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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:09
 

Le visage du Verdon:


Au matin, les nuages s'accrochent longuement aux crêtes, une lumière douce baigne dans les vapeurs bleutées du Verdon. Je suis en route pour la Mescla, vers la confluence de l'Artuby. Le cours d'eau dévoile ses lits de galets polis qui brillent malgré l'absence de soleil. Une brume légère flotte au dessus des eaux calmes, le Verdon s'éveille lentement, dans un paysage flou et coloré.

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Bleu, vert et or se mélangent en son lit, attendant pour disparaître, la tiédeur astrale de l'automne. Aux abords du Pré d'Issane, l'eau coure encore sur la rondeur des galets, quelques centimètres d'eau frémissent entre les roches avant de faire miroiter un vert lagon intense, caractéristique de ses profondeurs, aux pieds d'une baume asséchée. Aux Guègues, la base de la falaise pleure une eau calcaire dont les concrétions forment des tuyaux d'orgues teintés de jaune et de gris bleu, zébrés et éclatants.

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Les reflets sont multiples, se mélangent à la matière inerte, analogues aux mirages du désert saharien. Les rochers paraissent flotter dans l'émeraude pâle des eaux du Verdon.

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 Au détour d'un méandre, sur un fond pers, un visage barbu, orné d'un bandeau, transparaît à travers l'eau trouble. Le sable gris, les moires colorés et le scintillements des eaux courantes s'associent pour former un visage masculin, presque réel, auquel je ne cesse de penser en remontant péniblement un passage étroit, envahi par la végétation luxuriante de la Mescla.

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Après un dernier regard lancé au Verdon, j'entreprends une dernière fois la montée ardue du chalet de la Maline. Le soleil et la sueur brule la peau, la soif me gagne, le chemin est long dans cet univers vertical où la pesanteur révèle toute sa présence, écrasant de toutes ses forces, le grand canyon du Verdon. Un bousier monopolise le passage à quelques centaines de mètres du sommet, accroché à sa tâche, le coprophage roule sa pitance en ignorant mes pas lourds, inconscient du danger. Au sommet, le Verdon m'offre une dernière surprise, les falaises flamboient sous le soleil de cet fin d'après-midi à travers un filtre nuageux pastel et dégradé.
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Merci de votre visite. A bientôt

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commentaires

Crikette 01/02/2010 11:09


toujours aussi intéressant JL


JLV 01/02/2010 13:55


Merci encore crikette, j'aimerai en faire le blog nature de référence, mais il y a encore du boulot...patience, patience....


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