseaux ou mammifères !

La mouche, le geai, le milan noir, le blaireau, le renard et d’autres espèces prospèrent sur les carcasses partiellement consommées. Cette affirmation étant largement limitée par le fait que près de 20% des ongulés tirés en période de chasse, 35% dans les cas extrêmes sur le sanglier, ne sont pas ramassés, faute de disposer d’un nombre suffisant de chiens de sang.

 

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Cette conséquence d’abondance alimentaire est donc totalement variable, voire même, peut se transformer en pénurie alimentaire si le loup se « spécialise », dans un secteur déterminé, sur les proies blessées par les chasseurs. Le taux de survie voisinant probablement les 60% ! Le loup deviendrait alors un facteur régulant ( à la baisse) sans aucune forme de prédations ! Considérant qu’il n’admet pas la présence de prédateurs concurrents, la pression exercée sur les carnassiers, petits et moyens, aurait pour conséquence, une régulation à la baisse du nombre de renards par exemple ! Le renard prélevant de nombreux faons sur le chevreuil !

mammiferes005.jpg

 

-La régulation du nombre, totale ou partielle d’une population de proies potentielles.

Cette affirmation à priori évidente, ne tiens évidemment pas compte des nombreux phénomènes de compensations possibles, comme le fait établi que les prélèvements d’animaux âgés, peu aptes à procréer, n’influencent pas les capacités d’une harde à se reproduire. Ni le nombre final, puisqu’un individu en fin de cycle, n’aurait pas survécu à la nouvelle génération !

 

Les facteurs compensatoires sont multiples, peu connus et interactifs, d’où la difficulté d’établir les capacités du loup à contrôler les effectifs. La variabilité des écosystèmes engendrant certainement des biais dans les toutes formes d’analyse statistique !   Là encore, dans un contexte de sur-abondance, voire de pullulation, la gestion quantitative des cheptels d’ongulés sauvage, l’agrainage et les apports variés en alimentation, les prélèvements aux cultures, tout comme la non réalisation des attributions de chasse, permettent de compenser en partie, les prédations du loup ! Il est bien évident que tout changement de politique de la part des fédérations de chasse peut avoir pour conséquence, une baisse sensible des effectifs, sur une espèce en particulier ! L’exemple du mouflon dans la Drôme est à ce titre révélateur, le loup ayant la fausse réputation d’éradiquer l’espèce, la sur-chasse qui en a découlé, a fait rapidement baissé les effectifs de près de 50% ! Concernant le sanglier, on pourrait s’attendre à une baisse des effectifs, à la condition exclusive que le chevreuil soit prélevé dans la totalité des attributions de chasse ! Réalisé à 83% en moyenne dans les départements lorrains.

mammiferes001.jpg

-Les conséquences sanitaires :

 

Elles sont variables suivant les espèces, la proie la plus facile est l’ongulé immature, chez le chevreuil, comme chez le cerf, cependant le mode de fonctionnement social des différentes espèces peut engager le canidé à rechercher des proies plus en rapport avec ces capacités de chasseur ! Ainsi concernant le cerf, il aurait tendance à traquer les grands mâles, le rapport dépense/gain énergétique, étant plus favorable.

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La taille de la meute et la connaissance du terrain, donc l’expérience acquise, conditionne totalement le phénomène. Un animal seul, en dispersion ou en cours d’exploration d’un nouveau territoire, n’aurait pas les mêmes comportements de chasse. Quoi qu’il en soit, l’état sanitaire d’un cheptel sauvage sous prédations, implique la disparition des affections congénitales,  une baisse des phénomènes parasitaires, une chute des probabilités d’épidémies. Cependant, la gestion humaine des cheptels produit de nombreux phénomènes de concentration favorables à la dégénérescence des espèces, et aux épisoties diverses, tout en prélevant des bêtes de meilleure qualité sanitaire que le loup. Le loup peut aussi transmettre certains parasites à ses proies ! L’effet sanitaire peut donc être négatif !

 

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Les conditions météorologiques entraînent parfois des changements de comportements chez le loup, tout comme chez les ongulés, comportements qui contredisent les effets sanitaires directs !

 

 

- La stimulation de la reproduction :

 

Elle est déjà complètement établie par les techniques de nourrissage du gibier, par la gestion quantitative des espèces, sans rapport avec leurs biologies, la gestion cynégétique étant par ailleurs très complexe. Les naissances jumelaires semblent plus fréquentes chez les espèces proies du loup en sa présence.  L’espace disponible étant un facteur limitant à cet égard, d’autant plus qu’en période de forte pression de chasse, les ongulés ont tendance à se regrouper sur des aires de repos difficile d’accès !Tant que les effectifs d’ongulés ne seront pas à la baisse, l’effet de stimulation sera faible, voire nul. La quantité de nourriture disponible, qui favorise ou non, l’accroissement des naissances, n’est plus suffisamment limité, sans compter les moyens engagés pour nourrir artificiellement les ongulés ! Ce qui explique que la variabilité des systèmes du vivant est une norme incontournable afin d’assurer la pérennité des espèces !

 

En conclusion :

Le retour du loup en Lorraine va entraîner des changements de comportements des espèces proies traditionnellement régulées par les chasseurs depuis les années 1960. Nouveaux habitats, regroupement des effectifs et déplacements fréquents, en  seront les premières conséquences !

 

JLV

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