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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 14:27

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Le thème : L’avenir du loup et du lynx dans les Vosges

Animateur des débats : Patrice Costa

Pierre Singer, directeur du parc de Saintes Croix, explique en introduction, que le but de cette manifestation est de « se faire une conviction » sur le loup.

Intervenant :

Michael Brangeon, « Peuple loup »

Le lien : http://www.peupleloup.info/


Expériences du Naturaliste au Québec.

Un naturaliste de terrain :

 

La démarche est née de la passion, après avoir fréquenté les parcs, afin de s’adonner à une première passion, la photographie, cet « expérimentateur » du loup décide de se plonger en pleine nature, au Nord du Québec durant deux périodes, dont celle de 2008/2010, qu’il narre avec un sens de l’autodérision caractéristique du personnage.

2008/2010 :

 

Il a donc abordé la Taïga et le loup par le paysage. L’eau, quelques arbres et le loup sont les éléments visibles d’une logique naturaliste implacable. En forêt, et pour cause, le loup, reste invisible.

Son but n’est autre que de « vivre chez le loup », à partir d’un camp de base équipé de panneau solaire et de matériel de communication, (internet, téléphone), ce but précis relativise totalement ses expériences naturalistes. Le territoire du loup est vaste dans le grand Nord, et cela lui pose vite un problème. Il se doit d’être mobile, tout comme le grand prédateur, s’il veut pouvoir croiser son âme sauvage.

Michael commence donc, en toute logique par laisser son odeur humaine, chez le loup, une certaine habituation est nécessaire à la cohabitation. De nombreux mois passent avant qu’il ne soit, vraiment en mesure de faire des relevés de traces, empreintes, fèces, voies ou pistes du canidé. Les proies du loup et en particulier l’orignal lui permettent d’approcher le prédateur, sans toutefois l’apercevoir.

Il faut dire que l’ours noir, ne lui a pas facilité la tâche. Tente, renversée à maintes reprises, vol de nourriture, après avoir tout tenté pour se préserver du plantigrade, il est contraint de quitter son premier camp de base, situé en forêt, pour « déménager » dans la Taïga, plus propice à sa quête.

Il lui faudra, tout de même, trois mois pour acquérir, une première image, totalement par hasard, explique-t-il  en ricanant à son encontre. Quoi que cette image soit née durant la période la plus facile, de son séjour. L’hiver s’étend longuement, de septembre à juillet, ce qui lui permet de trouver les fameuses « traces » du loup.

Les difficultés son réelles, -54° C relevés au plus profond de l’hiver, ne permettent pas de longs déplacements, il faut couper du bois pour se chauffer. Le caribou migre également et le loup suit le caribou.

Au printemps, terme tout à fait relatif dans cette contrée reculée, le loup est plus statique, la zone vitale, plus restreinte. Il se reproduit, élève ses louveteaux durant tout l’été. Mais la neige, son allié, est toujours présente, la recherche d’une tanière, tout en prenant soin de ne pas l’approcher, lui permet, sur une route gravillonnée de croiser un louveteau.  3 ou 4 mois, en juillet, le petit canidé sera encore reconnu, sur un site de rendez-vous, au mois d’août suivant. L’approche fut faite jusqu’à « quelques mètres » alors que Michael se planque dans un fossé. Le louveteau fait la sieste, en toute quiétude. Peu après l’arrivée de la louve, qui fuit au premier regard, il constate qu’elle a déplacé sa progéniture.

 « Ai-je vu les loups ? » :

Mais le loup n’est pas seul présent, au camp le renard roux fait les poubelles régulièrement, mouche et moustique agacent en permanence, le loup lui reste toujours à distance. Quant au renard, Michael le compare à l’ours pour sa gloutonnerie, et de par son mode de vie, plus proche de l’homme. 3 loups sont présents, non loin du camp. Il ne les a jamais vus, ni même, jamais, entendus, alors que le renard persiste à faire ses poubelles, de nuit. Cependant, le loup est un être curieux.

En 730 jours, il n’a jamais pu l’approcher à moins de 300 mètres (adulte), alors se demande-t-il à la salle :

« Ai-je vu les loups ? »

Non répond-t-il, « j’étais chez les loups, sur leur territoire »

M. Brangeon va tenter la même expérience en Vercors, à compter de juillet 2013, si les moyens financiers sont suffisants, ce qui n’est pas le cas, à ce jour.

Milles traces et l’Aspa organisent des stages de formation, à l’approche et au naturalisme, à Vassieux, le lien se trouve ici :

http://www.mille-traces.org/wp-content/uploads/2011/06/Liste-stages-formation-2013.pdf

Question : comment avez-vous fait pour le ravitaillement ?

Réponse : je disposai d’une maison de chasse à 30 kms, afin d’être mobile j’organise des mini-camps, pour intégrer complètement l’environnement, il faut 3 ans.

Question : Quel temps avez-vous passé à prospecter ?

Cela dépend complètement de la météo, en hiver, il faut couper du bois, c’est plus important, le niveau physique est également important, en été, je marchais 12 à 13 heures par jour.

A suivre : Alain Laurent Oncfs/Cnera et Estelle Germain / Croc

 

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Published by JLV - dans Témoignages
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